Toulon est une ville du Sud-Est de la France, préfecture du département du Var. Troisième ville de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur derrière Marseille et Nice, elle est établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la rade de Toulon. Ses habitants sont appelés les Toulonnais/Toulonnaises.

Avec 166 733 habitants en 2008, elle est la quinzième commune de France par sa population. Toulon est la ville centre d’une unité urbaine de 559 421 habitants, la neuvième de France par sa population. Elle est aussi située au cœur de l’aire urbaine de Toulon, la treizième plus grande aire urbaine de France avec 607 050 habitants en 2008. La ville est enfin le centre d’une communauté d’agglomération, Toulon Provence Méditerranée, la neuvième de France, qui rassemble douze communes et 424 390 habitants en 2008 soit 42,4 % de la population du département du Var. Le SCOT Toulon Provence Méditerranée, créé en 2002, regroupe trente et une communes. Sa population est évaluée à 539 000 habitants au recensement de 2006.


Située entre mer et montagnes, capitale économique du Var, Toulon bénéficie de nombreux atouts naturels. Le tourisme, le commerce et les administrations (publiques ou privées) occupent une place importante dans l’activité économique de la ville. Elle accueille le plus grand port militaire français : la base navale de Toulon, encore appelée arsenal, et dispose également d’un aéroport par lequel transitent plus de 500 000 passagers par an.

Le port de commerce de Toulon est le premier port français pour la desserte de la Corse. En 2009, 1 152 054 passagers ont embarqué depuis le Var, ce qui représente près de 40 % du trafic Continent-Corse. Ce boom est lié à la présence, depuis 2001, de la compagnie maritime Corsica Ferries. Cette compagnie est concurrencée sur Toulon-Bastia par une compagnie italienne, Moby Lines, depuis avril 2010. La ville possède aussi une université (sciences, sciences humaines, lettres, droit, staps) et des pôles d’enseignement supérieur : l’Institut supérieur de l’électronique et du numérique (ISEN Toulon) et l’Institut des sciences de l’ingénieur de Toulon et du Var ou encore Supméca Toulon. Toulon est enfin dotée de plusieurs équipements culturels de dimension régionale. Elle possède notamment un opéra, un Conservatoire National de région, plusieurs musées, des salles de concert (Palais Neptune), Zénith-omega), et un théâtre labellisé « scène nationale ».

se prononce : en provençal Touloun (graphie mistralienne) ou Tolon (graphie classique) ([tuˈluⁿ]), en italien Tolone,

Géographie

La ville de Toulon est située dans le Midi de la France dans le sud-ouest du département du Var sur le littoral méditerranée, à mi-chemin entre Marseille, à l’ouest, et Saint-Tropez, à l’est. On la considère parfois comme la première ville à l’ouest de la Côte d’Azur.

Elle est distante de 64 km de Marseille dans le département des Bouches-du-Rhône, 139 km de Avignon, 149 km de Nice, 379 km de Lyon en région Rhône-Alpes, 839 km de la capitale française Paris, 190 km de la frontière italienne, 343 km de Gênes (Italie) et 430 km de Turin. Géographiquement, elle se localise à 122 km de la montagne de Lachens (1714 mètres), point culminant du Var.

Au nord de la ville, le mont Faron est une colline calcaire du jurassique supérieur et du crétacé, boisée en pinède. Il culmine à 584 mètres d’altitude et offre un panorama extraordinaire sur Toulon, sa rade et les villes environnantes. On y accède par une route en sens unique (montée par le côté ouest, descente par l’est) ou par un téléphérique inauguré le 12 juin 1959.

La partie militaire

La base navale de Toulon est le premier port militaire de France. C’est notamment à Toulon qu’est basé le porte-avions Charles-de-Gaulle. Il abrite de nombreux autres bâtiments de la Force d’action navale et les six sous-marins nucléaires d’attaque (SNA). Il s’étend des limites de la ville de la Seyne-sur-Mer jusqu’à la limite du port civil de Toulon. C’est un important centre de réparation et d’entretien des navires. Les onze bassins de radoub ont été construits pour cela. Les deux plus grands (422 mètres par 40) furent construits en gagnant sur la mer, les travaux durèrent de 1911 à 1927. C’est dans ces bassins que les IPER (Indisponibilité Périodiques pour Entretien et Réparation, c’est-à-dire les interventions programmées d’une durée supérieure à un an) se déroulent, pour entretenir le porte-avions Charles de Gaulle et les autres grands bâtiments de combat.

Depuis 1800, la ville abrite une Préfecture maritime. Le préfet maritime étant également actuellement le Commandant en chef pour la Méditerranée (CECMED).

Le 4e régiment d’infanterie de marine du 31 août 1854 jusqu’au 31 décembre 1900, garnison de tradition Toulon. En 1914 il est toujours stationné à Toulon, il fait partie de la 4e brigade coloniale.
Il est recréé le 1er avril 1949 à Toulon à la caserne Grignan, il y sera présent jusqu’en 1979. L’ école des infirmiers de la marine qui se trouvait sur le site de l’hôpital d’instruction des Armées Sainte-Anne depuis 1953 y est alors transférée. Destruction du site de Grignan à la mi-mars 2007, afin de permettre la construction des nouveaux parkings du futur hôpital. À signaler les bâtiments K1 (commandement) et K2 (bureaux ressources humaines et chancellerie) sont classés monuments historiques conserveront leurs actuels emplacements.

La caserne Grignan a été construite de 1902 à 1908 sur les contreforts du Mont Faron à l’emplacement de l’ancien camp retranché de Sainte-Anne. Le 16 mai 1945, le centre d’Administration des troupes coloniales numéro 6 s’y installe suivi en juillet 1948 par le 4e bataillon de tirailleurs sénégalais. Puis le le 1er avril 1949 par le 4e R.I.C qui deviendra 4e R.I.Ma le 1er janvier 1958.

Grands quartiers

Sud-ouest

• la Beaucaire, un quartier à la fois rural et citadin (comprend une cité de taille importante) à la limite de la commune d’Ollioules.

• les quartiers du Pont-Neuf, du Pont-de-bois, de la Rivière-Neuve et de Bon-Rencontre, quartiers résidentiels et commerçants.

• Le Pont du Las quartier populaire et commerçant..

L’Escaillon, quartier se situant entre le Pont Neuf et la Beaucaire

Nord-ouest

• Des quartiers plutôt résidentiels, comme le quartier des Routes, ainsi que plusieurs cités (le Jonquet, le Guynemer) en montant vers le « baou des Quatre Oures » ou « le rocher des Quatre-Vents »(sa traduction).

Nord

Sur le versant nord (ubac) du mont Faron subsistent des hameaux : ceux des Moulins et de l’Ubac.

• Côté rade, on peut considérer une multitude de quartiers : Barbès, Claret, La Loubière, Siblas (accueillant l’hôpital militaire de Sainte-Anne), les Lices (nom dû aux imposants restes de remparts encore intacts de l’époque Vauban et Napoléon ; ce quartier est le siège de la préfecture du Var et du conseil général).

Est

• La Rode, quartier de grands immeubles résidentiels, construit dans les années 70 à la place de jardins ouvriers où Django Reinhardt passa une partie de sa jeunesse (un collège y porte son nom).Le quartier a également pris la place des anciens abattoirs qui avaient été très endommagés par les bombardements de 1943.

• Saint-Jean-du-Var, un quartier populaire symétrique du Pont du Las, côté est, qui a plutôt l’allure d’une ville-rue.

• Brunet, situé dans le prolongement de Saint-Jean-du-Var, qui accueille l’hôpital civil de Font-Pré.

• Passé l’hôpital civil il y a les quartiers résidentiels de la Pivotte, Krantz, Beaulieu. En continuant vers La Valette, au débouché de la corniche du Faron, rond-point JG Scarrone, l’avenue des Terres Rouges mène aux quartiers de la canaillette et aux Terres rouges. Ces quartiers font partie du Comité d’intérêt local (CIL) de Toulon Nord Est.

• Le Mourillon, ancien quartier de pêcheurs qui abrite également l’arsenal du Mourillon depuis le XVIIIe siècle, aujourd’hui résidentiel avec La Mitre habité par de nombreux officiers de marine et commerçant et plus populaire autour du boulevard Bazeilles et de la rue Lamalgue.

• Sainte-Musse, un quartier industriel et résidentiel populaire.

• le Cap Brun, quartier de grandes propriétés et de résidences haut de gamme.

• Aguillon, la Serinette et les Ameniers sont des quartiers résidentiels situés entre l’autoroute A 57 et le Cap Brun.

Centre sud

On y retrouve le célèbre marché provençal du cours Lafayette et ses spécialités locales comme la cade (socca) et le chichi frégi. Ce marché a inspiré une chanson de Gilbert Bécaud (Les marchés de Provence).

Préfet de la ville jusqu’en 1851, le Baron Haussmann avait pour ambition de restructurer Toulon. Par manque de temps,Haussmann n’est pas intervenu directement et fit part de ses constatations à Napoléon III. Il faudra attendre 1852 pour que l’empereur se déplace à Toulon et ordonne le commencement des travaux. Mais Haussmann va tout de même suivre l’agrandissement de la ville. A Toulon, contrairement à Paris, on a très peu détruit (en dehors des remparts), on s’est surtout contenté d’agrandir le centre ancien en faisant reculer la campagne et en créant la Haute Ville. Ainsi, on dote Toulon d’importants boulevards et autres avenues. La première sera celle descendant de la nouvelle Gare (avenue Vauban) jusqu’à la place Royale (actuelle place d’Armes). On tracera également le boulevard de Strasbourg (anciennement Boulevard Napoléon III) et Léon Feuchère réalisera l’Opéra de la ville. Celui-ci compte 1750 places en 1862 et est le plus important opéra à l’italienne de France. Charles Garnier en fera son prototype pour l’Opéra qu’il élaborera à Paris la même année. La partie sud du centre (basse ou vieille-ville) est caractérisée par un enchevêtrement de ruelles étroites, traverses, passages, placettes ombragées remontant à l’époque médiévale. La vieille-ville est un espace semi-piéton de 23 hectares compris entre le boulevard de Strasbourg (au Nord), la Rue de la République (au Sud), le Cours Lafayette (à l’Est), la Place d’Armes (à l’Ouest). Il faut noter le quai de Cronstadt et le port qui présentent un intérêt touristique certain. Les immeubles de la frontale du port (issus de la reconstruction d’immédiate après-guerre), ainsi que ceux du quartier du Port-Marchand (et l’immeuble de la Caisse d’Epargne situé place de la Liberté) sont classés « patrimoine du XXe siècle » depuis 2007.

Transports

Les déplacements quotidiens à Toulon sont très importants et difficiles. Plusieurs dizaines de milliers de véhicules entrent et sortent de la ville chaque jour, dont 30 000 empruntent le tunnel de Toulon. Pour autant, les transports urbains ne sont pas satisfaisants. Le réseau routier est saturé et la topographie rend les liaisons transversales difficiles.

Routes et autoroutes

Toulon est reliée à l’est par l’autoroute A57 en direction de Nice, et à l’ouest par l’A50 en direction de Marseille.

Transports urbains

Aujourd’hui le réseau est exploité par des autobus et des navettes maritimes dans le cadre du Réseau Mistral. Toulon a possédé un réseau de tramway entre 1886 et 1955, un autre est prévu depuis 1972, mais pas encore en service.

Transports aériens

Toulon ne dispose pas sur sa zone communale, de son propre aéroport. En effet, l’Aéroport de Toulon géré par la Chambre de commerce et d’industrie du Var est situé à une vingtaine de kilomètres à l’est de la ville, sur la commune de Hyères. Six destinations sont desservies directement, uniquement en Europe : Bruxelles, Brest, Londres, Paris, Rotterdam et Liverpool. D’autres destinations en correspondances existent via Paris-Orly. Toutefois, l’aéroport de Toulon souffre également de la proximité des aéroports de Marseille (90 kilomètres) et de Nice (137 kilomètres). Une navette effectue la liaison avec les gares routières de Hyères et de Toulon, en attendant la liaison directe par le train. Avec 629 412 passagers en 2008, le trafic global de l’aéroport varois a affiché une baisse de 2,58 % par rapport à l’année précédente et place ce dernier comme l’un des derniers aéroports français en termes de passagers.

Transports maritimes

Le Port militaire de Toulon ou port de Toulon, fut construit à partir de 1514, aujourd’hui il assure principalement des liaisons avec la Corse, grâce aux NGV (navires à grande vitesse) ou aux transbordeurs. Le port de la ville est géré par la Chambre de commerce et d’industrie du Var. TL est le code de Toulon selon la liste des quartiers maritimes.


Climat
Toulon est la ville la plus ensoleillée de France.

Le climat toulonnais est de type méditerranéen, caractérisé par un très fort ensoleillement, une saison sèche nettement marquée en été, des précipitations rares mais parfois violentes, des températures chaudes en été et douces en hiver. De par sa proximité avec la mer, les températures restent relativement clémentes en toutes saisons. La température moyenne annuelle est de 15,9 °C.
Ainsi la température moyenne de janvier (mois le plus froid) est 9,3 °C (la plus chaude de France métropolitaine) avec des températures maximales moyennes de 12,7 °C et des températures minimales moyennes de 5,8 °C. La température moyenne de juillet (mois le plus chaud) est de 23,9 °C avec des températures maximales moyennes de 29,1 °C et des températures minimales moyennes de 18,8 °C.

Les précipitations sont de 665 mm par an. Le mois le plus sec est juillet avec 6,6 mm, le plus pluvieux est octobre avec 93,9 mm. Il pleut moins de 60 jours par an (59,7 en moyenne) et les répartitions des précipitations sont très inégales. Ainsi février est le mois où il pleut le plus souvent avec 7,1 jours de précipitations mais pour seulement 88,3 mm alors qu’octobre n’a que 5,9 jours de pluie. Le mois où il pleut le moins souvent est juillet avec 1,3 jour. Les mois les plus secs et où il pleut le moins souvent vont de mai à septembre. L’automne est caractérisé par des pluies violentes mais brèves, l’hiver par des précipitations importantes mais plus réparties.

De par sa proximité avec la mer, le gel est rare (2,9 jours par an en moyenne) et le gel permanent (c’est-à-dire où la température maximale reste inférieure ou égale à zéro) totalement inexistant. La neige est rare également (à peine 1,5 jour par an en moyenne) et il est exceptionnel qu’elle tienne au sol (0,3 jour par an en moyenne).

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Avant la colonisation romaine, Telo Martius (de Telo : la déesse ligure des sources — ou du latin tolus : pied de colline — et Martius : dieu latin de la guerre, Arès chez les Grecs) était un abri des navires grecs croisant entre Massalia et Olbia, et une pêcherie de murex, gros escargot de mer servant à teindre les toges. Ligures, Celtes et Grecs y commercèrent puis s’y affrontèrent, jusqu’à ce que ces derniers fassent appel à Rome qui, après plusieurs campagnes contre les Celto-Ligures, annexe la région (appelée depuis lors Provincia: Provence) en l’an 120 avant notre ère.

Moyen Âge

Point de relâche des bateaux de commerce, Telo, puis Tholon, Tolon, Touloun s’attache à protéger ce site exceptionnel fréquemment pillé par les pirates et les Sarrasins (mais aussi, en période de disette, base d’expéditions maritimes de rapine vers l’est ou le sud de la Méditerranée occidentale…). Après le rattachement de la Provence à la France, Toulon devient un lieu de construction navale (sous Charles VIII) et sa rade est utilisée pour abriter des flottes militaires.

Ancien Régime et Révolution

Vauban fortifie la ville de Toulon qui reçoit l’escadre méditerranéenne de Louis XIV. Toulon est avec Brest, le seul port capable d’accueillir des grands vaisseaux de guerre aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ces derniers, qui sont de plus en plus lourds à cause du poids de plus en plus élevé de leur artillerie, nécessitent des tirants d’eau de plus en plus importants, soit 7 m après 1680. Le site est même meilleur que celui de Brest sous dominante de vents d’ouest, ce qui rend difficile la sortie des escadres. Toulon n’a pas ce problème, mais la Méditerranée est une mer presque fermée, et en cas de guerre, l’escadre de Toulon doit contourner l’Espagne pour rejoindre celle de Brest, ce qui demande beaucoup de temps. Après 1704, s’ajoute le risque d’être repéré et attaqué par les forces anglaises de Gibraltar au moment du passage dans l’Atlantique, comme ce fut le cas en 1758 et 1759 lors de la guerre de Sept Ans.

Un bagne s’y installa, les condamnés dormant sur de vieux bateaux démâtés, et travaillant à terre dans la journée (tous n’étaient pas enchaînés); d’autres (soumis aux peines les plus sévères) étaient affectés aux chiourmes des galères royales, à la mortalité très élevée. En fin de peine, beaucoup restèrent dans la région.

En 1707 Victor Amédée II de Savoie attaque la ville, bloquée par les navires de C.Showell, au mois de juillet et la flotte se saborde. La nuit entre le 22 et le 23 août les Savoyards se replient vers Nice.

Toulon était le lieu de départ et d’arrivée de la plupart des grandes expéditions militaires et coloniales françaises vers l’Afrique au cours de l’Ancien Régime et au XIXe siècle: par exemple, l’expédition d’Égypte, organisée par Najac et Vence, dirigée par Napoléon Bonaparte, partit de Toulon le 19 mai 1798. Bonaparte avait d’ailleurs gagné ses galons de général de brigade, le 22 décembre 1793, après le Siège de Toulon et sa reconquête par les armées révolutionnaires. La ville avait été ouverte aux Anglais par la fraction royaliste de ses habitants. Elle allait être débaptisée par la Convention nationale qui, par décret du 4 nivose An II (24 décembre 1793), stipulait : « Le nom infâme de Toulon est supprimé. Cette commune portera désormais le nom de Port-la-Montagne ».

La question s’est posée de savoir si Toulon avait été « punie de sa trahison » par le fait que le siège de la préfecture ne lui soit pas attribué en 1800, lors de la création du corps préfectoral. L’argument d’une rancune personnelle de Bonaparte envers les Toulonnais justifiant ce transfert n’est pas recevable : non seulement Toulon devait d’abord redevenir un grand port de guerre, mais encore il convient de noter que les deux autres grands ports militaires français n’avaient pas reçu non plus, à cette même époque, le statut de préfecture. Ainsi Cherbourg n’était que sous-préfecture (la préfecture de la Manche étant attribuée à Saint Lô), de même que Brest (la préfecture du Finistère revenant à Quimper). Que Toulon ne soit qu’une sous-préfecture n’était donc pas, en tant que tel, une aberration historique et administrative.

Époque contemporaine (XIXe-XXe siècles)

Durant le XIXe siècle, Toulon accueille une importante immigration italienne liée au développement industriel et naval, ainsi que de nombreux Corses.
Les permutations de la Marine nationale avec l’arsenal de Brest créent aussi une communauté bretonne.

Seconde Guerre mondiale

Sévèrement éprouvée lors de la Seconde Guerre mondiale (sabordage de la flotte le 27 novembre 1942 veille de l’occupation allemande, bombardements américains du 24 novembre 1943), Toulon est libérée le 23 août 1944 par l’armée B et plus particulièrement par la 1re DB, composée majoritairement d’Européens d’Afrique du nord et de Maghrébins, commandée par le général de Lattre de Tassigny.

De 1945 à 2000

Après la guerre, le port ravagé est à reconstruire, ainsi que beaucoup de logements détruits ; de plus, à la fin de la Guerre d’Algérie, l’afflux des Pieds-Noirs chassés de chez eux nécessite la construction rapide de nouveaux logements : autour de la vieille ville, qui se dégrade, s’élèvent alors de nouveaux quartiers de logements collectifs. « Petit Chicago » fut après la Seconde Guerre mondiale le surnom d’un quartier mal famé situé au bas de la vieille ville, juste à la sortie de la porte principale de l’arsenal. Ce surnom fut donné par les pêcheurs, ce qui contribua largement à asseoir la mauvaise réputation de la ville dans les années 1950.

La ville retrouve son statut de préfecture en novembre 1974.

À partir des années 1970 Toulon connait une forte déprise économique et sociale, et doit faire face à divers problèmes. Un taux de chômage élevé, un développement de la délinquance notamment dans le centre-ville en plein délabrement, une saturation du trafic routier lié à la mauvaise desserte autoroutière de l’agglomération, une gestion affairiste de la ville, notamment sous le mandat du maire Maurice Arreckx, contribuent à la victoire du Front national aux élections municipales de 1995, gouvernant la ville jusque 2001.

XXIe siècle : une mutation inévitable

En ce début de XXIe siècle, Toulon cherche à améliorer son image et à s’affirmer comme une véritable métropole régionale, à travers une revalorisation de son centre ancien, une amélioration des infrastructures de communication, et un développement économique.

En 2001, le maire sortant et ex-frontiste Jean-Marie Le Chevallier est battu par Hubert Falco. Ce dernier engage une forte réduction des charges de la ville, endettée à hauteur de 214 millions d’euros, entreprend la réhabilitation de Toulon et du centre ancien et met en place avec onze communes voisines la Communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée le 31 décembre 2001 pour porter les grands projets de la métropole toulonnaise.

En décembre 2009 Toulon a reçu la Marianne d’Or du développement durable pour son engagement dans des actions innovantes et modernes qui participent au développement local de la commune.

Économie

Comme d’autres villes du sud de la France, Toulon a été peu touchée par la révolution industrielle. L’essentiel de son développement économique a été provoqué par le tourisme, le commerce et les activités liées au bâtiment. Après la Seconde Guerre mondiale, les activités administratives se sont beaucoup développées. Elles jouent aujourd’hui un rôle important dans l’économie de la ville. Cependant, la ville reste malgré une baisse des effectifs, dépendante de la forte activité militaire qui existe depuis les débuts du XVIe siècle. L’armée regroupe en 2008 plus de 23 000 emplois liés à l’armement et fait de Toulon la première base navale d’Europe.

Cafés, restaurants et hôtels

Bien que Toulon ne soit toujours pas une destination touristique reconnue, la capacité hôtelière de la capitale du Var est bien inférieure à celles d’autres villes de la même taille. En 2007, la commune comptait 26 hôtels pour 840 chambres, totalisant 263 970 nuitées. En ce qui concerne les cafés et restaurants toulonnais, la majorité d’entre eux se situe sur le port de Toulon, tout au long du Quai Cronstadt très fréquenté durant la période estivale, ainsi que dans le quartier du Mourillon, notamment sur l’avenue Frédéric Mistral et la rue Murion tout au long de l’année.

Institutions publiques

Toulon Provence Méditerranée

Depuis 2003, l’hotel d’agglomération de Toulon Provence Méditerranée se situe dans le centre de la ville de Toulon, dans l’ancien bâtiment de la Caisse d’Epargne
Toulon Provence Méditerranée est présidée par Hubert Falco, maire de Toulon et ancien Ministre. Créée le 1er janvier 2002, la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée associe 12 communes – Carqueiranne, La Crau, La Garde, Hyères, Ollioules, Le Pradet, Le Revest-les-Eaux, Saint-Mandrier-sur-Mer, Six-Fours-les-Plages, La Seyne-sur-Mer, Toulon et La Valette-du-Var – autour d’un seul et même objectif : améliorer la vie quotidienne de 427 974 habitants.
Toulon Provence Méditerranée s’inscrit dans une aire urbaine de 607 050 habitants, la 9e agglomération de France, d’un poids démographique comparable à ceux de Nantes et Grenoble. Elle représente plus de 420 000 habitants, soit 43 % de la population du Var sur 6 % de sa superficie. Sur un bassin de vie de près de 36 654 hectares, Toulon Provence Méditerranée fédère les énergies de ses communes membres pour animer, investir, construire, aménager et mener à bien de grands projets.

Toulon Provence Méditerranée intervient dans de nombreux domaines de compétence :

L’aménagement de l’espace
La culture et les grands équipements culturels
Le développement économique
L’environnement
La Formation et le développement de l’enseignement supérieur
La politique de la ville et l’équilibre social de l’habitat
Le sport et les grands équipements sportifs
Le tourisme
Les transports en commun
La voirie et le stationnement
L’assainissement

Tourisme

Le premier port militaire de France n’a pas été considéré jusque très récemment comme une destination touristique, mais plutôt comme une ville de passage pour les touristes provenant de Marseille et d’Aix qui se rendaient en Italie. En effet, la majeure partie de la rade de Toulon était occupée et l’est encore par le port militaire. Cependant, coincée entre une magnifique rade et les collines des alentours où l’on peut jouir d’un panorama exceptionnel, Toulon va réussir tant bien que mal à attirer de nombreux visiteurs. Dès 1834, la ville va accueillir de nombreux artistes tel que Joseph Méry qui tomba sous le charme de la cité. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Toulon change de visage et son activité touristique aussi. En effet, l’agrandissement de Toulon, signé par le décret de 1852, l’arrivée du chemin de fer avec l’achèvement de la construction de la gare de Toulon en 1859 et la création d’une nouvelle ville appelée la « Haute Ville » donnent une autre dimension à Toulon.

Aujourd’hui et depuis près d’un siècle, la capitale du Var évolue bien loin de Cannes et Marseille, malgré une image qui s’est sensiblement améliorée. La ville n’est toujours pas identifiée comme une ville de tourisme, mais mise sur la rénovation des bâtiments de la « Basse ville », la rénovation du parc hôtelier existant, l’accueil de croisiéristes tout au long de l’année (la ville a accueilli 70 000 croisiéristes pour 63 escales en 2008, contre 51 en 2007).

Malgré la renommée de ville balnéaire touristique de Toulon qui n’est pas encore très répandue, cette dernière possède pourtant des plages agréables et ombragées à peu de distance du centre-ville, accessibles facilement en bus, comme les quatre anses artificielles aménagées par apport de sable et digues au quartier du Mourillon, possédant restaurants, transats à louer, ou jeux pour les enfants. Plus à l’est, une école de voile. D’autres plages, comme celles des Sablettes ou de Saint-Mandrier, sont accessibles directement par le service de bateaux de la rade au tarif urbain. En 2009, la ville se voit récompensée pour la première fois pour la qualité de ses eaux de baignade, en décrochant le Pavillon Bleu d’Europe.
Depuis le 2 février 2011, Toulon est classée Commune touristique.

Culture et patrimoine
Monuments et lieux touristiques

Cathédrale Notre-Dame-de-la-Seds de Toulon (fin XIIe siècle).
L’église Saint-François-de-Paule (1744)
L’église Saint-Louis
L’église et l’ancien couvent Sainte-Philomène au Mourillon
Opéra de Toulon, le plus grand opéra de province.
La Tour royale (1514), une ancienne forteresse de défense de la rade puis prison jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.
Fort Lamalgue
Fort Saint-Antoine
Fort Saint-Louis
Ancien Fort des Pomets
Tour Beaumont
Fort de Croix Faron
Fort Faron
Tour de l’horloge ou « tour carrée », dans l’enceinte de l’arsenal ( seconde moitié XVIIIe siècle,) anciennement sur pilotis. Très endommagée lors des bombardements de la seconde guerre mondiale, son gracieux campanile a été refait au début des années 1950.
Corderie (XVIIe siècle) formant la partie nord de l’enceinte de l’Arsenal
La porte de l’Arsenal
La porte du séminaire Jésuite aujourd’hui sur le pavillon est de la Corderie
Statue en l’honneur de Raimu, acteur provencal du début du XXe siècle.
Statue du Génie de la Navigation, carré du Port (statue en bronze, dénommée dans le langage populaire « Cul-vers-Ville », du fait qu’elle tourne le dos aux Toulonnais).
Monument de la Fédération, une fontaine de la Place de la Liberté, mettant en scène de façon très idéalisée le départ de la statue de la liberté de Toulon vers New York sur la frégate Isère.
Le Bathyscaphe FNRS 3, esplanade de la Tour Royale
La statue de la fraise de l’Est, représentant un ananas
Halles Raspail
Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918

Parcs, jardins et squares

Honorée de Trois Fleurs au concours des villes et villages fleuris, Toulon dispose d’une vingtaine de jardins et petits parcs. Le jardin Alexandre 1er situé en cœur de ville, est le jardin de Toulon le plus ancien à avoir été aménagé et cela depuis 1852. La ville possède un exemplaire unique d’arbre, un figuier étrangleur, bouture provenant de la place Georges Tainturier, à Compiègne. Le jardin de la Tour Royale, inaugurée en 2008, est le plus important parc créé à Toulon dans les années 2000.

Lors de l’assemblée générale du 25 avril 2009, la FUBicy a attribué son Clou rouillé à la ville de Toulon pour l’absence de toute politique cyclable.

Bâtiments religieux

La ville conserve un nombre important de bâtiments religieux. La Cathédrale Notre-Dame-de-la-Seds de Toulon qui a été construite au XIe siècle ous l’impulsion du comte de Provence Gilbert de Boson qui désirait faire bâtir une église consacrée à la Vierge Marie. Inscrite au Monument historique par arrêté du 16 novembre 1949, puis classée par arrêté du 14 novembre 1997 elle est depuis 1957, la cathédrale du diocèse de Fréjus-Toulon, regroupant les diocèses de Toulon et de Fréjus.

Espaces culturels

L’offre culturelle de la ville reste insuffisante et incomplète. En effet, Toulon manque encore cruellement de lieux en comparaison avec des villes comme Hyères, Marseille ou Aix-en-Provence. Cependant, la commune essaie depuis le XXIe siècle de développer cette activité. Le Musée des Arts asiatiques, ouvert en 2001 dans la Villa Jules Verne abrite des collections d’arts asiatiques datant pour les plus anciennes du XVIIe siècle.

Musées

Créé à la fin du Premier Empire et ouvert au public en 1814, le musée de la Marine de Toulon (une des cinq annexes du Musée national de la Marine qui se trouve au palais de Chaillot) est installé depuis 1981 place Monsenergue, à côté de la tour de l’horloge de l’arsenal et présente notamment une très importante collection de maquettes de bateaux et galères.

Inauguré en 1888, le Musée d’Art expose des tableaux des écoles flamandes, hollandaise, italienne et française (XVIe-XVIIIe siècles) et un fonds du XIXe siècle où figurent des œuvres de peintres provençaux comme le paysagiste toulonnais Vincent Courdouan.

Le Muséum d’Histoire naturelle, où le visiteur peut admirer de belles collections de minéralogie et d’animaux naturalisés, principalement des oiseaux, est classé Musée de France, tout comme le Musée de la Marine et le Musée d’Art.

La Tour Beaumont érigée en 1845 au mont Faron héberge le Mémorial du débarquement en Provence. Celui-ci est inauguré le 15 août 1964 par le général De Gaulle pour commémorer le vingtième anniversaire du débarquement de Provence. Le musée consacre une exposition détaillée sur le déroulement des opérations militaires en Provence, avec de nombreuses cartes, photos d’époque, maquettes, mannequins et engins militaires.

Fondée en 1912, la société des Amis du Vieux Toulon et de sa Région est une association qui gère le musée du Vieux Toulon. Ce dernier retrace l’histoire de la ville et de son port. Il abrite également des objets ayant traits à l’histoire sociale, économique, religieuse, artistique ou militaire de Toulon. Il dispose notamment d’une impressionnante collection de plaques de cheminées (ce qui restait des maisons bombardées en 1943-1944).

Toulon dispose d’une structure unique en son genre dans la région appelé espace de sensibilisation et de promotion de l’action culturelle dans l’enseignement, dit Espace Peiresc Créé en 1987 par l’inspection Académique du Var, au sein du collège Peiresc, ce centre culturel subventionné par les collectivités territoriales, et géré par l’Éducation nationale, dispose de 300 m² d’expositions et ceux, dans tous domaines : rencontres d’artistes, conférences, ateliers artistiques, visites guidées, diffusion de vidéos d’art, expositions itinérantes et concerts

Sites touristiques

Atlantes de Pierre Puget
Bateau sculpture (la véritable tête de proue est au musée de la marine).
Église Saint-François-de-Paule (XVIIe siècle).
Église Saint-Louis (néoclassique).
Fort Saint-Louis.
Mont Faron.
Place de la Liberté et sa « Fontaine de la Fédération » (1889).
Place Puget et sa « Fontaine aux Dauphins » (1780).
Place Raimu et la façade de l’opéra.
Plages du Mourillon.
Porte d’Italie.
Porte monumentale de l’Arsenal.
Porte monumentale de l’ancien séminaire des jésuites (façade est de la Corderie).
Statue du Génie de la Navigation (appelée aussi « Cuverville » – Cul-vers-ville – car il fait dos à la ville).
Rivière Neuve délimitant les quartiers de Bon-Rencontre et du pont Neuf (canal de détournement du Las entrepris par Vauban).
Tour Royale
Zoo du Mont Faron

Bibliothèques

Toulon accueille 2 bibliothèques et 3 médiathèques qui sont gérées publiquement par la ville. À l’ouest de la ville dans le quartier du Le Pont du Las sur l’avenue principale, avenue du XVe Corps, on y trouve la Médiathèque du Pont du Las, au centre ville de Toulon, boulevard du Maréchal Leclerc se situe la Bibliothèque du Centre Ville, dans le quartier du Mourillon se trouve la Bibliothèque du Stade Nautique, il suit à St-Jean du Var la Médiathèque de la Roseraie et la Médiathèque de Ste-Musse dans le quartier de Sainte-Musse.

Opéras, théâtres, cinémas et salles de spectacle

Toulon se dota en 1765 de son premier théâtre les « Fantaisies toulonnaises », nom qui sera repris plus tard en 2007, lors de la création de la première édition du festival de music-hall. La ville renoue enfin avec son passé artistique.

L’Opéra de Toulon, inauguré treize ans avant l’Opéra Garnier, est le plus important opéra de province. Il propose un répertoire varié de classique et de moderne.

Inauguré en 1992, le Zénith Oméga de Toulon, l’une des plus grandes salles de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, accueille principalement des concerts d’artistes français tels que Johnny Hallyday, Pascal Obispo, Michel Sardou, Charles Aznavour, Zazie, mais aussi internationaux comme George Michael, Nirvana, Iron Maiden, Marilyn Manson pour ne citer qu’eux.

Dans les années 1950 à 1970, la ville de Toulon comptait un grand nombre de cinémas qui pour la plupart ont malheureusement disparu. Aujourd’hui ne subsistent plus que deux cinémas, le Pathé Liberté et le Royal, le plus connu d’entre eux car il est possible d’y voir des films en version originale.

Depuis 1954, le palais des congrès de Toulon reçoit chaque année le Festival international du film maritime, d’exploration et d’environnement.

Enfin, s’ouvre en 2011 un théâtre public, le Théâtre Liberté, dont la direction a été confiée à Charles et Philippe Berling et qui espère obtenir le statut de scène nationale.

Gastronomie

La cuisine toulonnaise est typiquement méditerranéenne. Elle est fortement influencée par la Provence, la Ligurie et le Piémont. Les principaux plats qui la caractérisent sont les pieds et paquets, les beignets de fleurs de courgettes, la bagna cauda, la daube provençale, les farcis niçois, les olives de Nice (AOC), la pissaladière, le pan bagnat, les panisses, le pissalat, la polenta, la poutine (alevins de sardines), la ratatouille, la salade niçoise, la cade toulonnaise, la soupe au pistou, la tapenade, ainsi que bouillabaisse.

Le vin du Domaine du Clos Lamalgue est produit sur le territoire de la commune, ainsi que le Pastis de Toulon savoureux mélange d’anis, de réglisse et d’aromes divers, cousin du pastis de Marseille.

La cuisine toulonnaise est une cuisine qui utilise les ressources locales (huile d’olive, alevins, fruits et légumes, etc.) mais aussi de contrées plus lointaines, notamment d’Europe du Nord car les navires qui venaient chercher de l’huile d’olive arrivaient les cales pleines de denrées.

Langue d’oc

Toulon est historiquement une ville de langue provençale comme l’ateste la toponymie médiévale de ses quartiers périphériques (les borcs en occitan). C’est donc en provençal que l’autorité monarchique (en la personne de Jean-Baptiste de Coincy) placarda la ville d’affiches exhaurtant la population au calme et à la retenue un peu avant la Révolution et, à la même époque, la pièce provençale Maniclo d’Etienne Pelabon obtint un immense succès dans toute la région. Toulon possède une antenne du Félibrige fondée en 1898 : l’Escolo de la Targo. Parmi les grands auteurs toulonnais de langue d’oc on peut citer également : Victor Quintius Thouron, Charles Poncy, Pierre Fontan et Henri Espieux. Enfin, on peut souligner que la Copa Santa est régulièrement entonnée lors des rencontres du RCT et que les bateaux du Réseau Mistral portent chacun un nom en provençal.

Événements culturels

Toulon accueille tout au long de l’année plusieurs événements culturels. Le début d’année commence par le salon idées week-end, cet évènement touristique et culturel qui se déroule au Zénith Oméga de Toulon permet de découvrir depuis 1997 une offre touristique diversifiée en France et à l’étranger.

Dès le mois de mars, la fête des coquillages et de la mer jette l’ancre sur le petit port Saint-Louis du Mourillon depuis 2002, permettant aux dizaine de milliers de personnes de pouvoir à la fois déguster les produits de la mer et se laissr tenter par les autres produits d’une trentaine exposants sur le thème de la mer. Un mois plus tard s’organise la « Fête de Bacchus », fête des vins et de la gastronomie qui réunit pendant 3 jours depuis 1992 sur la place de d’Armes les amateurs de bons vins et des spécialités du terroir autour des producteurs et domaines viticoles locaux et non locaux. Pour fêter le printemps, la ville de Toulon organise depuis 1977, la foire aux plants et salon du jardin. Situé dans le jardin du centre ville, le Jardin Alexandre 1er, cet évènement est attendu par tous les amateurs ou professionnels du jardinage où parmi les exposants on trouve des pépiniéristes, des horticulteurs, des spécialistes du matériel de jardinage, et bien d’autres produits qui ont trait aux plantations nouvelles et au jardin. A la même date on retrouve le festival Mang’Azur, qui réunit depuis 1993 (sauf entre 2003 et 2006 cause de problèmes financiers) une dizaine de milliers de personnes au Palais des Congrès de Toulon autour des thèmes du manga, de l’anime et de la culture japonaise.

Pendant la période estivale, la ville est propice à de nombreux événements culturels. Le « festival de musique de Toulon et sa région » créé en 1951, est, avec la ville d’Aix-en-Provence, l’un des plus anciens festivals de France. D’une part, de la mi-juin à la mi-juillet, cette manifestation propose un festival estival à la Tour royale lieu particulièrement adaptée pour les scénographies légères, la musique de chambre et des musiques du monde. D’autre part, d’octobre à mai, le festival de musique est consacrée aux grandes symphonies et aux concertos, aux récitals et à la musique de chambre avec la venue de grandes formations musicales, d’ensembles de musique de chambre renommés et de solistes internationaux.

Sport

Le sport toulonnais est avant tout dominé par le club de rugby de la ville : le Rugby club toulonnais, également appelé le « RCT», dont les couleurs sont le rouge et le noir. Fondé en 1908, le RCT a remporté trois titres de Champion de France (en 1931, 1987 et 1992). Le Stade Félix Mayol est utilisé toute l’année pour les matchs à domicile du Rugby club toulonnais durant le Championnat de rugby du Top 14. Il accueille également, depuis 1967, le Festival International Espoirs de Toulon et du Var, souvent appelé Tournoi de Toulon. Edifié en 1919 et reconstruit en 1983, le stade Mayol est situé au centre de la ville de Toulon, tout près du port, et compte 14 700 places. La ville a entrepris en 2010 de rénover l’enceinte, sur plusieurs années, afin de la rendre plus conforme au standing de la capitale varoise, avec notamment un agrandissement de la tribune Finale, la création de nouvelles loges VIP (tribune Delangre), la création d’un local presse, l’installation d’écrans géants.

Toulon est aussi une terre traditionnelle de football. Le club « historique » de la ville est le «Sporting Club Toulonnais» exclu du championnat en 1998-99 en raison de problèmes financiers, mais qui a très longtemps fait partie de la D1 et a même participé à deux demi-finales de la Coupe de France en 1963 et 1984 ainsi qu’à une finale de la Coupe Gambardella en 1966. Aujourd’hui le Sporting Club Toulonnais redémarre en amateur sous le nom de «Sporting Toulon Var» et conserve glorieusement les couleurs azur et or. À ses côtés existe le Sporting Club Toulon-Le Las, club de football amateur accédant en 2011 en CFA 2.

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