Madrid est la capitale de l’Espagne. Ville la plus vaste et la plus peuplée du pays, elle est aussi la capitale de la Communauté autonome de Madrid. Elle abrite le siège de l’Organisation mondiale du tourisme.

Madrid n’est la capitale de l’Espagne que depuis 450 ans, par la volonté d’une monarchie qui faillit lui préférer Valladolid.

La ville a une population de 3 413 271 habitants (Madrilènes) comprise dans une région urbaine de 6 900 000 habitants en 2011 selon l’INE.


Géographie
Situation

Très proche du centre géographique de la péninsule ibérique (le Cerro de los Ángeles ou colline des anges), à environ 50 km au sud de la Sierra de Guadarrama, la ville s’étend sur le plateau de la Meseta entre 600 et 700 mètres au-dessus du niveau de la mer. L’altitude moyenne de la ville, 667 m, en fait l’une des plus hautes capitales européennes.

Climat

La ville de Madrid jouit d’un climat méditerranéen continental. On retrouve donc à Madrid des hivers relativement modérés, avec des gels fréquents et de la neige occasionnelle avec des températures pouvant descendre à -4 °C et des étés très chauds avec en juillet et août des températures presque tous les jours supérieures à 30 °C.

La température moyenne à Madrid est de 14 °C, avec un maximum enregistré à l’aéroport de 42,2 °C (24 juillet 19952) et un minimum de -14.8 °C (5 février 19632).

La ville de Madrid est sèche. Comme une grande partie de l’Espagne, elle reçoit peu de précipitations, entre 400 et 500 mm par an et en moyenne 49 jours de pluie par an. Les mois les plus pluvieux sont novembre et décembre avec 56 mm de hauteur de pluie. Août est le mois le plus sec avec seulement 10 mm de hauteur de pluie.

Histoire
Madrid jusqu’au XVIIIe siècle

Fondée par l’émir cordouan Muhammad Ier vers la fin du IXe siècle, Madrid remplit le rôle d’une forteresse protégeant Tolède, l’antique capitale wisigothe. En 1047, le roi Ferdinand Ier de Castille entre dans Madrid, mais jugeant le lieu peu intéressant (seul le madroño (arbousier) y poussait, ce que rappellent les armoiries de Madrid), il l’échange contre un tribut au roi de Tolède.

Madrid appartient définitivement au royaume de Castille quand Alphonse VI prend la ville de Tolède en 1085. Mais en 1109, La ville est détruite par les Almoravides qui ne sont expulsés définitivement de la région qu’en 1132, après la victoire d’Alphonse VII à Villarrubia de los Ojos. La ville de Madrid étend progressivement sa domination sur les communes environnantes comme celle de Ségovie.

En 1217, François d’Assise fonde le monastère de San Francisco à Madrid. Un an plus tard, en 1218, le monastère de Santo Domingo el Real est bâti à son tour. Rodrigo Rodríguez devient le premier maire de Madrid en 1219. La ville va poursuivre son développement : de nouveaux édifices religieux y sont construits et des sessions des Cortes s’y déroulèrent dès le début du XIVe siècle.

Au cours du XVe siècle, Madrid poursuit sa croissance sous les règnes de Jean II et d’Isabelle la Catholique. En 1479, Pedro Zapata fonde le monastère de Rejas et un abattoir municipal est construit en 1489. Les rues de Madrid commencent à être pavées en 1492 et la ville est organisée selon les critères d’urbanisation dictés par les Rois Catholiques.

En 1525, le roi de France François Ier est fait prisonnier lors de la bataille de Pavie par l’armée de Charles Quint. Il est emprisonné à Madrid durant un an dans la tour de los Lujanes. Un traité de paix est signé entre les deux puissances, et François Ier peut rentrer en France, laissant à Madrid ses deux fils en garantie, jusqu’à l’accomplissement des clauses dudit traité. En 1547, le prince Philippe fonde le couvent de San Felipe el Real sur l’emplacement de la Puerta del Sol. Le couvent augustin de San Felipe Neri et celui de la Trinidad Descalza sont fondés au même moment. Dix ans plus tard, la princesse Jeanne, sœur du futur roi d’Espagne Philippe II, ordonne la fondation du couvent de religieuses franciscaines, las Descalzas Reales.

Mais face au mécontentement populaire, Madrid est de nouveau désignée comme capitale de l’Espagne le 4 mars 1606.

La Plaza Mayor de Madrid est inaugurée en 1616 ; trois ans plus tard s’y déroule la première corrida.

En 1632, le comte d’Olivares présente au roi Philippe IV les clés du Buen Retiro.

Installation de la dynastie des Bourbons

En 1701, Madrid voit arriver Philippe V, le premier roi de la dynastie des Bourbons, la famille régnante française qui imposa un de ses enfants sur le trône d’Espagne. Un an plus tard commençait la guerre de Succession d’Espagne, qui se termina par le traité d’Utrecht en 1713 et qui confirmera Philippe V sur le trône.

Le jour du réveillon de Noël en 1734, un incendie détruit l’Alcazar de Madrid, symbole de la dynastie des Habsbourg en Espagne. Le 7 avril 1738, la première pierre du nouveau Palais Royal est posée.

En 1766 débute la construction de la Casa de Correos (« maison de la Poste ») qui est l’actuel siège du gouvernement de la communauté autonome de Madrid. Le parc du Buen Retiro est ouvert au public l’année suivante. En 1785 va débuter la construction du musée du Prado. En 1790, commencent les travaux de remodélation de la Plaza Mayor, mais au mois d’août 1791 la place est incendiée.

Joseph Bonaparte (Joseph Ier, roi d’Espagne)

Le 2 mai 1808, le peuple de Madrid se soulève contre les troupes françaises. Cette scène sera immortalisée par Francisco de Goya, tout comme le 3 mai 1808, jour de répression des Français. C’est le début du règne de Joseph Bonaparte comme nouveau roi d’Espagne. Mais en 1812, il doit fuir Madrid après la bataille de Majadahonda, et les troupes françaises seront expulsées d’Espagne un an plus tard. Le 13 mai 1814, Ferdinand VII fait une entrée triomphale dans les rues de Madrid.

Restauration des Bourbons

Le 7 juillet 1822, un soulèvement de la Garde Royale est étouffé après des affrontements au Prado et sur la Plaza Mayor. L’année suivante, le 7 novembre 1823, le général Riego est fusillé.

Le 19 novembre 1850, la reine Isabelle II inaugure le Théâtre Royal. Le 9 février 1851, la ligne de chemin de fer entre Madrid et Aranjuez est inaugurée par la souveraine espagnole, tandis que les travaux du canal Isabel II commencent le 11 août de la même année.

Madrid moderne

De nombreux édifices vont être construits ou voir leurs travaux débuter durant les années suivantes. Ce sera le cas de la Bibliothèque nationale en 1866, la Caisse d’Épargne et le Mont de Piété en 1870, et l’apparition en 1871 des premiers tramways tirés par des chevaux. La cathédrale de la Almudena est commencée le 4 avril 1883 et terminée le 10 janvier 1886. L’architecte Carlos Velasco présente son projet de Gran Via qui reproduira, avec son quartier des affaires, le goût autrichien pour l’architecture grandiose. En 1898, on procède à l’électrification de la première ligne de tramway à Madrid entre les quartiers de Salamanca et Argüelles, en passant par la Puerta del Sol. Le 3 octobre les premières lignes électrifiées de tramways sont inaugurées entre Sol et Serrano et entre Recoletos et Hipódromo.

Le premier numéro du journal ABC, fondé par Torcuato Luca de Tena, est publié à Madrid le 1er juin 1905.

Plusieurs attentats ont lieu durant les années qui suivent : le 31 mai 1906, le couple royal Alphonse XIII et Victoire Eugénie sortent indemnes d’un attentat dans la Calle Mayor. Le 12 novembre 1912, c’est le président du Conseil, José Canalejas, qui est assassiné à la Puerta del Sol par un anarchiste du nom de Manuel Pardiñas. Le 8 mars 1921 le président du Conseil Eduardo Dato est à son tour assassiné sur la Place de l’Indépendance.

Le 2 mars 1923, Madrid reçoit la visite d’Albert Einstein qui participe à plusieurs conférences scientifiques à l’université, à l’Athénée de Madrid et à la Real Academia. Il est reçu par la famille royale.

Les travaux de construction de l’aéroport de Madrid Barajas débutent en 1929.

Le 14 avril 1931, deux jours après le triomphe des Républicains aux élections municipales, le roi quitte la capitale. La Seconde République espagnole est proclamée et le lendemain est formé le premier Conseil Municipal Républicain présidé par Pedro Rico López. Mais dès le 10 mai, les premiers troubles surgissent à Madrid et plusieurs églises sont incendiées.

Les nouvelles arènes de Madrid, la Plaza de Toros de Las Ventas, sont inaugurées le 1er octobre 1934.

Guerre civile

  Guerre d’Espagne.

Le 16 février 1936, Madrid fête la victoire du Front populaire emmené par Manuel Azaña aux dernières élections générales. Mais des événements ne vont pas tarder à plonger la capitale espagnole dans le chaos : le lieutenant de la Guardia de Asalto (corps de police républicain) José Castillo est assassiné le 12 juillet, puis, quelques heures plus tard, le député monarchiste José Calvo Sotelo est assassiné à son tour par des sympathisants républicains. Le 17 juillet, des manifestants exigent la distribution d’armes devant les rumeurs de renversement de la République.

Le 22 août, un incendie se produit dans la prison Modelo, suivi par l’assassinat de plusieurs dirigeants politiques du centre et de la droite.

Le 27 août, Madrid est bombardée par les troupes rebelles. La première Junte de défense de la ville est créée le 8 octobre, puis le gouvernement décide de quitter Madrid le 6 novembre 1936 pour établir la capitale de la République à Valence. Le lendemain, le 7 novembre 1936, commence la bataille de Madrid.

Madrid va se défendre contre les attaques rebelles pendant de nombreux mois. La capitale, bastion républicain, sera alors contournée. Mais, après la chute du gouvernement réfugié en Catalogne depuis octobre 1937, Madrid va finalement déposer les armes, et ce faisant, de manière symbolique, consacrer la défaite des Républicains. En effet, dans la nuit du 5 au 6 mars 1939, le coup d’État du colonel Segismundo Casado renverse définitivement le régime instauré en 1931. Le 28 mars, les troupes du général Franco n’ont plus qu’à faire leur entrée à Madrid.

Régime de Franco

De 1948 à 1954, Madrid va intégrer dans son aire métropolitaine les communes limitrophes de la capitale.

Le 23 juin 1972, le zoo de Madrid est inauguré à la Casa de Campo.

Le 20 décembre 1973, l’organisation séparatiste basque ETA assassine le président du Gouvernement, Luis Carrero Blanco dans la rue Claudio Coello.

Deuxième restauration des Bourbons

eux ans plus tard, Francisco Franco meurt le 20 novembre 1975 à la suite d’une grave maladie. Juan Carlos est proclamé roi d’Espagne, et le 27 décembre 1978 il signe la nouvelle Constitution faisant de l’Espagne une monarchie constitutionnelle. La Constitution entre en application deux jours plus tard.

En 1981, le colonel Antonio Tejero Molina prend d’assaut le Congrès des députés, mais le roi, soutenu par la population espagnole, s’oppose fermement au coup d’État.

En 1992, Madrid porte le titre de capitale européenne de la culture.

Le 11 mars 2004, la ville est frappée par des attentats islamistes qui causent la mort de 191 personnes.

Ces trois dernières décennies, Madrid s’est affirmée comme l’une des grandes capitales européennes tant sur le plan économique que culturel, avec un très grand dynamisme et une forte croissance.

Démographie

La population de Madrid s’est accrue de manière lente jusqu’au XXe siècle. Avec l’industrialisation et l’exode rural, la population a subitement explosé, notamment dans les années 1960.

Plus récemment, la croissance a bénéficié aux communes suburbaines, Madrid ayant perdu de la population depuis les années 1980. L’estimation au 1er janvier 2004 était de 3 162 304 habitants, indiquant une augmentation de 70 000 habitants par rapport à l’année précédente et plaçant Madrid au troisième rang des villes les plus peuplées de l’Union européenne. En janvier 2006, la zone urbaine de Madrid compte environ 7 millions d’habitants, et sa région plus de 6 millions.

Aussi connu comme le village et de la Cour, est le pays le plus grand et le plus peuplé, atteignant officiellement comme le recensement de la population en 2010, 3 273 049 habitants, tandis que le nombre de personnes, y compris sa zone métropolitaine totaux 6 043 031 habitants selon Audes, c’est donc la troisième ville la plus peuplée de l’Union européenne, derrière Berlin et Londres et la troisième zone métropolitaine, derrière Paris et Londres.

En 2010, environ 18 % des Madrilènes n’étaient pas originaires d’Espagne. Depuis le milieu des années 1990, la communauté de Madrid, plus encore que le reste du pays, a vu arriver des milliers d’immigrants, d’Afrique (notamment du Maroc), d’Amérique latine (notamment d’Équateur, de Colombie et de Bolivie), d’Europe de l’Est (notamment de Roumanie et de Bulgarie, depuis les années 2000) et d’Asie (notamment de Chine et du Pakistan, depuis les années 2000).

Districts et quartiers de Madrid

Madrid est divisée en 21 districts, subdivisés en 129 quartiers (barrios) aux caractères affirmés.
Centro: Palacio, Embajadores, Cortes, Justicia, Universidad, Sol.
Arganzuela: Paseo Imperial, Acacias, Chopera, Legazpi, Delicias, Palos de la Frontera, Atocha.
Retiro: Pacífico, Adelfas, Estrella, Ibiza, Jerónimos, Niño Jesús.
Salamanca: Recoletos, Goya, Fuente del Berro, Guindalera, Lista, Castellana.
Chamartín: El Viso, Prosperidad, Ciudad Jardín, Hispanoamérica, Nueva España, Pza. Castilla.
Tetuán: Bellas Vistas, Cuatro Caminos, Castillejos, Almenara, Valdeacederas, Berruguete.
Chamberi: Gaztambide, Arapiles, Trafalgar, Almagro, Vallehermoso, Ríos Rosas.
Fuencarral-El Pardo: El Pardo, Fuentelarreina, Peñagrande, Barrio del Pilar, La Paz, Valverde, Mirasierra, El Goloso.
Moncloa-Aravaca: Casa de Campo, Argüelles, Ciudad Universitaria, Valdezarza, Valdemarín, El Plantío, Aravaca.
Latina: Los Cármenes, Puerta del Ángel, Lucero, Aluche, Las Águilas, Campamento, Cuatro Vientos.
Carabanchel: Comillas, Opañel, San Isidro, Vista Alegre, Puerta Bonita, Buenavista, Abrantes.
Usera: Orcasitas, Orcasur, San Fermín, Almendrales, Moscardó, Zofio, Pradolongo.
Puente de Vallecas: Entrevías, San Diego, Palomeras Bajas, Palomeras Sureste, Portazgo, Numancia.
Moratalaz: Pavones, Horcajo, Marroquina, Media Legua, Fontarrón, Vinateros.
Ciudad Lineal: Ventas, Pueblo Nuevo, Quintana, La Concepción, San Pascual, San Juan Bautista, Colina, Atalaya, Costillares.
Hortaleza: Palomas, Valdefuentes, Canillas, Pinar del Rey, Apóstol Santiago, Piovera.
Villaverde: San Andrés, San Cristóbal, Butarque, Los Rosales, Los Ángeles (Villaverde).
Villa de Vallecas: Casco Histórico de Vallecas, Santa Eugenia.
Vicálvaro: Casco Histórico de Vicálvaro, Ambroz.
San Blas: Simancas, Hellín, Amposta, Arcos, Rosas, Rejas, Canillejas, Salvador.
Barajas: Alameda de Osuna, Aeropuerto, Casco Histórico de Barajas, Timón, Corralejos.

Alonso Martínez

Le quartier s’étale entre la grande place Colomb (plaza de Colón), aménagée en l’honneur de Christophe Colomb, et la place Alonso Martínez. Il est bordé à l’est par le paseo de Recoletos et au sud par Chueca. C’est un quartier calme au charme discret, étroitement surveillé car il abrite les plus hautes institutions judiciaires espagnoles (le Tribunal Suprême, la Audiencia Nacional – où sont jugées les grandes affaires criminelles, notamment celles liées au terrorisme basque ou islamique – et le Conseil général du Pouvoir judiciaire) ainsi que le ministère de l’Intérieur, le siège du Parti Populaire, l’Institut français de Madrid…

Atocha

Ce quartier doit son nom à l’ancien ermitage de Atocha, aujourd’hui basilique. Dans ce quartier se trouve la gare Renfe d’Atocha, plus ancienne gare de Madrid et plus grande gare d’Espagne. Cette gare est célèbre pour son hall qui abrite un jardin tropical et, plus tristement, pour avoir été le point de convergence des trains de banlieue (cercanías) qui ont explosé lors des attentats du 11 mars 2004. Un monument commémoratif a été inauguré à la mémoire des morts (il a la forme d’un grand cylindre en plastique). En face de la gare, s’élève le Centre d’Art Reina Sofía, musée national d’art contemporain qui abrite des pièces maîtresses de Juan Gris, Joan Miró, Salvador Dalí et Pablo Picasso, dont le fameux Guernica.

AZCA / Nuevos Ministerios

C’est le quartier d’affaires de Madrid, avec ses nombreuses tours, comme la Tour Picasso, l’Edificio BBVA et la Tour Europa. La Tour Windsor a brûlé entièrement en février 2005. Un grand magasin de la chaîne El Corte Inglés y est présent. Depuis la station de métro Nuevos Ministerios, la ligne 8 rejoint tous les terminaux de l’aéroport.

Chueca

Quartier très animé lors de la Movida madrilène, Chueca avait été déserté dans les années 1980, devenant un repaire d’héroïnomanes. Ayant bénéficié, depuis, de l’évolution urbaine et d’une politique de réhabilitation de la municipalité, Chueca est devenu un quartier branché d’avant-garde, où restaurants, bars et discothèques côtoient les boutiques de mode. C’est aujourd’hui le quartier gay de la ville. Organisé autour de la Plaza Chueca, petite place haute en couleurs, il est séparé du quartier voisin de Malasaña par deux rues commerçantes très animées, la Calle de Fuencarral et la Calle de Hortaleza, bordées de nombreux magasins de jeunes stylistes, d’objets design ou de musique électronique.

Las Cortes

Quartier petit mais dense en bâtiments abritant d’importantes institutions, qui fait la jonction entre Sol et le Prado, le long de la Carrera de San Jerómino. Le bâtiment le plus notable est celui du Congrès des députés (Congreso de los Diputados). Le musée Thyssen-Bornemisza se situe dans le périmètre, ainsi que la Banque d’Espagne, le Círculo de Bellas Artes, le théâtre de la Zarzuela ou encore le grand hôtel Palace.

Gran Vía

La « grand-rue » est l’avenue la plus importante du centre historique, regroupant actuellement de nombreux centres de services : cinémas, théâtres, hôtels, grands magasins, banques, ainsi que le siège central de Telefónica.

En 1886, l’architecte Carlos Velasco Peinado proposa un projet de « Gran Via » à la municipalité, entre la Calle Alcalá et la place San Marcial, actuelle place d’Espagne. En 1898, la municipalité demanda aux architectes Francisco Andrés Octavio et Jose Lopez Sallavery d’étudier un projet de prolongement de la rue Preciados, approuvé en 1901.
Les premiers travaux pour sa construction débutèrent par la pose de la première pierre par le roi Alphonse XIII le 4 avril 1910, selon un plan d’aménagement de la ville de 1862. Avec ce grand projet d’urbanisme, s’inspirant de New York, s’affirma un style néo-classique madrilène établi par des architectes comme Antonio Palacios, Muguruza et Zuazo.

Durant la guerre civile, de nombreux bâtiments furent la cible des bombardements aériens ou de l’artillerie Franquiste et dont les traces de balle sont encore visibles sur de nombreux édifices. Pendant la dictature elle porta le nom d’« Avenue de José Antonio » en hommage à José Antonio Primo de Rivera, puis elle retrouva son nom originel après la mort de Franco.

Lavapiés

Officiellement dénommé Embajadores, c’était au XVe siècle le quartier juif de Madrid. Aujourd’hui c’est un quartier populaire, accueillant de nombreux immigrés et des restaurants du monde entier. Le mélange cosmopolite attire aussi une population bohème d’artistes et de madrilènes à contre-courant. Les épiceries y proposent des ingrédients de toutes les cuisines du monde. On y trouve aussi de nombreux théâtres, des squats et des centres culturels tels que la casa encendida ou la cinémathèque espagnole. Le fragile équilibre interethnique y est menacé par la forte pression spéculative des promoteurs immobiliers et la politique de dépaupérisation du centre-ville lancé par la mairie de Madrid. Malgré cela, le quartier continue toujours à souffrir d’une certaine réputation d’insécurité.

La Latina

Quartier du centre historique, qui se déplie en petites rues tortueuses au sud de la Plaza Mayor, de part et d’autre de la Calle Mayor. Très fréquentée par les étudiants pour son charme, sa douceur de vivre et ses bars à tapas, la Latina entre en effervescence chaque dimanche matin à l’occasion du Rastro, le marché aux puces de Madrid, dont la tradition remonte à plusieurs siècles. C’est un immense marché en plein air où touristes et Madrilènes s’agglutinent en fin de matinée, autant pour y dénicher d’insolites objets que pour profiter de son ambiance festive.

Malasaña

Originellement dénommé Maravillas, le quartier fut ensuite adopté sous le nom officiel de Malasaña. Manuela Malasaña était une jeune fille de la Calle de San Andrés, tuée lors du soulèvement du dos de mayo sous l’occupation napoléonienne en 1808. Le quartier est aussi souvent désigné sous le nom de Tribunal. Lieu incontournable de la vie nocturne madrilène, organisé autour de la Plaza del 2 de mayo et de la station de métro Tribunal, Malasaña est un quartier vivant et bigarré, dont les rues étroites abritent d’innombrables bars et discothèques attirant une clientèle jeune et animée, principalement étudiante. Le mouvement de la movida est né dans ces rues et dans des locaux qui existent toujours tels que la Via Lactea ou la Nueva Visión.

Salamanca

Ce vaste quartier doit son nom à son promoteur, le marquis de Salamanca, qui le fit ériger ex nihilo au XIXe siècle. Aujourd’hui, c’est le quartier huppé de la capitale espagnole, où résident les classes aisées. Il est délimité par le Paseo de la Castellana (Ouest), la Calle de Joaquín Costa (Nord), la Plaza Manuel Becerra (Est) et le parc du Retiro (Sud). La Calle de Goya, la Calle de Velázquez et la Calle de Serrano (la rue la plus chère de Madrid) en sont les principales artères. Les larges avenues organisées en damier de Salamanca tranchent avec l’imbroglio de petites rues qui forme les autres quartiers du centre de Madrid et sont bordées d’immeubles résidentiels de haut standing, de palaces et de magasins de luxe. C’est un quartier très élégant où il fait bon flâner et faire des emplettes (à condition d’en avoir les moyens) mais peu animé le soir venu. La résidence officielle de l’Ambassadeur de France en Espagne, une magnifique villa du début de XXe siècle, se situe au cœur de Salamanca, à l’intersection de la Calle de Serrano et de la Calle de María de Molina.

Sites touristiques

Établissement de luxe

Hôtel Ritz (Madrid)
Westin Palace (Madrid)

Musées

Musée du Prado
Musée Thyssen-Bornemisza
Musée national Reine-Sophie (où est exposé Guernica de Pablo Picasso)
Musée archéologique national de Madrid
Real Academia de Bellas Artes de San Fernando
Museo de América

Palais

Palais Royal
Palais des Communications
Palais de la Moncloa
Palais de la Zarzuela
Palais du Pardo
Palais de Linares
Palais de Fernan Nunez

 

Édifices religieux

Temple de Debod
Monastère des Déchaussées Royales
Monastère de l’Incarnation
Cathédrale de l’Almudena
Église de San Antonio de la Florida (Coupole peinte par Goya)

Parcs et jardins

Parc del Buen Retiro
Jardin botanique royal de Madrid
Jardin du Campo del Moro
Jardins de Sabatini
Parc de l’Ouest (Parque del Oeste)
Parc de la Casa de Campo

Pavillons et monuments commémoratifs

 

La fontaine de Neptune
La Puerta de Alcalá
La Puerta de Toledo
Palais de Cristal d’el Retiro
Monument d’Alphonse XII
Palais de cristal de l’Arganzuela (site du Matadero municipal de Legazpi)

Artères et places célèbres

Plaza de Canalejas
Plaza de la Independencia
Plaza Canovas del Castillo
Plaza de Colón
Plaza de Chueca
La Gran Vía, l’avenue principale du centre du Madrid
Le Paseo de Recoletos
La Plaza de Cibeles
La Plaza de España
La Plaza Mayor
La Puerta del Sol
Les rues Preciados/Carmen et Serrano/Goya, hauts lieux du commerce de luxe avec de nombreuses enseignes de marque. Les grands magasins y ont aussi pignon sur rue, comme El Corte Inglés.

Tours et gratte-ciels

La plupart des gratte-ciels d’architecture contemporaine sont concentrés dans le quartier d’affaires AZCA, tandis que les immeubles de grande hauteur plus anciens ont été construits en majorité sur la Plaza de España et la Gran Vía:

Edificio España
Torre de Madrid
Torrespaña
Torres Blancas
Torre Picasso
Les tours penchées de la Puerta de Europa
La Torre Windsor (sinistrée en 2005)
La Torre del Banco de Bilbao

Il y a quatre nouveaux gratte-ciels à Madrid, au nord de la Plaza de Castilla, dans le prolongement de La Castellana. Le quartier s’appelle Cuatro Torres Bussines Area (CTBA):

Torre Caja Madrid (250 m): siège de la caisse d’épargne Caja Madrid.
Torre Sacyr (236 m) : hôtel cinq étoiles (Eurostars Madrid Tower Hotel GL) et tour de bureaux.
Torre Cristal (249 m) : siège de la mutuelle d’assurances Mutua Madrileña.
Torre Espacio (226 m) : ambassades de l’Australie, du Canada et du Royaume-Uni et bureaux.

jlujmo^ji làpu^kuip ii jg

Autour de Madrid

Site royal de San Lorenzo del Escorial
Palais royal d’Aranjuez
Palais royal de La Granja
Sierra de Guadarrama
Vieille ville d’Alcalá de Henares
Valle de los Caídos

Éducation

Plusieurs universités sont installées dans la communauté de Madrid.

Université complutense de Madrid
Université Carlos III de Madrid (campus à Leganés, Getafe et Colmenarejo)
Université Autonome de Madrid (campus à Cantoblanco).
Université polytechnique de Madrid (campus à la Ciudad Universitaria de Madrid, à Montegancedo (Boadilla del Monte) et au sud, à Vallecas).
Université Roi Juan Carlos (essentiellement à Móstoles, Alcorcón et Fuenlabrada, quelques facultés à Vicálvaro).
Université d’Alcalá (essentiellement à Alcalá de Henares (Madrid)
L’Université nationale d’enseignement à distance (UNED) a son siège à Madrid.
Université Pontificia de Comillas (campus à Cantoblanco, à Alberto Aguilera et Calle Quintana)
Université Alfonso X el Sabio
Université CEU San Pablo

Transports et communications
Péripherique interieur M30

L’Autoroute espagnole M-30 aussi appelée Circunvalación de Madrid est une voie circulaire qui a les caractéristiques autoroutières, excepté au nord de la ville sur l’Avenida de la Ilustracion faisant le tour de la capitale espagnole. D’une longueur de 32,5 km environ, c’est l’autovia la plus chargée d’Espagne avec plus de 100 000 véhicules par jour qui y transitent et jusqu’à 300 000 véhicules sur certains secteurs à l’est de la ville.

Transports urbains

Le métro de Madrid offre un réseau dense qui le place en tête des systèmes de transports publics mondiaux. Le metro est ouvert de 6h à 1h30. En parallèle, un réseau de tramway ainsi qu’un réseau de 215 lignes d’autobus irriguent la ville.

Enfin, on retrouve le Cercanías Madrid, qui relie le centre à la périphérie de la capitale Espagnole.

Gares de Madrid
La ville est doté de deux grandes gares ferroviaires :

Atocha
Gare de Madrid-Chamartín

Aeroport international Madrid-Barajas

L’Aéroport de Barajas est, avec plus de 54 millions de passagers en 2007, le 10e aéroport mondial en termes de passagers. Il connaît une croissance moyenne de 15 % par an. Le terminal «T4» est inauguré en février 2006 et porte la capacité de l’aéroport à plus de 70 millions de passagers par an.

Le métro de Madrid relie l’aéroport de Madrid-Barajas au centre ville via la ligne 8. Toutefois, le métro ne fonctionne que de 6 heures du matin à 1h30. En parallèle, une ligne de bus express fonctionne 24h/24 avec une fréquence de 15 à 20 minutes et relie Atocha et le centre-ville de Madrid aux différents terminaux.

Communications extérieures

La société nationale ferroviaire Renfe dessert toute la péninsule à partir des gares d’Atocha, au sud du centre et de Chamartin, au nord de la métropole. De cette dernière on peut joindre directement la France par le train hôtel Elipsos, anciennement Talgo, « Francisco de Goya ». C’est à Atocha qu’arrivent les trains en provenance du Portugal et du sud et l’ouest de l’Espagne, ainsi que les AVE à grande vitesse venant de Séville et Cordoue, Sarragosse, Tolède et Barcelone.

Économie
Économie de la Renaissance au XXe siècle
À partir du règne de Philippe II la ville est devenue capitale. Pendant de nombreuses années, la ville resta une ville administrative, centralisant les activités de l’État. L’industrialisation est arrivée de façon massive après la guerre civile. Elle a été concentrée dans les domaines de mécanique de précision, électronique, pharmaceutique… Le centralisme étatique favorisa la croissance économique de la ville. De nombreuses entreprises y installèrent leur siège national pendant cette période.

Économie de 1992 à 2009
Récemment, le phénomène de désindustrialisation urbaine a laissé place à des activités tertiaires. Elles ne se limitent plus à l’administration d’État, mais sont surtout financières et liées aux communications (foires, conférences, trafic aéroportuaire).

Cette vaste tertiairisation a permis à Madrid d’accéder au rang de métropole financière européenne et de devenir la troisième ville la plus riche d’Europe en termes de PIB. La ville s’est ainsi hissée au 6e rang des capitales les plus attractives de l’Union européenne, selon Cushman & Wakefield. Le tourisme constitue aussi un pôle économique d’importance. La ville joue sur son image vivante, moderne et attrayante pour captiver un tourisme culturel et festif. La ville de Madrid en 2003 avait un PIB de 79 785 000 000 €, représentant 10 % du revenu national. Les secteurs économiques de la ville, le plus important est le secteur tertiaire ou des services, qui représente désormais 85,09 % de l’économie de la ville. Dans ce secteur comprennent des services financiers (31,91 % du total du PIB) et les entreprises (31,84 % du PIB total). Le reste du PIB est fourni par l’industrie (8,96 % du PIB total), le secteur de la construction (5,93 % du PIB total). L’agriculture a un caractère résiduel, de sorte que contribue seulement 0,03 % du total.

Madrid est le plus grand centre d’affaires en Espagne: En 2008, 72 % des 2000 plus grandes entreprises en Espagne avait son siège à Madrid  Et maintenant, 50,1 % des revenus des 5.000 principales entreprises espagnoles sont générés. par les sociétés dont le siège est à Madrid, ce qui représente 31,8 % d’entre eux [84]. Son économie est aussi tournée vers l’automobile avec le groupe français PSA, la construction navale (composants), l’agroalimentaire, l’industrie plastique, l’électronique, la télécommunication… Elle concentre 50 % des activités de haute technologie en Espagne (universités, centre de recherches, sièges d’entreprises…).

La construction est le secteur le plus dynamique de Madrid, estimée à 8,2 % en 2005. La tendance montre une augmentation de la construction non résidentielle, entraîné par le léger ralentissement de la croissance des prix immobiliers en 2005.

Mais le secteur des services menant l’activité économique de Madrid, avec 85 % du total, et occupe les deux tiers de la population active. Les fonctions administratives traditionnelles, pour accueillir l’administration publique centrale, et financières (Madrid est le foyer de nombreuses entreprises qui opèrent en Espagne et en héberge la moitié du capital financier national), ont rejoint celles liées à transport ou de la force de la ligne Madrid-Barajas. En fait, les principaux centres d’emploi et de contribution au PIB de la ville de Madrid, sont du même aéroport et l’IFEMA, le parc des expositions de la ville, avec ses 4,7 millions de visiteurs annuels est la première exposition en Espagne et un des le plus important en Europe.

De plus, Madrid est devenue l’une des villes les plus visitées en Europe, derrière Paris et Londres et est le premier en Espagne. La ville s’est développée de nombreuses activités pour les touristes, récréatives et culturelles.

Madrid, ainsi que d’un chef de file national dans les foires et expositions sont concernés, est le principal organisateur de la foire en Europe, en tenant compte à la fois les foires internationales, nationales et régionales en termes de superficie louée par leur exposants. Organisation a la première exposition en Espagne, l’IFEMA, qui organise des salons comme FITUR, Madrid Fusion, ARCO, SIMO TCI, le moteur et la Cibeles Madrid Fashion Week.

Vie nocturne

La movida, mouvement culturel créatif, est apparue à la suite de la mort de Franco et a contribué à affirmer le caractère festif de la ville. Le mouvement initial fut favorisé par Enrique Tierno Galván, alors maire de Madrid et figure emblématique de la transition démocratique. Depuis l’operación Luna cependant, initiative de la municipalité et du gouvernement de la communauté autonome madrilène, les bars doivent fermer à trois heures, et les botellones sont interdits depuis 2002 (même s’ils demeurent toujours), ce qui a définitivement mis fin à la movida madrilène.

Les principaux quartiers de la vie nocturne madrilènes sont :

Barrio de Huertas : plaza de Santa Ana, calle de la Cruz, calle del Principe
Barrio La Latina: calle Cava Baja, calle de los Cuchilleros, plaza Mayor, plaza Tirso de Molina
Barrio de Chueca (jeune) : plaza de Chueca
Barrio de Malasaña (jeune) : plaza del Dos de Mayo
Barrio de Lavapiés (populaire): plaza de Lavapiés
Barrio Argüelles/Moncloa/Bulevar (jeune): calle Alberto Aguilera, calle de Sagasta, calle de Luchana
Barrio Salamanca (chic) : calle Jorge Juan, paseo de Recoletos

Achats

Madrid possède un grand nombre de magasins de mode, que ce soit au centre ville ou dans les nombreux centres commerciaux, comme Las Rozas village/Heron City Madrid. La grande chaîne de magasins espagnole, el Corte Inglés, est aussi présente partout à Madrid (Preciados, Princesa, Salamanca, Azca…)

Les principaux quartiers commerciaux sont :

Sol/Preciados: calle Preciados, calle del Carmen, calle Montera, calle de las Carretas
Gran Vía
Chueca: calle de Fuencarral, calle Hortaleza
Salamanca (chic): calle Serrano, calle Claudio Coello, calle Goya
Princesa: calle de la Princesa

Cuisine madrilène
cuisine espagnole, cuisine castillane et cuisine madrilène.

La cuisine locale est riche en charcuteries et produits consistants et s’apparente à celle de toute la Castille. Elle comprend des plats célèbres :

Cocido madrileño (pot-au-feu)
Callos à la madrileña (tripes)

Sports

Le plus célèbre club sportif de la ville de Madrid est l’illustre Real Madrid, considéré comme le plus grand club omnisports du monde par le fait notamment que ses sections football et basketball du club merengue sont toutes deux les plus titrées en Championnat d’Europe des clubs. La section de football réside au stade Santiago Bernabéu. L’autre célèbre club de football de la ville est l’Atletico Madrid, résidant au stade Vicente Calderón.

Madrid fut candidate à l’organisation des Jeux olympiques de la XXXe Olympiade de l’ère moderne en 2012. Le maire José María Álvarez del Manzano fut à l’origine de cette initiative. Alberto Ruiz-Gallardón, son successeur l’a poursuivie mais les Jeux de la XXXe Olympiade de l’ère moderne seront célébrés à Londres. La ville olympique a été choisie et annoncée lors de la 117e session du Comité international olympique (CIO), le 6 juillet 2005 à Singapour, Madrid avait été éliminé au troisième tour.

Madrid a été candidate aux Jeux olympiques d’été de 2016 qui auront finalement lieu à Rio de Janeiro, au Brésil. Madrid se représente pour organiser les Jeux olympique d’été de 2020. Madrid a été désignée « Capitale Européenne du Sport » pour l’année 2001. Tous les ans, au mois de mai, la capitale espagnole accueille le tournoi de tennis du Master de Madrid.

Arrivées du Tour d’Espagne

2008 : Matti Breschel
2007 : Daniele Bennati
2006 : Erik Zabel
2005 : Alessandro Petacchi
2004 : Santiago Pérez (clm)
2003 : Alessandro Petacchi
2001 : Santiago Botero (clm)
2000 : Santos González (clm)
1999 : Jeroen Blijlevens
1998 : Markus Zberg

wikipedia et toute les sources d'information

Tags:

 

Faire un commentaire pour : Madrid