Nantes (prononcer [nɑ̃t] Prononciation du titre dans sa version originale) est une commune de l’ouest de la France, située au sud du massif armoricain, qui s’étend sur les rives de la Loire, à 50 km de l’océan Atlantique. Chef-lieu du département de la Loire-Atlantique et préfecture de région des Pays de la Loire, elle est l’élément central de la communauté urbaine Nantes Métropole forte de près de 600 000 habitants. Associée à l’agglomération de Saint-Nazaire, son avant-port sur l’estuaire de la Loire, celle-ci constitue aujourd’hui la métropole du Grand Ouest français. Labellisée ville d’art et d’histoire, Nantes est en 2009 la sixième commune la plus peuplée de France avec ses 282 047 habitants, et la première commune, en termes d’habitants, tant de la région Pays de la Loire que de l’Ouest.

Du point de vue historique, après avoir été un site portuaire important de l’Âge des métaux, Nantes devient la capitale de la cité gallo-romaine des Namnètes, le siège d’un évêché au Ve siècle, puis le chef-lieu d’un comté franc, illustré par la personnalité semi-légendaire de Roland. Point d’appui du royaume franc face à la poussée des Bretons, Nantes est conquise en 851 par Nominoé. S’ouvre alors l’histoire bretonne de la ville, dont subsiste le château, principale résidence ducale au XVe siècle, époque où Nantes est véritablement la capitale du duché de Bretagne et où commence la construction de sa cathédrale actuelle. Nantes perd sa prééminence politique en Bretagne au profit de Rennes avec l’intégration, au début du XVIe siècle, du duché dans le royaume de France. Les trois siècles suivants sont marqués par l’importance du rôle de Nantes dans le commerce international, c’est-à-dire, en grande partie, dans la traite négrière, qui connaît son apogée au XVIIIe siècle et permet un enrichissement considérable du paysage urbain monumental.


Pendant la Révolution, la défense de Nantes est un enjeu essentiel de la guerre de Vendée (siège de 1793). Après cette période difficile, la ville ne connaît pas de retour à la prospérité antérieure ; mais, au cours du XIXe et au début du XXe siècle, son développement industriel est remarquable dans la France de l’Ouest. Au XXe siècle, le paysage urbain est marqué par le comblement de nombreux cours d’eau qui divisaient la ville, puis par les bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1950-1960, la classe ouvrière nantaise joue un rôle notable dans le mouvement social français (1955, 1968). Depuis la fin du XXe siècle, la ville a subi la désindustrialisation, mais est devenue un pôle du secteur tertiaire. Elle est ville universitaire depuis 1962. Les infrastructures portuaires de Nantes sont toujours un élément important du port autonome de Nantes-Saint-Nazaire, un des grands ports français.

Topographie

Nantes se trouve au sud du massif armoricain, qui fait partie du domaine hercynien. La ville s’étend sur les deux rives de la Loire, principalement sur la rive droite (au nord) ainsi que sur l’île de Nantes.

 

Nantes nord

À l’exception des anciennes îles, les quartiers situés au nord de la Loire sont dans l’ensemble vallonnés. Les principaux éléments du relief sont la vallée de l’Erdre et le sillon de Bretagne.

L’Erdre traverse la ville du nord au sud pour se jeter dans la Loire par un canal souterrain substitué depuis les années 1930 au parcours natural (l’actuel cours des 50-Otages). Le cœur historique, rive droite, s’est développé au point de confluence de l’Erdre et de la Loire, d’abord sur la rive gauche de l’Erdre (quartier du Bouffay, colline de la cathédrale) puis sur la rive droite (place Royale, au niveau du fleuve et colline de la place Graslin). Il subsiste une île sur le cours de l’Erdre : l’île de Versailles. La largeur de l’Erdre est de 300 m au nord du pont de la Beaujoire (ce plan d’eau est utilisé pour les activités nautiques) et encore de 125 m au niveau de la Houssinière.

Nantes nord-ouest

Le Sillon de Bretagne, une ligne de fracture orientée nord-ouest/sud-est, liée à un plissement hercynien, se trouve à l’ouest de l’Erdre. La vallée de la Loire le coupe au niveau de la « butte Sainte-Anne », à l’abrupt très marqué (altitude 38 m contre 16 m place Général-Mellinet), à une distance de 2 km de l’ancien confluent de l’Erdre. L’altitude du sillon s’élève vers le nord-ouest : 55 m aux Hauts Moulins, à 3,5 km de la butte Sainte-Anne.
La Chézine, petit affluent de la Loire venant de Saint-Herblain, coule au nord et en contrebas du Sillon de Bretagne, à l’air libre jusqu’à la rue de Gigant, puis en souterrain, se jetant dans la Loire à l’extrémité ouest du quai de la Fosse. Sa vallée est marquée par une coulée verte, notamment avec le parc de Procé.

Le Cens, affluent de rive droite (ouest) de l’Erdre venant d’Orvault, coule parallèlement 2,5 km plus au nord. Sa vallée est parfois très profonde, notamment au niveau de la route de Rennes (quartier du Pont du Cens, à la limite d’Orvault). Il passe ensuite au sud de l’hippodrome du Petit Port et se jette dans l’Erdre entre les collines du Tertre (facultés de Lettres et de Droit) et de la Houssinière (rectorat), face au Port-Boyer. La vallée du Cens constitue aussi une coulée verte (avec ici le parc de la Gaudinière).

À 1,5 km au nord du Cens, le Gesvres, autre affluent de la rive droite de l’Erdre, marque en gros la limite avec la Chapelle-sur-Erdre. Le confluent se trouve au nord du quartier de la Jonelière, légèrement en aval du pont de la Jonelière.

Nantes nord-est

À l’est de l’Erdre (routes de Sainte-Luce, de Paris, de Saint-Joseph-de-Porterie), le relief est un peu moins vallonné qu’à l’ouest. Le seul cours d’eau est le ruisseau de l’Aubinière, affluent de la Loire venant de Sainte-Luce-sur-Loire, à 6 km à l’est du confluent de l’Erdre (un peu en aval des ponts de Bellevue).

Île de Nantes

L’île de Nantes, d’une superficie de 337 hectares, est reliée aux rives nord et sud par dix ponts routiers (six côté nord et quatre côté sud). On compte aussi une passerelle piétonne (au nord) et deux lignes ferroviaires enjambant l’île. Il est envisagé de construire un pont supplémentaire à l’ouest de l’île de Nantes à l’horizon 2025.

L’île de Nantes résulte de l’unification progressive de plusieurs îles antérieurement séparées par des bras de la Loire : île Beaulieu, îles de la Prairie au Duc, de Grande Biesse, de Petite Biesse et Vertais (qui portait, autrefois, la Prairie d’amont et la Prairie d’aval). Le relief est plan. Plusieurs des anciennes îles ont été rattachées à la rive nord lors des comblements : près du centre, l’île Feydeau, l’île de la Madeleine et l’île Gloriette ; un peu à l’est, la prairie de Mauves (quartiers gare d’Orléans et Malakoff).

Nantes sud

Au sud de la Loire, le territoire communal de Nantes est grossièrement délimité à l’ouest par la Sèvre nantaise. Entre la Sèvre et la Loire, se trouve le quartier Nantes-sud, composé de quatre quartiers anciens de Nantes : Dos-d’Âne (ou Pirmil), Saint-Jacques, Grèneraie et Sèvres.

Le quartier Dos-d’Âne correspond à la confluence Sèvre-Loire et le relief est plan.

Les quartiers Saint-Jacques (avec le Clos-Toreau) et Grèneraie, en revanche, se trouvent sur l’extrémité du plateau du vignoble nantais, d’une altitude un peu plus élevée. La dénivellation est sensible rue Saint-Jacques, route de Saint-Sébastien et rue de la Fonderie, les trois rues qui aboutissent à la Loire. Le coteau est plus marqué au-delà du pont Georges-Clemenceau, le long de la côte Saint-Sébastien.

Ces deux quartiers sont séparés par le ruisseau du Douet, qui prend sa source à Saint-Sébastien. Il coule dans un vallonnement assez marqué en canalisation souterraine. Il n’est visible qu’à Saint-Sébastien, dans une tranchée maçonnée, de l’extrémité de la rue Bonne Garde jusqu’à la rue de la Grèneraie ; il continue ensuite sous l’hôpital Saint-Jacques.

Le quartier Sèvres (avec ceux de la Gilarderie et des Bourdonnières) se trouve un peu au sud près de la Sèvre (pont de la Morinière).

Géologie

Nantes est située au point de convergence de l’Erdre, de la Sèvre et de la Loire en un endroit où la vallée de cette dernière se resserre en raison de l’affleurement du Sillon de Bretagne, axe granitique s’étendant sur une grande partie du massif armoricain. La ville a donc pour assise un socle cristallin dont les fractures hercyniennes (330 à 240 millions d’années avant l’époque actuelle) favorisent l’écoulement de rivières dont le lit est fortement incisé au niveau des confluences.

Les cours d’eau partagent le plateau au nord de la commune en trois secteurs qui convergent vers le centre historique. Le fond des vallées est marécageux et cache un remblaiement de vase raccordé à la plaine flandrienne de la Loire masquant une couche de 25 m à 27 m composée de sables fins, vases et tourbes. Les interfluves sont plats, la granulométrie de leur sol est très fine. Le sol plus aéré des versants des cours d’eau favorise la variété de la végétation.

Le sous-sol du centre historique a pour caractéristique les parties remblayées afin de créer des fosses protégeant les murailles, de gagner des terres sur les cours d’eau ou de détourner les rivières. À titre d’exemple, le sous-sol de la place du Commerce est composé de 10 m d’épaisseur de terres déplacées au XIVe siècle dans le cadre de la création des quais du port.

Climat
climat de Nantes et de son agglomération.

Le climat nantais, et plus généralement de la Loire-Atlantique, est de type tempéré océanique. L’influence de ce climat est largement facilitée par l’estuaire de la Loire et l’absence de relief notable. Les hivers sont doux (min –5 °C / max 10 °C) et pluvieux. Quoique relativement beaux et doux également (min 17 °C / max 35 °C), les étés connaissent chaque année au moins un épisode caniculaire de quelques jours accompagné de sécheresse. Sur l’ensemble de l’année, les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les précipitations annuelles sont d’environ 820 mm et peuvent fortement varier d’une année à l’autre. Comme l’essentiel de la bordure atlantique française, Nantes connaît de nombreux épisodes venteux, sans que ceux-ci soient particulièrement violents. Les chutes de neige y sont rares.

Ce climat est très favorable à la végétation comme en témoignent les nombreux parcs et jardins nantais. Nantes est sous les vents de dominante ouest liés aux dépressions cyclonales de l’Atlantique. Leur direction est généralement de nord, nord-ouest et d’ouest. Les vents de sud-ouest et nord-est sont plutôt rares. Par ailleurs, on note la présence de brumes matinales dans le fond des vallées.

Le tableau suivant permet de comparer la fréquence de phénomènes climatiques régnant à Nantes avec celles de quelques grandes villes françaises aux climats distincts et caractéristiques.

Voies de communication et transports
Transports automobiles

Nantes se trouve sur l’Autoroute des Estuaires (des Flandres au Pays basque).

La présence de l’estuaire de la Loire oblige les flux routiers à transiter par le boulevard périphérique de Nantes, via le pont de Cheviré où transitent 90 000 véhicules chaque jour.

Cette ceinture périphérique joue une fonction importante dans la fluidification des trafics routiers urbains et périurbains. Sa réalisation est achevée par la construction du pont de Cheviré au-dessus de la Loire. Avec 43 km, elle est la deuxième plus grande de France après celle de Bordeaux. Elle permet ainsi de contourner la ville par le nord et par le sud, tout en étant jalonnée par 23 portes (échangeurs). Elle est désignée par deux noms : au nord, c’est l’autoroute A844, pour le reste, la RN844.

La pénétrante, constituée de l’autoroute A811, permet de relier l’échangeur numéro 22 de l’A11 à l’échangeur numéro 42 du périphérique (« porte d’Anjou »). Plusieurs autoroutes permettent d’accéder au périphérique nantais : l’autoroute A11 vers Angers et Paris, l’autoroute A83 vers Niort, Bordeaux, Poitiers et Limoges, la RN165 (future autoroute A82) vers Quimper et Brest et la RN137 (future autoroute A84) vers Rennes et Caen.

Par ailleurs, Nantes a été dotée, en 2008, d’un système d’autopartage baptisé Marguerite en partenariat de la ville de Nantes, des réseaux de transport en commun et de vélo partage.

Transports en commun

L’agglomération nantaise possède un important réseau de transports en commun organisé et financé par la communauté urbaine Nantes Métropole, et dont l’exploitation est déléguée à la Semitan. Celui-ci est constitué notamment par le réseau nantais de tramway (3 lignes) qui en 2010, avec ses 43,5 km, est le plus fréquenté de France (266 300 usagers en moyenne par jour sur l’année).

Ce réseau est réputé pour avoir été le premier à réintroduire en France le tramway, avec la création de la Ligne 1 le 7 janvier 1985, au-delà des trois villes qui ne l’avaient jamais abandonné (Lille, Marseille et Saint-Étienne).

En 2009, le réseau est constitué de :

trois lignes de tramway (42 km) ;
une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS de la ligne 4 du Busway) de 9 kilomètres, inaugurée en 2006 ;
59 lignes de bus (sans compter la vingtaine de services annexes), dont trois lignes de chronobus (les lignes 25, 32 et 86) et quatre lignes de bus « express » (vers Carquefou, Couëron, Le Pellerin et Vertou) qui sillonnent également Nantes et son agglomération, et bénéficient de 32 km de site propre. ;
un service de bateau-bus transport en commun fluvial, avec deux lignes fluviales appelées Navibus (Loire et Passeur) et gérées par Nantes Métropole ;
une ligne de bus spécifique pour la liaison ville-aéroport ;
un service spécifique de transport pour les personnes à mobilité réduite (PMR) et à la demande.

La Semitan a assuré en 2009 114,5 millions de voyages (dont 60 % en tramway). Son réseau de transports en commun a valu à Nantes Métropole de se voir décerner le prix Civitas award 2009.

Transports ferroviaires
À l’échelon national

gare de Nantes.

Nantes est reliée par le réseau de la SNCF au reste de la France. La gare de Nantes est une destination des TGV Atlantique en provenance de Paris, mais aussi de Lyon, Marseille, Lille ou Strasbourg. La gare dispose de deux accès. Le plus ancien est l’accès nord, l’accès sud a quant à lui été inauguré en 1989, lors de l’arrivée du TGV dans la cité des Ducs. Les deux sont reliés par deux tunnels souterrains, par lesquels on accède aux 15 voies qui composent la gare.

Le trajet Paris-Montparnasse-Nantes est l’une des lignes ferroviaires les plus fréquentées de France avec plus de trente millions de voyageurs depuis l’inauguration en 1989 du service du TGV sur cette ligne, qui dessert également les villes du Mans et d’Angers. Les deux autres lignes principales conduisent vers le sud (Vendée, Bordeaux, etc…) et vers l’ouest (La Baule et la région Bretagne). Cette dernière passe sous le centre-ville, en tranchée couverte. Par cette section de 3 094 mètres transitent 800 000 tonnes d’hydrocarbures par an, ce qui présente une dangerosité importante accentuée par les difficultés d’intervention éventuelle ; ce tunnel était classé en 1999 parmi les trente-et-un tunnels les plus dangereux de France.

La ville classique XVIIIe siècle

La première grande expansion de la ville a eu lieu au XVIIIe siècle. C’est à cette époque qu’est lotie l’île Feydeau, puis que les architectes Jean-Baptiste Ceineray puis Mathurin Crucy tracent les quais (Brancas, Flesselles, Tremperie, Port-Maillard, les cours Saint-Pierre et Saint-André (ensemble résidentiel caractéristique de l’époque), les places Royale, Graslin et le cours Cambronne, que sont édifiés le théâtre et la Bourse. Le centre actuel s’articule autour d’une colonne vertébrale qui est l’axe est-ouest : partant de la cathédrale traversant rues de Verdun, de la Marne, d’Orléans, Crébillon et finissant place Graslin. Le XVIIIe siècle marque le triomphe du style néoclassique dans la ville.

La ville actuelle

Au-delà des grands boulevards ceinturant le centre se trouvent les quartiers populaires et historiquement ouvriers comme Chantenay ou Doulon et d’autres plus huppés tels que les bords de l’Erdre, Canclaux ou Mellinet.

En se rapprochant du périphérique on retrouve entre autres les quartiers HLM des années 1960-70. Des zones urbaines sensibles ont été définies dans la commune de Nantes : le grand ensemble de collectifs de Bellevue (partagé avec Saint-Herblain) et des Dervallières à l’ouest ; la Boissière, le Chêne des Anglais au nord ; et enfin, Malakoff en bord de Loire.

Le Nantes bourgeois lui, s’étend en éventail à partir du centre-ville entre l’Erdre et la Chézine (mis à part la zone sensible nord) tandis que les quartiers populaires sont surtout au sud de la Loire et à l’ouest.

L’étalement urbain de Nantes est assez important, et se caractérise comme ailleurs par le développement en périphérie de quartiers résidentiels avec des constructions relativement basses mais aussi beaucoup de centres commerciaux, de quartiers tertiaires et d’espaces verts. Malgré une faible densité, la ville est dominée par quelques immeubles de grande hauteur tels que la tour Bretagne, en centre-ville, haute de 144 m, qui est le troisième plus haut building de province.

L’un des plus grands projets d’urbanisme que la ville ait connu est la création du quartier Beaulieu dans les années 1970. Une partie seulement du projet initial a été réalisée, faisant du quartier une zone principalement résidentielle. Le Tripode, l’un des grands immeubles de bureaux du quartier, a été détruit le 27 février 2005, notamment à cause du fort taux d’amiante présent dans sa structure.

Sports

Le sport à Nantes est représenté par 370 associations sportives (dont 30 clubs de haut niveau) couvrant 80 disciplines pratiquées par 60 000 licenciés (dont 16 000 scolaires et universitaires).

Le football est le sport collectif qui a eu le plus de succès à Nantes, avec le club du Football Club de Nantes (FCN), qui compte huit titres de championnat de France et trois coupes de France, l’un des plus beaux palmarès du football français. Ont évolué dans ce club Philippe Gondet, Henri Michel, Maxime Bossis, Didier Deschamps, Marcel Desailly, Claude Makélélé, Mickaël Landreau ou encore Fabien Barthez et Christian Karembeu.

Le hockey sur glace est représenté par le club des Corsaires de Nantes qui évolue dans le championnat de France division 2. Il existe plusieurs équipes de différents niveaux et d’age, homme et femme. La Patinoire du Petit Port sert de lieu d’entraînement et de compétitions aux hockeyeurs.

Le basket-ball est présent dans le sport professionnel avec l’équipe féminine du Nantes-Rezé Basket 44, qui évolue en Ligue féminine de basket ; l’équipe masculine de l’Hermine de Nantes Atlantique dispute la Pro B.

Depuis 2008, le handball nantais est également dans l’élite avec le Handball Club de Nantes en Division 1.

Le volley-ball est représenté dans les deux divisions professionnelles masculines et féminines suite aux montées conjointes à la suite de la saison 2009-2010 de l’UGS Nantes Rezé (hommes) et de l’UGSE Nantes (femmes).

Dans d’autres disciplines, des sportifs nantais brillent, d’origine ou d’adoption. Le cyclisme nantais est représenté par Jean-Cyril Robin, Patrice Halgand et Jérôme Pineau. La voile possède quelques skippers de renom avec notamment Éric Tabarly et Loïck Peyron.

La ville accueille régulièrement des manifestations internationales : des matchs du Championnat d’Europe de football 1984, de la Coupe du monde de football de 1998, du Championnat du monde de handball masculin 2001, du Championnat du monde de handball féminin 2007 ou de la Coupe du monde de rugby à XV 2007. Nantes a été plusieurs fois ville-étape du Tour de France.

Culture locale et patrimoine

Nantes appartient au réseau des Villes et pays d’art et d’histoire, animé par le ministère de la Culture et les collectivités territoriales, et qui rassemblent les villes soucieuses de préserver et de promouvoir leur patrimoine. Ainsi, en 1972, la ville a délimité un secteur sauvegardé compris entre le quai de la Fosse et les cours Saint-Pierre et Saint-André et incluant notamment le château, la cathédrale, le quartier du Bouffay, l’île Feydeau, la place Royale et le quartier Graslin. Avec 126 hectares, il est l’un des secteurs sauvegardés les plus importants de France. Par ailleurs, Nantes est riche d’un patrimoine statuaire important disséminé dans la ville ainsi que de quatre fontaines Wallace. Le maire, Jean-Marc Ayrault, souhaite faire inscrire la ville et l’estuaire de la Loire au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Château des ducs de Bretagne

Le château des ducs de Bretagne est situé sur la rive droite de la Loire dans le centre-ville de Nantes. Il était la résidence principale des ducs de Bretagne du XIIIe au XVe siècle. C’est une forteresse constituée de sept tours reliées par des courtines. La cour possède plusieurs bâtiments datant des XVe, XVIe et XVIIIe siècles dont la résidence ducale construite en pierre de tuffeau.

Quartiers historiques

Le quartier médiéval du Bouffay, proche du château et de la cathédrale, à l’intérieur des limites de l’ancienne enceinte, date du XVe siècle. Il abrite un ensemble de maisons aux façades à pans de bois, à colombages et à encorbellements, ou reconstruites en pierre au XVIIIe siècle dans le parcellaire médiéval.

Les bâtiments datant du XVIIIe siècle, dont les architectes sont Jean-Baptiste Ceineray et Mathurin Crucy, se situent dans les quartiers du cœur de la ville. On y retrouve plusieurs places comme la place Graslin avec le théâtre ; la place Royale, dont la fontaine représentant la Loire et ses affluents, les sols, les façades et les éclairages ont été rénovés en 2007 ; la place du Commerce, la plus animée du centre-ville et la place du Maréchal-Foch avec sa colonne servant de piédestal à l’une des rares statues de Louis XVI existant en France. Ces places sont reliées par de larges perspectives comme le cours Cambronne ou le Cours Saint-Pierre et Saint-André. Ces quartiers regroupent aussi l’ancien palais de Justice, situé place Aristide-Briand et dessiné par Chenantais, la préfecture de la Loire-Atlantique (ancienne chambre des comptes de Bretagne), le palais de la Bourse qui abrita l’Office de tourisme puis aujourd’hui la Fnac et enfin l’île Feydeau (rue Kervégan, Temple du Goût, cour Ovale), urbanisée en un seul ensemble, comparable à l’île Saint-Louis à Paris. Le quai de la Fosse et les rues qui y descendent, où se trouvaient les maisons de filles à matelots, constituent l’ancien port de Nantes.

Inaugurée en 1976, la tour Bretagne domine la ville du haut de ses 144 mètres. La maison des Compagnons du Devoir au sud de la gare, est pourvue d’un clocher tors. L’immeuble CGA date des années 1930, et a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle », tandis que le Blockhaus DY10 témoigne de la période d’occupation allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. Jean Nouvel est l’architecte du Palais de justice de Nantes sur l’île de Nantes.

Le comblement à partir de 1929 des bras nord de la Loire et de l’Erdre canalisée (devenue le Cours des 50-Otages) a grandement transformé le caractère de la ville ancienne. Le château des Ducs, la place du Commerce, les façades de l’île Feydeau et du quai de la Fosse se trouvaient à l’origine en arrière des quais, au bord de l’eau. Une figuration de quais a été reconstruite le long de la face sud de l’île Feydeau (conçu par l’urbaniste Bruno Fortier).

Patrimoine religieux

La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, de style gothique, est située sur la place Saint-Pierre. L’édifice voit le jour sous l’impulsion du duc de Bretagne Jean V et de l’évêque Jean de Malestroit en 1434. Sa construction s’est déroulée jusqu’en 1891 (457 ans). Cette cathédrale fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1862.

La basilique Saint-Nicolas est l’un des premiers projets néogothiques de France datant du XIXe siècle. L’édifice se situe dans le centre ville de Nantes. Cette église est construite par Jean-Baptiste-Antoine Lassus. Érigée en basilique le 28 octobre 1882, elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1862.

L’église Notre-Dame de Bon-Port est construite en 1852 par les architectes Saint-Félix Seheult et Joseph-Fleury Chenantais. Elle est coiffée d’un dôme faisant référence à celui des Invalides de Paris. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1975.

Deux grandes mosquées ont été construites en 2009. La mosquée Arrahma de Nantes117 est située dans le nord de la ville. La mosquée dite mosquée des Turcs est située boulevard du Bâtonnier Cholet.

Le temple de Nantes, lieu de culte protestant place Édouard-Normand, inauguré en 1958, est conçu par l’architecte Victoire Durand-Gasselin. Il remplace un bâtiment plus ancien, construit en 1855, et détruit par un bombardement lors de la Seconde Guerre mondiale.

L’église orthodoxe qui se situe boulevard de la Beaujoire porte le nom de Saint-Basile-et-Saint-Alexis.

Patrimoine industriel

Le passé industriel de la ville lui a légué un patrimoine important, notamment la biscuiterie LU devenue Le Lieu unique.

L’ancienne Manufacture des tabacs, dessinée par Chenantais en 1861 d’après un prototype strasbourgeois et composée de cinq bâtiments, avec deux cours intérieures, fut réhabilitée dans les années 1980 afin d’accueillir services municipaux et logements et ainsi donner forme à un petit quartier proche du centre-ville.

La raffinerie de sucre Béghin-Say sur l’île Sainte-Anne, construite en 1936, a bénéficié en 1993 d’une rénovation la laissant apparaître en bleu et blanc.

L’usine des Batignolles a été fondée en 1919 par une entreprise spécialisée dans la mécanique pour chemin de fer.

Les anciens bureaux des Ateliers et chantiers de Nantes sont des vestiges des établissements de la construction navale à Nantes. Non loin de là se dressent deux grues Titan. La première mesure 34 mètres de haut, et a été montée par les ateliers Joseph Paris en 1954. La seconde grue monumentale, classée monument historique, est un modèle Titan 01. Cette grue a été mise en service en 1966-1967 et a fonctionné jusqu’en 2002.

Bâtiments commerciaux

Le passage Pommeraye est une galerie marchande du centre ville. Construit de 1841 à 1843, ce passage mixte constitué de commerces et d’habitats est construit sur trois niveaux. Il s’organise autour d’un escalier central monumental et est orné de médaillons et statues, œuvres de Guillaume Grootaërs et Jean Debay. Le passage a été classé monument historique en 1976.

Créé par Jules-César Decré vers la fin des années 1860, le bazar qui porte son nom est la première étape de ce qui deviendra plus tard l’empire Decré. Touché par les bombardements de 1943, l’établissement est reconstruit.

La brasserie La Cigale a ouvert ses portes le 1er avril 1895. C’est une brasserie Belle Époque d’inspiration Art Nouveau. Elle a été classée monument historique en 1964.

Principaux parcs et jardins

Nantes a obtenu quatre fleurs avec distinction Grand Prix aux palmarès 2006 et 2007 du concours des villes et villages fleuris. Le Service des espaces verts et de l’environnement de la ville de Nantes (SEVE) recense 95 parcs, jardins, cours, places et squares sous sa responsabilité.

Créé en 1807 et ouvert au public en 1865, le Jardin des plantes de Nantes est conçu selon les critères en vogue au XIXe siècle. La tradition de la mosaïculture y est maintenue, la décoration florale est agrémentée d’un grand nombre de cascades et pièces d’eau. On trouve dans ce parc de 73 280 m², appelé officiellement jardin botanique, une collection d’épiphytes, une autre de cactées et succulentes, une présentation de la flore du Massif armoricain, une collection de camélias, et enfin le plus vieil arbre du jardin, le magnolia d’Hectot, planté en 1807 à l’âge de seize ans.

Le jardin japonais de l’île de Versailles offre un paysage de rocailles, de cascades, de plans d’eau, entourés de bambous, cerisiers du Japon, rhododendrons, camélias et cyprès chauves.

Plus classique, le parc de Procé était à l’origine le domaine entourant un manoir bâti en 1789. Le patrimoine végétal du parc s’est peu à peu enrichi avec des rhododendrons, magnolias, fuchsias, dahlias et bruyères. Le parc héberge un des plus vieux tulipiers de Virginie (Liriodendron tulipifera) de France.

Le parc Floral de la Beaujoire, créé à l’occasion des Floralies de 1971, contient une des plus grandes fontaine monumentale d’Europe. La partie nord est dédiée à l’horticulture, principalement axée sur la rose, à laquelle trente-et-un sites sont consacrés et permettent l’exposition de 25 000 rosiers de 1 500 espèces différentes.

La Petite Amazonie, seul site classé Natura 2000 en milieu urbain, est un marécage sauvage situé au nord du quartier Malakoff et au sud de la gare. Le site est interdit au public mais des visites guidées sont organisées par la Ligue pour la protection des oiseaux.

Ports de plaisance et accueil des paquebots

Actuellement, la société d’économie mixte Nantes Gestion Équipements sous l’insigne Les 3 ports, gère trois zones principales d’accueil des bateaux de plaisance, dont une est à Nantes. Cette zone comprend deux sites en centre-ville : l’Erdre (bassin Ceineray et bassin Malakoff) et la Loire (ponton Anne-de-Bretagne et ponton des chantiers).

Le ponton des chantiers, installé en 2007 sur l’île de Nantes au quai Wilson, est réservé en priorité aux navires à passagers. Il peut accueillir des paquebots ayant un tirant d’eau inférieur à 8 mètres et n’excédant pas 180 mètres. Toutefois, des « dérogations » sont obtenues jusqu’à 200 mètres. Dans le cadre du grand projet urbain de l’Île de Nantes, il est prévu depuis le départ le creusement d’un bassin à flot de 600 mètres de long par 65 mètres de large à l’emplacement des voies de l’actuelle gare de l’État. Relié à la Loire par une double écluse juste au nord du Hangar à bananes, ce bassin doit abriter 300 places de port au sein même d’un futur quartier.

Le ponton Anne-de-Bretagne, installé en 2009 le long du quai de la Fosse (au pied du pont Anne-de-Bretagne), est attenant au nouveau ponton du trois-mâts barque Belem.

Patrimoine culturel
Musées
Plusieurs musées consacrés à des domaines très variés sont implantés à Nantes. Parmi eux le Musée d’histoire, à l’intérieur du château des ducs de Bretagne, offre au public une rétrospective des activités nantaises au fil des siècles ainsi qu’une vaste ouverture au monde contemporain. Il abrite notamment le reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne. Le musée des Beaux-Arts de Nantes dispose d’une importante réserve artistique composée essentiellement de peintures, ce qui lui permet de proposer un panorama complet de la peinture occidentale du XIIIe siècle à nos jours. Le musée Dobrée abrite une riche collection d’œuvres du Moyen Âge jusqu’au XXe siècle. Il rassemble aussi un très large éventail d’objets archéologiques allant de l’ère glaciaire jusqu’à la période carolingienne.

Le musée Jules-Verne est entièrement consacré à la vie et l’œuvre de l’écrivain né à Nantes en 1828. Dans un tout autre registre, le muséum d’histoire naturelle de Nantes présente des collections de sciences naturelles et abrite différentes collections de zoologie générale, de faune régionale, de minéralogie ainsi qu’un vivarium présentant reptiles et batraciens de toutes origines. Dans le domaine de l’astronomie, le planétarium de Nantes propose sous un dôme de 8 mètres de diamètre, des projections représentant le système solaire et les différentes constellations. Il est également équipé d’un planétaire numérique.

Enfin, le premier Mémorial de l’abolition de l’esclavage d’Europe a ouvert ses portes le 25 mars 2012, le long du quai de la Fosse, entre le pont Anne-de-Bretagne et la passerelle Victor Schoelcher.

Équipements et salles de spectacles

Nantes dispose de plusieurs équipements dédiés à la culture et aux loisirs. La Cité, Nantes Events Center (baptisée jusqu’en 2010 Cité internationale des congrès), centre d’affaires, de conférences, de congrès et de spectacles, fut édifiée de 1986 à 1992 d’après les plans de l’architecte Yves Lion. Dédié aux foires-expositions et salons événementiels, le Parc des Expositions de la Beaujoire est un complexe situé sur les bords de l’Erdre. Il accueille notamment les Floralies internationales de Nantes. Le théâtre Graslin est une salle d’opéra. Il a été conçu par l’architecte Mathurin Crucy en 1788 et est situé sur la place du même nom. Le Lieu unique est un ancien bâtiment de la biscuiterie LU situé quai Baco, dû à l’architecte Auguste Bluysen. Une partie fut transformée par l’architecte Patrick Bouchain en un centre culturel. Les autres lieux culturels importants sont le Pannonica, la salle Paul-Fort (animée par la Bouche d’air), Stereolux à La Fabrique pour la musique, la salle de L’Olympic étant fermée depuis le mois de juin 2011 ; le Grand T (anciennement Espace 44-Maison de la culture de Loire-Atlantique), le TU (Théâtre universitaire), la compagnie du Café-Théâtre, le théâtre du Sphinx, le TNT (Terrain neutre théâtre), le théâtre Beaulieu-Sémaphore, le théâtre de Poche Graslin, le théâtre du Cyclope et la salle Vasse (dont la direction artistique a été confiée à la compagnie Science 89)
pour la comédie et l’art dramatique.

Pour les équipements dédiés au cinéma, quatre salles sont classées cinéma d’art et essai à Nantes : le Bonne Garde (quartier Saint-Jacques), Le Cinématographe près du château des ducs de Bretagne, le Concorde dans le quartier Zola et le Katorza près du théâtre Graslin. Nantes dispose aussi de complexes cinématographiques. Un seul se trouve dans la ville même, le Gaumont de la place du Commerce.

Bibliothèque municipale

La bibliothèque municipale de Nantes est constituée de sept médiathèques et bibliothèques réparties sur le territoire. Les médiathèques Jacques Demy (centre-ville), Luce Courville (nord) et Floresca Guépin (est). Les bibliothèques du Breil (nord-ouest), de la Halvêque (nord est), de la Manufacture (sud-est) et de Chantenay (sud-ouest). Une quatrième médiathèque est en projet avec ouverture en 2013 au sud-ouest de Nantes. La médiathèque principale, Jacques Demy, est le siège de plusieurs fonds : patrimonial et fonds particuliers (Jules Verne, Pierre-Antoine Labouchère, Paul Louis Rossi, Bermond-Boquié, René-Guy Cadou, …).

Le musée Jules-Verne est un établissement culturel également géré par le réseau de la Bibliothèque municipale. Riche d’un très important fonds de manuscrits et d’ouvrages originaux, il présente au public une exposition permanente, des évènements temporaires, l’accueil de groupes et des classes patrimoine.

Musique
À Nantes, la musique classique est représentée par différents orchestres. Il y a notamment l’Orchestre national des Pays de la Loire, dirigé par John Axelrod qui propose une saison symphonique à Nantes et Angers (siège social et logistique depuis sa création en 1971). Les musiciens sont répartis équitablement entre les deux villes. Angers-Nantes Opéra officie à Nantes au Théâtre Graslin et à Angers au Grand Théâtre. La Philhar, orchestre d’harmonie de Nantes, est composée de musiciens amateurs (70 %) et professionnels (30 %) sous la direction musicale de Frédéric Oster. Le Bagad de Nantes représente la musique traditionnelle bretonne.

Le rock nantais tient aussi une place importante. Celui-ci connaît un essor dans les années 1980 avec notamment Elmer Food Beat puis c’est en 1990 qu’une seconde vague rock arrive avec tout d’abord Dominique A puis plusieurs groupes comme Dolly. Le groupe le plus emblématique de la ville reste cependant Tri Yann, toujours en activité plus de 40 ans après sa fondation.

Plusieurs chansons ont pour thème ou cadre la ville de Nantes. Dans les chansons traditionnelles se détache le célèbre Dans les prisons de Nantes remise au goût du jour par les Tri Yann dans les années 1970. La chanson de marins Jean-François de Nantes est également connue. La chanteuse Barbara écrit et interprète Nantes, l’une de ses plus grandes chansons.

Nantes et le cinéma

Un certain nombre de films ont pour cadre la ville de Nantes. En 1946, Maurice Gleize y tourne en partie Le Bateau à soupe dans lequel un trois-mâts, le Duchesse Anne, sert de toile de fond à l’intrigue. En 1961, c’est Jacques Demy, nantais d’origine, qui réalise Lola, l’histoire d’une danseuse de cabaret qui retrouve un ami d’enfance au passage Pommeraye165. Un autre Nantais, Denys de La Patellière, prend la ville pour cadre en 1965 avec son film Le Tonnerre de Dieu.

Au début des années 1980, Michel Léviant tourne à Nantes La Gueule du loup, mettant en scène la ville portuaire. C’est aussi le cas de Jacques Demy qui revient dans sa ville d’origine pour réaliser Une chambre en ville en 1982. Il dépeint les grèves des chantiers navals de 1955. En 1991 et 1993, le réalisateur Jean-Loup Hubert sort les films La Reine blanche et À cause d’elle, le premier ayant pour cadre Trentemoult, le village des cap-horniers nantais. C’est en 1991 qu’Agnès Varda, compagne de Jacques Demy, réalise le film qui retrace l’enfance nantaise de Demy, Jacquot de Nantes.

En 2001, Pascal Thomas y tourne Mercredi folle journée !…. En 2004, c’est Claude Chabrol qui réalise La Demoiselle d’honneur dans la banlieue nantaise. Un baiser s’il vous plaît, le film d’Emmanuel Mouret est tourné à Nantes en 2007. La Mer à l’aube est un téléfilm, réalisé par Volker Schlöndorff en 2011, qui traite des exécutions d’otages à Nantes et Châteaubriant en 1941.
Manifestations culturelles et festivités

La Loire et son estuaire sont au cœur d’événements nautiques et culturels d’envergure.

En 2006 a été lancée la première édition des Rencontres du Fleuve. Cette manifestation a pour but de rassembler toutes sortes de navires fluviaux ou maritimes typiques d’hier ou d’aujourd’hui. « Ambulantes », ces Rencontres du Fleuve parcourent l’estuaire de la Loire d’Ancenis à Saint-Nazaire en faisant escale dans les diverses communes bordant le fleuve. Proposée en juin, cette manifestation a lieu tous les deux ans durant deux semaines.

En 2007 est lancée la biennale d’art contemporain Estuaire. Conçue en trois opus, cet événement a pour but de présenter diverses œuvres artistiques prenant pour la plupart place dans la nature ou le tissu urbain le long de l’estuaire de la Loire de Nantes à Saint-Nazaire.

En 2009, le skipper Damien Grimont, fondateur du Record SNSM, crée une nouvelle course transatlantique en double baptisée Solidaire du Chocolat. Cette course est unique en son genre puisqu’elle est entièrement dédiée aux monocoques Class40 et a pour but de financer des associations soutenant une œuvre d’intérêt général grâce à des mécènes .

wikipedia et toute les sources d'information

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