Miami (en anglais [maɪˈæmi] ou [maɪˈæmə]) est une ville des États-Unis, centre financier et culturel de niveau international, située au sud-est de l’État de Floride. La population du chef-lieu du comté de Miami-Dade est de 399 457 habitants en 2010, ce qui fait de Miami la seconde municipalité de Floride derrière Jacksonville et la 44e ville des États-Unis.

Ville de loisirs et de distractions, pour ne pas dire de plaisirs, ultime station balnéaire renommée d’un chapelet de stations prestigieuses depuis Key West, Miami est le premier pôle urbain d’une vaste agglomération de 5 564 635 habitants (2010), la huitième des États-Unis (après Washington et devant Atlanta). Son port touristique est le premier port de navires de croisières, avec un tiers de la flotte mondiale.


Le Grand Miami englobe de nombreuses municipalités qui lui prêtent une allure à la fois urbaine et rurale. La ville de Miami, par opposition à son agglomération, est non seulement formée du centre-ville (3,8 km²), à l’embouchure de la rivière, mais aussi de plusieurs communautés comme Coconut Grove qui, malgré leur annexion, ont su conserver leur individualité.

En raison de ses relations économiques, culturelles et linguistiques avec les immensités de l’Amérique du Nord, du Sud, aussi bien que l’Amérique centrale et les Caraïbes, cette ville mondiale est surnommée « Passage des Amériques » ou « Porte des Amériques ». Cette grande place portuaire appartient déjà au monde hispanique : c’est un des grands centres hispanophones des États-Unis autant par les puissants liens économiques de la Floride avec l’Amérique latine que par une importante minorité cubaine, toutefois en voie d’assimilation par son mode de vie américain. Ce pôle urbain, dont certains quartiers montrent une forte concentration de populations noires, est aussi francophone par sa minorité haïtienne, qui cumule les legs de la pauvreté. Sa population globale qui répond à la vieille définition du Melting pot est véritablement bigarrée.

Le centre-ville de Miami vit depuis quelques années un véritable renouvellement urbain. Les habitants sont parfois appelés les Miamians aux États-Unis.

Histoire

Le nom de « Miami » vient d’un mot indien qui signifie « eau douce ». Les premières traces de peuplement datent d’il y a environ 12 000 ans. Les Amérindiens Tequesta sont les habitants de la région à l’époque de l’arrivée des Espagnols : ils s’établissent sur les berges de la rivière Miami, surtout sur la rive nord. Ils pratiquent la chasse, la cueillette de fruits, de racines et de plantes, mais ne connaissent pas l’agriculture. Les archéologues estiment qu’ils sont à l’origine du Miami Circle, un site archéologique situé dans le centre-ville et composé d’un cercle parfait de 24 trous ou de bassins creusés dans la roche, qui daterait de 1700 à 2000 ans. Son authenticité a été néanmoins mise en cause par certains spécialistes et de multiples théories circulent à son sujet.

Juan Ponce de León, un conquistador espagnol, est le premier Européen à avoir visité la Floride. Il découvre la baie de Biscayne en 1513 et écrit dans le journal de bord qu’il a atteint Chequescha : il s’agit du premier nom enregistré de Miami. On ignore s’il a organisé une expédition à terre, et ce sont ainsi Pedro Menéndez de Avilés et ses hommes qui sont considérés être les premiers à accoster. Ils visitent le village des Tequesta en 1556. Leur arrivée a des conséquences sur la vie des Amérindiens : les maladies, dont la variole, et les guerres vont ravager les Tequesta, qui disparaissent totalement 250 ans plus tard.

C’est au début des années 1800 que les premiers colons européens, qui viennent pour la plupart des Bahamas, s’installent dans la zone. La région est touchée par la Seconde Guerre séminole, un conflit qui fait rage de 1835 à 1842. La population civile quitte la région et l’armée installe Fort Dallas pour protéger la région. À la fin du conflit William English fonde le Village of Miami sur la rive sud du fleuve. En 1844 Miami devient le chef-lieu du comté. Julia Tuttle, une femme riche originaire de Cleveland, achète une vaste plantation de citrons dans la région, puis s’y installe après le décès de son époux. Considérant que Miami a un important potentiel, celle que l’on surnomme aujourd’hui la « Mère de Miami » consacre le reste de sa vie au développement de la ville. Grâce à l’aide de William Brickell, le co-fondateur de Miami, elle convainc Henry Morrison Flagler de la Florida East Coast Railway de relier Miami à cette ligne de chemin de fer, ce qui est réalisé le 7 avril 1896. Le 28 juillet 1896, la ville se constitue en municipalité. Le Royal Palm Hotel, inauguré en janvier 1897, ouvre la ville – jusqu’alors surtout vouée à l’agriculture – au tourisme.

Miami connut son apogée dans les années qui suivirent la Première Guerre mondiale. C’était l’époque des stars du cinéma, des grands hôtels et d’une prodigieuse activité immobilière.

Durant les années 1920 la ville autorise les jeux d’argent et ne fait pas appliquer la Prohibition, ce qui entraîne un boom démographique, la population augmentant en quelques années de 30 000 à 200 000 personnes. Cela valut à la ville la réputation de « capitale américaine de la contrebande ». Cependant un cyclone frappe la ville en 1926. Il cause la mort de centaines de personnes et détruit des milliers de logements : entre 25 000 et 50 000 personnes sont dès lors sans logis. La catastrophe, suivie quelques années plus tard par la Grande Dépression, interrompt le boom de l’immobilier. La ville relance cependant rapidement son économie grâce à l’industrie aéronautique.

Au moment de la Seconde Guerre mondiale, les hauts fonctionnaires du sud de la Floride s’employèrent à convaincre le gouvernement fédéral d’établir des camps d’entrainement militaire à Miami et Miami Beach. Abandonnant temporairement leur vocation touristique, les centres de villégiature se convertirent en de véritables bases militaires. Après la guerre, les militaires déferlèrent sur la ville, attirés par la possibilité d’y acheter une maison à bas prix et par les programmes de formation offerts par l’université de Miami en vertu du GI Bill, une loi attribuant certains privilèges aux anciens combattants.

L’arrivée au pouvoir de Fidel Castro à Cuba en 1959 fait affluer en une décennie un demi-million de Cubains dans le sud de la Floride, dont 250 000 à Miami. L’ouragan Andrew cause plus de 45 milliards de dollars de dégâts dans la région en 1992 : c’est l’une des catastrophes naturelles les plus destructrices que le pays a subies. Malgré plusieurs épisodes de crise économique et de tension raciale, ainsi que les problèmes de la corruption et du trafic de stupéfiants, Miami est actuellement en plein développement et attire toujours de nouvelles populations.

Miami fut durement éprouvée par la récession économique qui s’empara du pays dans les années 1980. La tour de bureaux du One Biscayne Boulevard déclara faillite, les banques saisirent des immeubles en copropriété inachevés, les centres commerciaux ne restèrent qu’à moitié loués…

Géographie

Miami est située à la même latitude que Taïwan, et la même longitude que l’Équateur. La ville s’étend sur une superficie de 143,15 km², dont 92,68 km² de terres émergées. Parmi les métropoles des États-Unis, elle est la plus petite en étendue (San Francisco et Boston sont légèrement plus grandes).

La municipalité et ses banlieues occupent une large plaine littorale sur l’estuaire de la Miami River. Elle est située entre deux parcs nationaux, celui des Everglades à l’ouest et celui de la Biscayne à l’est. Son altitude moyenne avoisine 0,91 m et ne dépasse pas 4,5 m, surtout près de la côte. Les points les plus hauts se trouvent sur le Miami Rock Ridge (en), un affleurement calcaire dans l’est de l’agglomération. Le centre-ville est situé sur la côte de la baie de Biscayne qui est parsemée de nombreuses îles, naturelles ou artificielles, dont la plus étendue abrite Miami Beach et South Beach. Le Gulf Stream, un courant chaud, passe à quelque 24 km de la côte et permet à Miami d’avoir un climat chaud toute l’année.

La région métropolitaine de Miami englobe le comté de Miami-Dade ainsi qu’un grand nombre d’îles, parmi lesquelles Miami Beach (reliée à la côte par sept ponts routiers), Virginia Key et Key Biscayne (desservie quant à elle par le Rickenbacker Causeway).

Le substrat rocheux de la ville est appelé oolithe de Miami ou calcaire de Miami. Il est recouvert d’un sol peu épais d’une moyenne de 15 mètres. Les roches calcaires se sont formées il y a environ 130 000 ans au cours de la période interglaciaire du Sangamon. La région de Miami était alors située sous une mer peu profonde dans laquelle se déposèrent des couches d’oolithes et de coquilles de Bryozoaires. Le niveau des océans commença à baisser avec le début de la glaciation du Wisconsin, il y a environ 100 000 ans et le lagon commença à émerger. Le terrain s’est formé à l’origine lorsque les terres étaient immergées, grâce à la présence abondante de carbonate de calcium dans l’eau de mer. Du fait de la capture de l’eau des océans dans les calottes polaires, le niveau de la mer s’est abaissé et de nombreuses terres se retrouvèrent émergées, formant ainsi des cayes (ou keys).

L’aquifère de Biscayne se trouve sous la plaine et s’étend du comté de Palm Beach à la baie de Floride. Il sert de source d’eau pour l’agglomération de Miami. Il se trouve entre 4,5 et 6 mètres sous la surface du sol, si bien qu’il est impossible de construire un métro souterrain dans la ville (il existe cependant un metrorail aérien).

Climat

Miami possède un climat tropical (« Am » dans la classification de Köppen avec des étés chauds et humides, comme dans les Caraïbes, des hivers doux et secs. Il existe donc une saison humide de mai à octobre, qui coïncide avec le passage des cyclones, et une saison sèche le reste de l’année. Des fronts froids peuvent toucher la région entre la fin octobre et le mois de mars.

Miami doit son climat à sa proximité avec le tropique du Cancer, à sa situation littorale et à la présence du Gulf Stream. En été, les températures sont en général supérieures à 24 °C et des orages se développent souvent dans l’après-midi. En hiver, elles sont comprises entre 15 et 24 °C.

Une station météo officielle fut ouverte seulement en juin 1911.

La température maximale enregistrée dans la ville est de 37,8 °C, le 21 juillet 1942, le record de froid est de -2 °C le 27 janvier 1940. Une seule chute de neige est enregistrée, elle a eu lieu le 20 janvier 1977.

Étant placée entre deux vastes étendues d’eau connues pour leur activité cyclonique, Miami est la ville où le risque cyclonique est le plus important avec Nassau (Bahamas) et La Havane à Cuba. Pourtant, elle n’a jamais été touchée de façon directe depuis l’Hurricane Cleo en 1964. Elle abrite le Centre national des ouragans (NHC). Elle a subi le passage de l’ouragan Cleo , de l’ouragan Betsy (1965), de l’ouragan Andrew (1992), d’Irene (1999) et des ouragans Katrina et Wilma en 2005. En 2000, une tempête tropicale fit d’importants dégâts et provoqua de graves inondations.

Miami est l’une des villes américaines les plus arrosées (1 488 mm par an), 130 jours de pluie par an ; elles évoluent entre 1 227 mm et 1 621 mm dans le reste de l’agglomération (Miami Beach et Fort Lauderdale).

Officiellement, la saison cyclonique commence le 1er juin et s’achève le 30 novembre, même si des tempêtes peuvent survenir en dehors de cette période. Miami est sur la trajectoire des ouragans capverdiens qui se forment à proximité des îles du Cap-Vert (1 000 km à la ronde), près de l’Afrique de l’ouest entre la mi-août et la fin de septembre.

Quartiers et urbanisme

La ville de Miami est divisée en cinq districts électoraux, chacun étant géré par un commissionnaire de district. Elle est également subdivisée en treize quartiers officiels biens définis. Ils sont utilisés par la ville de Miami, le plus souvent à des fins de planification urbaine et sociale mais servent également pour l’administration et le recensement de la population. Chacun des treize quartiers comprend un bureau de quartier contribuant à améliorer la vie locale des habitants. Ces bureaux sont gérés par le NET (Neighboorhood Enhancement Team) , une structure mise en place par la mairie de Miami en 1992.

Downtown Miami est le quartier d’affaires et le centre-ville ; il se trouve à l’extrémité de la Miami River qui se jette dans la baie de Biscayne. Il est le troisième plus important CBD des États-Unis derrière ceux de New York et Chicago, avec une grande concentration de gratte-ciel. Il inclut les secteur de Brickell, Virginia Key, Watson Island, ainsi que le Port de Miami.

Downtown Miami était le centre commercial de Miami, avec ses commerces, consulats, banques et cabinets d’avocats. Les années 1970-1980 ont vu émerger le quartier de Brickell comme le réel centre des affaires de Miami avec sa myriade de banques et ses larges cabinets d’avocats. Le quartier a ensuite été délaissé, offrant une vie active pendant la journée en semaine, et se vidant à la tombée de la nuit et même en journée le week-end. Mais il reprend vie depuis 2002 grâce à la réhabilitation de son centre et à la construction de nouveaux immeubles résidentiels.

Midtown Miami se trouve au nord du centre ville ; il occupe les parties de la ville connues sous le nom de Wynwood, Edgewater (ouest) et Overtown (ouest). Il s’agit d’un secteur où se côtoient les communautés caraïbe, hispanique, blanche, et qui est prisé par de nombreux artistes.

Les habitants les plus riches résident dans la partie nord-est de Midtown dans le Design District et l’Upper East Side, dans des maisons construites dans les années 1920 ou dans les années 1950 dans le style Miami Modern Architecture.

Parmi les autres quartiers, on compte Liberty City, le Wynwood Art District, où se trouvent plusieurs musées ; Flagami et le Upper Eastside. La zone située vers la 8e rue, avec ses petits commerces tenus par des Cubains, est connue sous le nom de petite Havane (Little Havana); il existe également une petite Haïti (Little Haiti). Ces deux quartiers sont des enclaves urbaines où vivent respectivement des communautés cubaine et haïtienne. Allapattah est un quartier multiethnique.

Coral Way et Coconut Grove occupent le sud de Miami. Coral Way est un quartier résidentiel construit en 1922 entre le centre ville et Coral Gables. Coconut Grove a été fondé en 1825 et abrite l’hôtel-de-ville, le Dinner Key, le Coconut Grove Playhouse, CocoWalk, et de nombreux nightclubs, bars, restaurants et commerce. On peut également y visiter la Villa Vizcaya, The Kampong, The Barnacle Historic State Park. Il s’agit d’un quartier fréquenté par les étudiants.

Principaux immeubles

Actuellement, le plus grand gratte-ciel de Miami est le Four Seasons Hotel Miami avec 242 m de haut et 72 étages, achevé en 2003. Il est suivi par l’immeuble de bureaux Wachovia Financial Center de 233 m, inauguré en 1984. Plusieurs édifices sont actuellement en construction. De nombreux projets existent dont certains, comme les Empire World Towers ou One Bayfront Plaza, prévoient la construction de gratte-ciel de plus de 300 m de haut. Si tous les projets et constructions actuels arrivent à terme, Miami pourrait devenir en 2010 le troisième panorama urbain du pays, après New York City et Chicago, par le nombre de gratte-ciel.

Démographie

En 2010, le bureau du recensement des États-Unis fait état d’une population de 399 457 habitants dans la ville de Miami : Miami est la deuxième commune la plus peuplée de Floride derrière Jacksonville. Miami compte 134 198 foyers, dont 83 336 familles. La densité y est élevée pour une ville américaine, avec 4 686.6 hab./km². La population de la commune a augmenté de 20,76 % entre 1990 et 2009.

La répartition ethnique est à 56,62 % blanche, 32,31 % noire, 0,22 % amérindienne, 0,66 % asiatique. 5,46 % de la population est d’une autre origine et 4,74 % est métisse. 57,7 % des habitants de Miami sont nés à l’étranger, 76,2 % parlent une autre langue que l’anglais à la maison et 61,1 % appartiennent au groupe hispanique.

Miami accueille des immigrés venant de toute l’Amérique latine, principalement de Cuba, de Haïti, du Mexique, de Colombie, et aussi d’Argentine depuis la crise économique de 2002.

L’aire urbaine de Miami s’étend sur les comtés de Miami-Dade, Broward et Palm Beach, ce qui représente une population de plus de 5,5 millions de personnes et en fait d’une part la cinquième agglomération du pays et d’autre part le plus grand ensemble urbain du sud-est des États-Unis devant Atlanta et sa périphérie.

La population est relativement âgée : l’âge médian est de 39,2 ans contre 36,4 ans pour la moyenne américaine. 16,5 % des habitants ont plus de 65 ans. Il y a 100 femmes pour 98,9 hommes. Dans la population adulte, il y a 100 femmes pour 97,3 hommes.

Le revenu médian par ménage y est de 27 088 US$, celui par famille est de 31 195 US$, des chiffres situés bien en dessous de la moyenne nationale. Le revenu médian masculin est de 24 090 US$ contre 20 115 $ pour le féminin. Le revenu par tête est de 15 128 US$. 26,9 % de la population et 22,8 % des familles vivent sous le seuil de pauvreté (contre respectivement 13,3 % et 9,8 % pour les États-Unis). Parmi eux, 38,2% sont mineurs et 29,3% ont plus de 65 ans.

La communauté cubaine de l’agglomération de Miami compte environ 650 000 personnes en 2006.

Miami a trois langues officielles : l’anglais, l’espagnol et le créole haïtien, mais de nombreuses autres langues sont parlées dans la ville, dont le portugais (dû aux Brésiliens majoritairement), le français, l’allemand, l’hébreu, l’italien et le russe.

Administration

L’administration de la ville de Miami est organisée selon la « Charte de ville » et gouvernée sous forme de Maire-Commissionnaires (en anglais: Mayor-Commissioners). À sa tête le maire (Tomás Regalado depuis novembre 2009) est entouré de cinq commissaires (“City Commissioners”) — c’est-à-dire des « conseillers municipaux » — qui chacun supervisent les cinq districts de la ville. Ils forment le conseil municipal (City council), votent le budget et définissent la politique municipale. De plus, le Directeur administratif (“City Manager”) nommé par le Maire, le Procureur de Ville, et le Greffier municipal dont les pouvoirs s’étendent sur l’ensemble du territoire municipal assurent la gestion des affaires courantes, la défense des intérêts de la Ville et la tenue des dossiers et archives. Ils tiennent régulièrement des réunions à la mairie (City Hall) de Miami, située à 3500 Pan American Drive, Miami, Florida 33133 dans le quartier de Coconut Grove.

Économie

Miami est considérée aujourd’hui comme une ville ouverte au commerce international et spécialement avec l’Amérique Latine. La ville est parfois considérée comme la porte des États-Unis vers l’Amérique latine, d’où son surnom de « The Gateway of the Americas », la porte des Amériques. Le tourisme est une source majeure de revenus pour la ville qui vit de son image de paradis tropical, notamment avec la ville voisine de Miami Beach. Au-delà de son climat enchanteur, sa culture mêlée et son caractère international rendent la région attrayante. En 2003, 10,4 millions de visiteurs ont passé au moins une nuit dans l’agglomération et ont dépensé quelque 9,9 milliards de dollars.

La population active est de 167 689 personnes en 2006, dont 9 530 sont au chômage, soit 5,1% du total, un taux plus élevé que la moyenne nationale. Parmi les principaux secteurs de la ville figurent les services sociaux, l’enseignement et la santé (25 250 salariés), le BTP (23 905 salariés).

Le port de Miami est le port le plus important du globe pour le transport des passagers de croisière. 3 605 201 personnes y ont embarqué en 2005, soit une progression d’environ 15,8% par rapport à 1999. 64 consulats sont installés à Miami.

Depuis 2005, la région de Miami vit son plus important boom immobilier depuis les années 1920. Elle est le cadre d’un phénomène que certains appellent la « Manhattanization » (en référence au borough de Manhattan, à New York) de Miami : plus de 80 immeubles de grande hauteur et gratte-ciel y sont en construction, dont les bâtiments du Biscayne Wall bordant Biscayne Boulevard, Marinablue, le Ten Museum Park, Marquis Miami, 900 Biscayne Bay, Everglades on the Bay et Freedom Square. Le quartier récemment créé de Midtown Miami est une autre illustration de la vitalité économique de la métropole.

La ville attire de nombreuses entreprises, dont plusieurs grandes sociétés, qui ont installé leur siège social dans Miami ou à proximité. On peut citer Alienware, AutoNation, Brightstar Corporation, Burger King, Carnival Cruise Lines, Citrix systems, DHL, Norwegian Cruise Line, Royal Caribbean Cruise Line, Ryder Systems et Spirit Airlines.software update

Culture

Littérature

Miami apparaît dans plusieurs livres comme Anthrax connexion.

Lieux culturels

Miami possède une vie culturelle intense grâce à ses nombreuses infrastructures et sa diversité ethnique : l’Adrienne Arsht Center for the Performing Arts est le deuxième plus grand centre de spectacles des États-Unis après le Lincoln Center de New York. Il accueille les concerts du Florida Grand Opera ainsi que le Ziff Ballet Opera House, le Knight Concert Hall, le Carnival Studio Theater et le Peacock Rehearsal Studio.

Les autres scènes de Miami sont l’Gusman Center for the Performing Arts, la Coconut Grove Playhouse, le Colony Theatre, le Lincoln Theatre, la New World Symphony House, l’Actor’s Playhouse dans le Miracle Theatre, le Jackie Gleason Theatre, le Manuel Artime Theater, le Ring Theatre, le Playground Theatre, le Wertheim Performing Arts Center, le Fair Expo Center et le Bayfront Park Amphitheater pour les concerts en plein air.

Les musées de Miami sont : Bass Museum, Frost Art Museum, Historical Museum of Southern Florida, Jewish Museum of Florida, Lowe Art Museum, Miami Art Museum, Miami Children’s Museum, Miami Science Museum, Museum of Contemporary Art, Vizcaya Museum and Gardens, Wolfsonian-FIU Museum, Merrick House. Le centre culturel de Miami abrite la bibliothèque municipale.

Il existe plus de 80 parcs et jardins publics dans la ville : le Bayfront Park et le Bicentennial Park près du centre ville, l’American Airlines Arena, Bayside Marketplace, Fairchild Tropical Botanic Garden, Tropical Park, Watson Island, Morningside Park et Key Biscayne.

Jungle Island, Miami MetroZoo, Miami Seaquarium sont des lieux fréquentés par les habitants de Miami et les touristes.

Mode

Miami est aussi un centre important pour la mode : plusieurs agences s’y sont installées et de nombreux défilés y sont organisés, comme la Miami Fashion Week et la Mercedes-Benz Fashion Week Miami qui se tient dans le Wynwood Art District.

Musique

En raison de son importante communauté cubaine, les musiques latino-américaines ont acquis une large audience à Miami. La conga et la rumba ont été popularisées par les migrants cubains. Les Dominicains ont apporté la bachata et le merengue, les Colombiens le vallenato. Les musiques des Caraïbes et des Antilles (reggae, soca, kompa, zouk, calypso, steel-drum) sont également présentes à Miami.

Au début des années 1970, la musique disco de Miami connut un important succès avec TK Records, KC and the Sunshine Band, Foxy ou les chanteurs nés dans la ville George McCrae et Teri DeSario. Puis Gloria Estefan et Miami Sound Machine marquèrent les années 1980. À la même époque naquît la Miami bass, sorte de dérivé minimaliste de l’electro (lui-même sous-genre du hip hop) dont les basses très lourdes et l’utilisation intensive de la boîte à rythmes Roland TR-808 seront réitérées dans des branches plus récentes du hip hop en provenance du sud tels que le crunk et le Dirty South.

Miami est également considérée comme l’un des principaux foyers mondiaux de la dance music, notamment du Latin Freestyle qui connut son heure de gloire à la fin des années 1980 et dont les artistes les plus connus furent Debbie Deb, Stevie B ou Exposé, tous originaires de Miami.

Les labels indépendants Cat Power et Iron & Wine sont implantés à Miami. Sage Francis (Hip hop alternative), Uffie (electro) et Avenue D (electroclash) sont nés à Miami. D’autres chanteurs et groupes de musiques sont originaires de Miami comme Against All Authority (punk), alors que Nonpoint et Marilyn Manson (rock, metal) sont de Fort Lauderdale. La chanteuse américano-cubaine Ana Cristina, née à Miami en 1985, est la première hispanique à chanter l’hymne national américaine au cours d’une investiture présidentielle.

Miami est enfin une importante scène de musique techno : la Winter Music Conference est la plus grande manifestation de dance music du monde. Le quartier de Miami Beach regroupe de nombreuses discothèques comme le Space, Mansion, Parkwest, Ink, le Cameo et Opium Garden. Elle est avec Mykonos, Ibiza et Ayia Napa, l’une des destinations préférées des DJ internationaux.

Éducation

 

Les établissements scolaires de la ville sont gérés par le district du Miami-Dade County Public Schools, le plus important de Floride et le quatrième des États-Unis avec 414 128 élèves, dont 52% sont d’origine hispanique.
Les deux universités publiques situées sur le territoire municipal sont la Florida International University et le Miami Dade College. Se trouvent également à proximité l’Université de Miami (privée), la Barry University (privée catholique), la Florida Memorial University (privée), la St. Thomas University (privée catholique) et la Johnson and Wales University (privée).

Transport
ransport aérien

L’aéroport international de Miami fait partie des trente principaux aéroports du monde : 35 millions de passagers y transitent par an. C’est la quatrième porte d’entrée du pays pour les voyageurs aériens étrangers après l’aéroport international O’Hare de Chicago, l’aéroport international John-F.-Kennedy et l’aéroport international de Los Angeles. L’aéroport international de Fort Lauderdale-Hollywood situé à proximité dessert également des vols commerciaux, sa vocation est moins internationale puisqu’il est utilisé par des passagers commençant ou finissant leur voyage en Floride du Sud.

Transport maritime

Le Port de Miami, en plus d’être le plus grand port accueillant des bateaux de croisière au monde, est l’un des plus importants ports de transport de marchandises du pays.
Routes et transport ferroviaire

Miami et son comté sont desservis par quatre autoroutes inter-États, les autoroutes I-75, I-95, I-195, I-395, et par plusieurs U.S. Routes, dont les U.S. Route 1, U.S. Route 27, U.S. Route 41 et U.S. Route 441; auxquelles s’ajoutent plusieurs axes appartenant au réseau routier de Floride.

Miami est le terminus sud de services de la côte Atlantique d’Amtrak, dont la gare terminus est située dans une ville de la périphérie, Hialeah.

Transports en commun

Miami-Dade Transit est l’autorité publique de gestion des transports en commun dans le comté de Miami-Dade. Elle dirige le plus grand réseau de transport de Floride, et le 14e en importance des États-Unis. Il comprend différents systèmes :

le Metrorail est une ligne de métro de 36,4 km de long utilisée par 67 000 personnes chaque jour. Trois projets pourraient donner naissance à trois nouvelles lignes dans les prochaines années.
le Metromover est un transport hectométrique composé de 3 lignes qui dessert Downtown Miami de Omni à Brickell et rejoint le Metrorail aux stations de Government Center et de Brickell. La ligne est longue de 7,1 km.
le Metrobus est un réseau de bus de plus de 100 lignes utilisé par 293 000 personnes quotidiennement.
le Paratransit est un service de transport dédié aux personnes qui ne peuvent utiliser les trois autres systèmes du fait d’un handicap.

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