Rio de Janeiro est la deuxième plus grande ville du Brésil derrière São Paulo. Située dans le sud-est du pays, elle est la capitale de l’État de Rio de Janeiro. Avec ses 6,1 millions d’habitants intra-muros (communément appelés les Cariocas, la variante « Carioques » existant en français) et 11,35 millions dans l’aire urbaine, Rio de Janeiro est l’une des métropoles les plus importantes du continent américain.

Elle est mondialement connue pour son carnaval, ses plages (Copacabana et Ipanema) ainsi que sa statue du Christ Rédempteur au sommet du Corcovado. Elle fut capitale du Royaume du Portugal, suite à la fuite de la cour portugaise lors de l’invasion des troupes napoléoniennes (1808-1821), puis de l’Empire du Brésil (1822-1889), de la República Velha (1889-1930), de l’Estado Novo (1937—1945) et du début de la Deuxième République jusqu’en 1960.

En 2013, la ville accueillera les Journées mondiales de la jeunesse, puis en 2014, le match d’ouverture ainsi que la finale de la Coupe du monde de football et enfin, en 2016, les Jeux olympiques d’été.


Géographie / Géologie

La majeure partie de la ville fait partie d’une structure géologique appelée le « cristal brésilien ». Les nombreux rochers et granites, formant la base de ce cristal, sont les plus vieux du territoire brésilien. Cette structure a subi plusieurs bouleversements tectoniques qui ont résulté en collines, montagnes et vallées qui caractérisent la côte de Rio. Le « Pão de açucar » (le Pain de Sucre) et le « Corcovado » sont de bons exemples du résultat de ces mouvements tectoniques. En effet, l’État de Rio de Janeiro tout entier propose un paysage de montagnes et de dépressions.
Quartiers

Centre : Centro, Catumbi, Estácio, Praça Quinze, Santo Cristo, Gamboa, Saúde, Bairro de Fátima, Cidade Nova, Praça Mauá ;

Zone Sud : Arpoador, Bairro Peixoto, Botafogo, Catete, Copacabana, Cosme Velho, Flamengo, Gávea, Glória, Humaitá, Ipanema, Jardim Botânico, Lagoa, Laranjeiras, Leblon, Leme, Rocinha, São Conrado, Santa Teresa, Urca, Vidigal ;

 

Zone Nord : Abolição, Acari, Água Santa, Alto da Boa Vista, Anchieta, Andaraí, Barros Filho, Bento Ribeiro, Cachambi, Campinho, Cascadura, Cavalcante, Coelho Neto, Cordovil, Costa Barros, Encantado, Engenheiro Leal, Engenho de Dentro, Engenho Novo, Fundão, Grajaú, Guadalupe, Honório Gurgel, Irajá, Colégio, Jacaré, Jacarezinho, Jardim América, Lins de Vasconcelos, Madureira, Mangueira, Maracanã, Méier, Del Castilho, Oswaldo Cruz, Parada de Lucas, Pavuna, Piedade, Pilares, Praça Seca, Quintino Bocaiúva, Riachuelo, Ricardo de Albuquerque, Rocha, Rocha Miranda, Sampaio, São Francisco Xavier, Tijuca, Todos os Santos, Turiaçu, Vaz Lobo, Vicente de Carvalho, Vigário Geral, Vila da Penha, Vila Isabel, Vista Alegre, Vasco da Gama ;

 

Zone Ouest : Bangu, Barra de Guaratiba, Barra da Tijuca, Camorim, Campo Grande, Cosmos, Curicica, Deodoro, Freguesia, Gericinó, Grumari, Guaratiba, Inhoaíba, Itanhangá, Jacarepaguá, Joá, Magalhães Bastos, Marechal Hermes, Paciência, Padre Miguel, Pedra de Guaratiba, Realengo, Recreio dos Bandeirantes, Santa Cruz, Santíssimo, Senador Camará, Sepetiba, Sulacap, Taquara, Vargem Grande, Vargem Pequena, Vila Militar, Vila Valqueire, Vila Kosmos.

Climat

La ville de Rio est située dans la zone tropicale. En effet, le Tropique du Capricorne se situe seulement à quelques degrés au sud de Rio. Le climat y est donc tropical avec certains changements locaux dus à l’altitude. La température annuelle moyenne est de 24 °C et les précipitations sont d’environ 1 200 mm par an. La ville se situant dans l’hémisphère sud, la saison estivale dure de décembre à mars et est plus humide que la saison hivernale qui, elle, dure de juin à septembre.

Démographie

Rio est la plus grande ville du Brésil après São Paulo. Elle est la capitale de l’État de Rio de Janeiro qui se situe au sud-est du pays. La population de la ville de Rio (appelée Cariocas) comprend environ 6 100 000 habitants (selon les chiffres de 2005) occupant un territoire de 1 256 km². La région métropolitaine de Rio est estimée entre 10 et 12 millions de personnes.

Sites touristiques
Le Pain de Sucre (O Pão de Açúcar)

Le Pain de Sucre est un pic rocheux de 395 mètres à la forme si singulière qui a toujours été le symbole de Rio. Les Indiens l’appelaient autrefois Pau-nd-Acuqua, ce qui signifie « haut promontoire pointu et isolé ». Pour les Portugais cela sonnait comme pão de açúcar, et le pic lui-même leur rappelait la forme de ces moules d’argile utilisés pour faire des pains de sucre. Le nom portugais est resté. À l’ouest, on peut découvrir des panoramas de toute beauté, où s’étendent les plages de Leme, Copacabana, Ipanema et Leblon, bordées par les montagnes. À vos pieds, vous apercevrez les quartiers de Botafogo et de Flamengo avec le Corcovado surmonté du Christ Rédempteur. Quelle que soit l’heure, la vue depuis le Pain de Sucre est splendide.

 

Corcovado

La célèbre statue du Christ Rédempteur (O cristo redentor), bras en croix, se dresse sur le pic du Corcovado d’une hauteur de 710 mètres et que l’on peut apercevoir de tous les quartiers de Rio. La statue mesure 38 mètres de haut. L’œuvre, datant de 1931, est due à la collaboration du sculpteur français Paul Landowski et de l’architecte brésilien Heitor da Silva Costa. En 2007, la statue du Christ Rédempteur a été choisie comme l’une des Sept nouvelles merveilles du monde par des internautes allant voter sur un site web indépendant et par téléphone; le soutien à la candidature brésilienne à cette élection avait fait l’objet d’une campagne de soutien privée puis publique. Autour du Corcovado s’étend la magnifique forêt de Tijuca qui s’avance presque jusqu’au cœur même de la ville.
Copacabana et Ipanema

Copacabana et son prolongement au nord, le Leme, avec ses six kilomètres de longueur qui décrivent une courbe parfaite reste certainement la plage préférée des étrangers. C’est dans les années 1920 qu’elle acquit sa notoriété, avec la construction, en 1923 du prestigieux Copacabana Palace, le seul hôtel de luxe de toute l’Amérique latine à l’époque. En été, sa population se compte par centaine de milliers. Les vendeurs de boissons, de lotions solaires, de chapeaux, de sandales et de cerfs-volants arpentent la plage à longueur de journée.

La plage d’Ipanema se situe dans le quartier résidentiel le plus sélect de la ville. Aujourd’hui, Ipanema est le centre de la mode et de la sophistication. Les plus luxueuses boutiques de Rio bordent les rues d’Ipanema et de Leblon. La plage d’Ipanema, moins étendue que celle de Copacabana, est le lieu de rendez-vous de la jeunesse dorée de Rio et de la communauté homosexuelle. Moins animée et moins bruyante que Copacabana, Ipanema est sans doute la plus romantique des vingt-cinq plages que compte Rio.

Au sud d’Ipanema, s’étendent des plages plus isolées et donc mieux préservées que les autres. São Conrado s’y situe dans une anse cernée de toutes parts par des montagnes recouvertes d’une dense végétation. C’est là que s’élève le Morro da Gávea, un énorme bloc de granit bien plus impressionnant par sa forme et par sa taille, avec ses 842 mètres que le célèbre Pain de Sucre. La plage jouit d’une certaine popularité auprès de la jeunesse de Rio, les jeunes des favelas et les intellectuels s’y retrouvant sur un territoire où la police ne venait jamais avant la création des Unite de Police Pacificatrice. Avec ses dix-huit kilomètres de long, la plage de Barra da Tijuca est à la fois la plus longue, mais aussi la moins fréquentée de Rio pendant la semaine. À l’extrémité de Barra, la petite plage de Recreio dos Bandeirantes s’étire à l’abri d’une jetée naturelle qui forme une véritable baie miniature. De Recreio, une route grimpe dans la montagne avant de redescendre vers la plage de Prainha, fréquentée par les surfeurs, puis celle de  »Grumari, merveilleusement isolée.

Baie de Guanabara (Baía de Guanabara)

La baie de Guanabara, profonde de trente kilomètres, reste un véritable plaisir pour l’œil avec ses deux forts des XVIIe et XIXe siècles qui en gardent l’entrée. Il est facile de traverser la baie de Guanabara pour se rendre à Niterói ou dans les îles, d’où l’on découvre une vue magnifique de la ville de Rio et des montagnes luxuriantes qui la sertissent. L’étape la plus intéressante est l’Ilha de Paquetá, une des 84 îles de la baie, où le paysage n’a pas changé depuis le XIXe siècle. Dans cette île, les voitures ne sont pas autorisées. La plus grande des îles est l’Île du Gouverneur (Ilha do Governador en portugais), où est situé l`Aéroport international Antônio Carlos Jobim.
Pedra da Gavea (la montagne au visage énigmatique)

La montagne de Pedra da Gavea culmine à près de 900 mètres d’altitude. Elle surplombe les longues plages de sable fin. On y accède après le Jardin botanique de Rio de Janeiro. On y pratique des sports aériens tels que le parapente depuis le sommet dénudé.

Pedra da gavea est célèbre pour la forme particulière de sa falaise qui ressemble à une immense tête sculptée à même la roche.

Santa Teresa

Le quartier de Santa Teresa, aux ruelles pavées et tortueuses, avec ses vues spectaculaires sur la baie, est certainement l’un des plus pittoresques de Rio. La manière la plus attrayante d’y accéder est de prendre le célèbre bonde elétrico (tramways) construit en 1896. Santa Teresa offre de nombreux points de vue de toute beauté. Au deuxième arrêt du tramway, par exemple, on découvrira un panorama splendide sur la baie de Guanabara.
Colline de l’Urca (O morro da Urca)

Cette petite formation montagneuse de 220 mètres d’altitude se situe à l’entrée de la Baie de Guanabara. On peut y admirer d’anciens forts et établissements coloniaux du XVIe et XVIIe siècle, devenus des musées. La colline offre également une vue formidable sur la Baie de Guanabara et propose un téléphérique qui permet de se rendre jusqu’au Pain de Sucre.
Forêt de la Tijuca (Floresta da Tijuca)

La plus grande forêt urbaine du monde, avec une superficie d’environ 3 200 hectares, regroupe des centaines d’espèces de la faune et de la flore que l’on ne trouve que dans la « Mata Atlantica » et dont plusieurs sont en voie de disparition. Située dans le cœur de la ville, à quelques minutes de la plupart des quartiers de Rio, ses nombreux sites historiques méritent une visite: la cascatinha (petite cascade), la chapelle Mayrink, le Mirador Excelsior, le Baracão, la grotte Paulo et Virginia, le lac des fées et l’étang des solitudes. La forêt, qui se trouve à une altitude variant de 100 à 1020 mètres, est le réservoir de fraîcheur de Rio. La température y oscille de 7 °C en hiver à 25 °C au plus fort de la canicule. Au XIXe siècle il y avait une plantation de café qui assécha pratiquement les ruisseaux qui alimentaient la ville. Alors, l’Empereur Pedro II chargea un officier de l’armée, le major Manuel Gomes Archer, de refaire la forêt primaire. Ce travail, commencé en 1861, lui a pris 13 années. 100.000 arbres de variétés typiques y ont été plantés. Avec le temps, la forêt a été restaurée dans ce qui est l’un des plus anciens et brillants faits de conservation de terrain du monde et une bonne partie de Rio dépend de ses cours d’eau aujourd’hui. Elle est Parc National depuis 1961.
Le Jardin botanique (O Jardim botânico)

Chacun des 141 hectares du jardin botanique héberge des spécimens de la flore brésilienne et mondiale. Les Palmiers Impériaux, principale attraction du jardin, ont été semés sous les ordres du prince régent Joâo VI en 1809. Des arbres séculaires se mélangent à des orchidées, des victoria, des broméliacées, des flamboyants et à une végétation tropicale exubérante avec plus de 235 000 plantes et 5 000 espèces d’arbres. On peut y voir une collection de cactus américains, une serre de plantes carnivores, un pavillon de quatre cents fougères, une forêt de bambous… C’est naturellement qu’il est devenu l‘endroit préféré des amoureux.
Le sambodrome Marquês de Sapucaí (O sambódromo Marquês de Sapucaí)

Le sambodrome, bordée de gradins en béton, fut construit en 1984 pour accueillir le prestigieux carnaval de Rio, qui avait lieu auparavant dans les rues de la ville, le plus souvent sur l’avenue Presidente Vargas. Dessinée par l’architecte Oscar Niemeyer, l’Avenida Marquês de Sapucaí, d’habitude ouverte à la circulation, se transforme pour quelques jours en la passarela do samba et voit défiler les plus prestigieuses écoles de samba de Rio de Janeiro.

Cathédrale métropolitaine

La cathédrale métropolitaine St Sébastien de Rio se situe dans le centre de la ville, dans le quartier de Lapa. Dans ce quartier passe aussi le bondinho, petit tramway et les Arcos da Lapa.

Plages de Rio

Rio possède trente-six kilomètres de plages.

Ramos
Flamengo (1km)
Botafogo (800m)
Urca (100m)
Fora (100m)
Dentro (170)
Vermelha
Leme
Copacabana (5 km)
Forte
Diabo
Arpoador (500m)
Ipanema (2,2km)
Leblon (1,3km)
Vidigal (600)
Sao corrado
Barra da Tijuca (18km)
Joao
Recreio dos Bandeirantes
Prainha
Grumari (2,4km)
Pedra de Guaratiba
Barra de Guaratiba (base militaire)
Sepetiba

Transport

Les déplacements urbains sont principalement réalisés en voiture, en taxi et en bus. La ville est dotée de deux lignes de métro totalisant 38 km ainsi qu’un réseau de train urbain, SuperVia, avec un réseau de plus de 264 km. Elle est desservie par les aéroports internationaux Santos-Dumont et Galeão ayant des liaisons quotidiennes avec les grandes capitales mondiales ainsi que l’important pont aérien entre Rio de Janeiro et São Paulo et les nombreux vols intérieurs (Brasilia, Belo Horizonte, Manaus, Salvador de Bahia, Porto Alegre).

Métro

Le métro de Rio fut ouvert au public en 1979. Ses deux lignes qui desservent 33 stations totalisent 38 kilomètres, dont dix kilomètres ne sont pas souterrains. Les infrastructures de ce métro sont inadéquates pour une aussi grande région métropolitaine de plus de 10 millions d’habitants. Aujourd’hui, un projet de développement du métro par la construction de cinq nouvelles lignes est à l’étude.

Ligne 1 (General Osório — Saens Peña)
Ligne 2 (Estácio — Pavuna)

Tramway

La ville possède un réseau de tramway. Composé de deux lignes, il relie le centre ville au quartier de Santa Teresa.
Transports maritimes

CONERJ (Companhia de Navegação do Estado do Rio de Janeiro)
Transtur
Ferryboat

Sports
Football

Les plus importants clubs de football de la ville sont:

Flamengo
Botafogo
Fluminense
Vasco de Gama

La première association de football date de 1902. C’est le Fluminense Football Club. Importé d’Angleterre par un étudiant brésilien, Oscar Cox, ce sport va déchaîner les passions. Témoin les 1 280 buts du « roi Pelé », véritable artiste du ballon rond, meilleur joueur mondial du siècle. La ville abrite également le célèbre stade du Maracanã, qui est en cours de modernisation.

Coupes du monde de football
Coupe du monde de football de 1950

Le Brésil est le pays accueillant la quatrième coupe du monde de football du 24 juin au 16 juillet 1950, bien que ne comportant pas de finale à proprement parler – un mini championnat à quatre termine en effet l’épreuve – le match décisif qui fait office de finale voit s’opposer le Brésil et l’Uruguay au stade du Maracanã de Rio.

Coupe du monde de football de 2014

Le Brésil sera le pays organisateur de la coupe du monde de football de 2014, douze villes du pays accueilleront les différentes rencontres, dont Rio où les matchs auront lieu au Maracanã. La ville va également recevoir les équipes souhaitant se qualifier pour le mondial entre 2011 et 2013.

Jeux Panaméricains

La ville de Rio de Janeiro a accueilli en 2007 les quinzièmes jeux panaméricains, et s’est donc dotée de nouvelles infrastructures sportives qui seront réutilisées pour les futurs jeux olympiques.

Jeux Olympiques d’été de 2016

Après s’être portée candidate comme ville hôte pour les jeux olympiques de 2012, la ville a décroché l’organisation des jeux olympiques d’été de 2016, lors d’un vote le 2 octobre 2009 à Copenhague. Les jeux olympiques auront lieu à Rio du 5 au 21 août 2016 sur les différents sites proposés au comité olympique.

Judo

La ville de Rio de Janeiro accueillera les championnats du monde de judo de 2015.

Musées

Il en existe plus de trente, dont certains ne présentent que des collections très spécialisées, comme le musée de la Pharmacie, du Port, de la Presse ou encore de la Carpologia (science des fruits comestibles).

Musée historique national: ce palais peint en rose, couleur emblématique des constructions impériales, est l’un des plus vieux édifices de Rio. Tour à tour forteresse (ses souterrains servirent de prison aux esclaves noirs au XVIIe et XVIIIe siècles), arsenal, fabrique d’armement, siège de l’académie militaire, il ne fut transformé en musée qu’en 1922. Ses collections, réparties sur quatorze salles, retracent l’histoire du Brésil impérial (XIXe siècle). Il dispose d’une bibliothèque de 70 000 volumes.

Musée national: situé dans le parc de Quinta de Boa Vista, promenade dominicale des cariocas des faubourgs, cet ancien palais fut autrefois la demeure de Joao VI et de la famille impériale, jusqu’à la proclamation de la république en 1889. Il renferme la plus grande collection scientifique du Brésil: zoologie, minéralogie, archéologie, ethnologie. On y verra la fameuse météorite tombée dans l’État de Bahia en 1888, le Bendego, qui pèse 5 300 kilos et une curieuse momie de femme égyptienne: ses jambes sont recouvertes séparément de bandelettes au lieu que son corps soit enveloppé d’une seule pièce. Autour d’elle, une foule marmonne constamment des prières; la momie suscite chez les adeptes du rite umbanda beaucoup de dévotion. Collections remarquables aussi, celles qui se rapportent à la flore et à la faune amazoniennes et aux tribus indiennes, plus de cent quarante dont beaucoup ont disparu.

Musée des beaux-arts: la plus grande collection d’art de Rio. Tableaux des écoles italienne, flamande, espagnole, portugaise, anglaise et péruvienne des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Mais c’est surtout la galerie brésilienne, avec des peintures de l’époque coloniale, du XIXe et du XXe siècles: Portinari, Di Cavalcanti, Pancetti, Anita Malfati, Alfredo Volpi, Manubu Mabe et Djanira qui valent la visite.

Monuments

Bien que Rio ait été, de 1763 à 1960, la capitale du plus grand pays catholique du monde, il n’y subsiste, hélas, que peu d’églises baroques. Quelques rares et beaux exemples à signaler, cependant:

Nossa Senhora da Gloria: blanche et gracieuse, l’église de Gloria domine de sa hauteur la baie de Guanabara. Construite en 1739, cette ravissante chapelle fut intimement liée à la vie de la famille impériale. Joao VI y porta dans ses bras sa petite-fille, la princesse Maria da Gloria, pour la présenter à l’autel et Don Pedro Ier en fit de même avec le futur empereur Pedro II. On peut y admirer des proportions harmonieuses et une décoration élégante, faite de bois sculptés et d’azulejos.

Monastère de Sao Bento: on peut y écouter tous jours des chants grégoriens à 11h et 17h30. Construit en 1641 par deux moines qui voulaient y fonder leur ordre, ce monastère est un très bel exemple de baroque colonial. Il faut voir dans l’église, l’étonnant travail de bois sculpté, recouvert de feuilles d’or.

Église Sao Francisco da Penitencia : très baroque, entièrement sculptée à la main et livrée, selon l’expression du sociologue Roger Batiste, « au tam-tam de l’or ». Mobilier de jacaranda et lustres d’argent massif qui illuminent, à la tombée du jour, le panneau peint dans le toit de la nef par José de Oliveira, représentant saint François d’Assise en extase recevant les stigmates.

Cathédrale Sao Sebastiao: tout en verre et en béton armé, de forme conique, ultramoderne, elle a été inaugurée en 1976. Au rez-de-chaussée, une crypte surprenante. Ses hautes cloisons sont percées d’orifices permettant d’y glisser des cercueils: c’est le nouveau cimetière de Rio. Au bout de deux ans, on retire les corps enterrés au cimetière pour les installer dans la cathédrale.

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