Lisbonne (en portugais : Lisboa) est la capitale et la plus grande ville du Portugal. Considérée comme une « ville mondiale », Lisbonne est également le chef-lieu du district de Lisbonne, du Grand Lisbonne et de la zone métropolitaine de Lisbonne.

Au dernier recensement de 2011, la municipalité a une population de 545 245 habitants, répartis sur une surface de 83,7 km². La zone métropolitaine de Lisbonne compte une population de 2,2 millions d’habitants, soit 27 % de la population portugaise, ce qui en fait la 12e agglomération européenne par la taille. C’est la ville la plus riche du Portugal, avec un PIB par habitant supérieur à la moyenne de l’Union européenne.

Située à l’embouchure du Tage, la municipalité est divisée en 53 freguesias (paroisses civiles ou arrondissements). Elle est limitée par les communes de Odivelas et Loures au nord, Oeiras à l’ouest, Amadora au nord-ouest et l’estuaire du Tage au sud-est. À travers l’estuaire, Lisbonne est au contact des municipalités de la rive sud : Almada, Seixal, Barreiro, Moita, Montijo et Alcochete.


Deux agences européennes ont leur siège à Lisbonne : l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies et l’Agence européenne pour la sécurité maritime, toutes les deux avec des projets de nouveaux sièges à côté du fleuve. La Communauté des pays de langue portugaise est également basée dans la capitale portugaise.

Géographie
Situation géographique

Lisbonne se trouve à la latitude 38 ° 43′ N et à la longitude 9 ° 8′ W, ce qui fait d’elle la capitale la plus occidentale d’Europe continentale. Elle est située à l’ouest du Portugal, sur la côte de l’océan Atlantique, à l’embouchure du Tage. La ville occupe un territoire de 84,7 km². Les limites de la commune, contrairement à ce qui se produit généralement dans les grandes villes, correspondent au périmètre de la ville ancienne. Ceci a entraîné la création de plusieurs communes autour de Lisbonne, comme Loures, Odivelas, Amadora et Oeiras, qui font partie de son agglomération.

Le centre historique de la ville est composé de sept collines, dont certaines ont des rues trop pentues pour permettre la circulation automobile. La ville compte trois funiculaires et un ascenseur, inauguré en 1902. La partie occidentale de la ville est occupée par le parc forestier de Monsanto, un des parcs urbains les plus grands d’Europe avec une surface approchant les 10 km².

Lisbonne est située sur la rive droite de l’estuaire du Tage. Deux ponts relient la ville à la rive sud :

Le pont du 25 Avril, inauguré en 1966 sous le nom de pont Salazar, puis rebaptisé d’après la date de la Révolution des œillets.
Le pont Vasco-de-Gama, inauguré en mai 1998, avec ses 18 km, est le plus long d’Europe et l’un des plus longs du monde.

Au cours des siècles, l’estuaire s’est rétréci progressivement, libérant des terrains qui ont été urbanisés. La municipalité est composée de 53 freguesias (arrondissements disposant d’un conseil élu), la création d’une nouvelle freguesia est en projet, à l’emplacement du Parque das Nações.

Climat

La ville de Lisbonne bénéficie d’un climat méditerranéen influencé par le Gulf Stream. Les étés sont chauds mais sans excès, très secs – les précipitations atteignent en moyenne 6,1 mm en juillet et 6,8 mm en août ; l’ensoleillement à cette période est très fort. Les hivers sont doux et humides, la température moyenne en cette saison est de 16,7 °C, et passe rarement en dessous des 5 °C. L’ensoleillement dure de 2 900 à 3 300 heures en moyenne par an.

Si les précipitations annuelles atteignent environ 800 mm par an, on ne compte qu’une centaine de jours de pluie par an, pour la plupart entre octobre et avril. Il était dit que le climat de Lisbonne était le meilleur et le plus tempéré de toute la péninsule Ibérique, avec peu de jours d’intense chaleur et peu de jours de gel.

Environnement

La ville de Lisbonne plusieurs espaces verts, de tailles variées. Elle a vu naître le premier jardin botanique portugais : le jardin botanique d’Ajuda. La ville possède aussi le grand parc forestier du Monsanto, avec une superficie de 900 hectares sur sept freguesias (Benfica, São Domingos de Benfica, Campolide, Santa Maria de Belém, São Francisco Xavier, Ajuda et Alcântara).

Certains des jardins de la ville sont en cours de restauration. Au niveau de la qualité de l’air, la ville présente un niveau moyen de pollution atmosphérique, mais avec des niveaux d’exposition élevés aux particules en suspension (PM10) dans les grands axes routiers, réduisant l’espérance de vie des Lisbonnais d’environ six mois. La pollution atmosphérique est plus élevée près des principales voies routières.

Jusqu’aux années 1960, la première préoccupation sanitaire de la ville était le niveau élevé de la pollution industrielle, avec des niveaux élevées de soufre et de particules. En janvier 1993, la ville a atteint un niveau de pollution très élevé du à la qualité de l’air et aux conditions atmosphériques. Depuis quelques années, la qualité de l’air à Lisbonne s’est améliorée.

La ville est aussi menacée par la montée des eaux. Les plages de Lisbonne disparaissent, le sable est enlevé par les vagues, il est prévu une augmentation du niveau de la mer d’un mètre et dix centimètres.

Histoire

Du Néolithique à l’Empire romain

Durant le Néolithique, la région est habitée par une branche de la population indo-européenne appelée pré-ibère. Comme ailleurs en Europe atlantique, cette population construit des monuments religieux tels que des mégalithes, des dolmens et des menhirs, encore visibles aujourd’hui aux alentours de la ville. Certains peuples celtes entrent en contact avec les pré-ibères et s’établissent dans la région plus de mille ans avant notre ère, aboutissant ainsi à l’apparition de tribus de langue celte comme les Conii et les Cempsi.

Pendant les Guerres puniques, après la mort d’Hannibal Barca (dont les troupes comprennent des Conii), les Romains décidèrent de priver Carthage de sa possession la plus précieuse : l’Hispanie, nom donné par les Romains à la péninsule Ibérique. Après la défaite carthaginoise face à Scipion l’Africain en Hispanie orientale, la pacification de l’ouest est menée à bien par le consul Decimus Junius Brutus Callaicus.

Il signa un accord avec Olissipo, ancien nom de Lisbonne, pour que celle-ci envoie ses habitants combattre avec les légions romaines contre les tribus celtibères du nord-ouest. En retour, Olissipo est intégrée à l’Empire sous le nom de Felicitas Julia, devenant un municipe de droit romain. L’autonomie politique lui est accordée sur un territoire de 50 km autour de la cité ; les habitants sont exemptés d’impôt et obtiennent la citoyenneté romaine. La ville fait alors partie de la province de Lusitanie dont la capitale est Emerita Augusta (aujourd’hui Mérida). Les attaques des Lusitaniens contre la ville pendant les fréquentes rébellions rendent nécessaire l’érection d’une muraille.

Sous le règne de l’empereur Auguste, les Romains y construisent plusieurs édifices : un grand théâtre, des thermes, situés dans l’actuelle rua da Prata, les temples de Jupiter, de Cybèle et de Téthys, des temples en l’honneur de l’empereur, une grande nécropole sous l’actuelle place de Figueira, un forum et d’autres bâtiments comme les ‘insulae, une zone de logements située entre l’actuelle colline du château et le centre de la ville. Beaucoup de ces ruines sont mises au jour vers le milieu du XVIIIe siècle, avec la mode de l’archéologie née de la découverte de Pompéi.

Olissipo était connue pour son garum, exporté dans des amphores jusqu’à Rome. Le vin, le sel et ses chevaux réputés sont les principaux produits d’exportation de la ville. Elle prospère avec la disparition de la piraterie et les progrès techniques qui permettent l’expansion du commerce avec les nouvelles provinces romaines de Bretagne et de la région du Rhin, ainsi qu’avec les populations de la vallée du Tage. La cité est régie par une oligarchie dominée par deux familles, les Julii et les Cassii.

Le plus célèbre Romain ayant résidé à Lisbonne est Sertorius, ancien partisan de Marius et en lutte contre le dictateur Sylla. La majorité des habitants parle le latin, avec des minorités de commerçants grecs et d’esclaves. La ville est reliée par la route à deux autres villes, Bracara Augusta (aujourd’hui Braga) et Emerita Augusta, (aujourd’hui Mérida).

La conquête musulmane

Lisbonne est prise par les Maures vers 719 et est rebaptisée al-ʾIšbūnah, الأشبونة en arabe, sous le gouvernement desquels la ville prospère. Les Maures, qui étaient des musulmans du nord de l’Afrique et du Proche-Orient, construisent plusieurs mosquées, des habitations et les murailles de la ville, actuellement appelées Cerca Moura. La ville abrite une population mélangée de chrétiens, de berbères, d’arabes, de juifs et de saqālibas.

L’arabe est imposé comme langue officielle. Le mozarabe reste parlée par la population chrétienne. L’islam est la religion officielle, pratiquée par les Maures et les muladís, alors que chrétiens et juifs peuvent pratiquer leur religion, en qualité de dhimmis’, à condition d’acquitter la djizîa.

Le nom de l’Alfama, le quartier le plus ancien de Lisbonne, dérive de l’arabe al-hamma. En 858, Lisbonne est pillée pendant treize jours par le chef viking Hasting. Pendant la période dite des taifas, Lisbonne appartient à la taifa de Badajoz, et est dirigée par Sabur al-Saqlabi.

En 1147, pendant la Reconquista, un groupe de chevaliers français, anglais, allemands, et portugais, conduits par Alphonse Ier, assiègent et prennent Lisbonne. La reconquête du Portugal et le rétablissement du christianisme forment un des événements les plus significatifs de l’histoire lisbonnaise.

L’arabe ayant son statut de langue officielle cesse peu à peu d’être utilisé dans la vie quotidienne. La population musulmane est expulsée, tandis que les mosquées sont transformées en églises. Seul le quartier de la Mouraria, qui tire son nom des Maures, conserve une population musulmane jusqu’au XVIe siècle.

Du Moyen Âge à l’Empire portugais

Lisbonne reçoit son premier for, statut juridique de protection royale (en portugais aforamento) en 1179. Elle devient la capitale du Portugal en 1255, grâce à sa situation centrale sur le territoire portugais. Pendant les derniers siècles du Moyen Âge, la ville connaît un fort développement et devient un centre économique important.

En 1290, Denis Ier fonde une école universitaire appelée Estudo Geral (Étude Générale), devenue l’université de Coimbra, transférée à plusieurs reprises dans cette dernière ville pour s’y fixer de manière définitive au XVIe siècle.

Les expéditions maritimes portugaises des Grandes Découvertes partirent pour la plupart de Lisbonne entre le XVe et le XVIIe siècle, y compris l’expédition de Vasco de Gama vers les Indes, en 1497. Le XVIe siècle est l’âge d’or de Lisbonne. La ville s’impose comme centre du commerce européen avec l’Extrême-Orient, tout en recevant l’or du Brésil.

Après l’intégration du Portugal à la Couronne de Philippe II d’Espagne en 1580, il est envisagé d’installer la cour royale à Lisbonne, mais c’est finalement à Madrid que se fixe la capitale. Les principaux troubles de la restauration de 1640, qui aboutissent à l’indépendance du Portugal, sont observés à Lisbonne. Le 26 janvier 1531, la ville subit un violent séisme qui fait des milliers de victimes. Au début du XVIIIe siècle, pendant le règne de Jean V, la ville se dote d’une infrastructure remarquable pour l’époque, l’aqueduc des Eaux libres.

Le 1er novembre 1755, Lisbonne est détruite par un tremblement de terre, suivi d’un raz-de-marée et d’incendies, qui tuent entre 60 000 et 90 000 habitants et détruisent 85 % de la ville. Voltaire écrit le Poème sur le désastre de Lisbonne après cette catastrophe et mentionne le séisme dans son roman Candide, en 1759 ; sa critique de l’optimisme pourrait avoir été inspirée par cet événement.

Après le séisme de 1755, la ville est reconstruite selon les plans du marquis de Pombal, d’où le nom de Baixa Pombalina donné au centre de la ville. Au lieu de reconstruire la cité médiévale, le marquis de Pombal décide de détruire ce qui a résisté au séisme et de rebâtir la ville selon les principes de l’urbanisme de l’époque. Le quadrillage adopté sur les plans de reconstruction permit de concevoir les places de Rossio et de Terreiro do Paço, cette dernière avec une très belle arcade ouverte sur le Tage.

XIXe et XXe siècles

Au début du XIXe siècle, le Portugal est envahi par les troupes françaises de Napoléon Ier, obligeant le roi Jean VI à s’enfuir dans la colonie du Brésil. Lisbonne souffre particulièrement de cette invasion au cours de laquelle de nombreuses propriétés sont pillées par les Français. Durant la guerre civile portugaise, de 1828 à 1834, la ville vit intensément les luttes libérales et l’ouverture des premiers cafés et théâtres. En 1879 est créée l’Avenida da Liberdade qui permet à la métropole portugaise de s’étendre au-delà de la Baixa.

Le 1er février 1908, la Praça do Comércio est la scène d’un régicide, deux membres de la famille royales sont tués, le roi Charles Ier et de son fils et héritier Louis-Philippe de Bragance, auxquels s’ajoute un blessé, Manuel de Bragance qui devient par la suite roi de Portugal26. En 1909, les ouvriers de Lisbonne organisent de grandes grèves. En 1910, les Lisbonnais se soulèvent contre la monarchie, la population forme des barricades dans les rues et distribue des armes. Le reste du pays suit la révolte, bien que le pays reste profondément agricole, catholique et conservateur. Le 5 octobre est proclamée la première République Portugaise.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lisbonne est un des rares ports neutres de l’Europe atlantique et la ville devient une porte de sortie pour les réfugiés vers les États-Unis ainsi qu’un nid d’espions. En 1940, la ville est choisie par l’Estado Novo pour recevoir l’Exposition du Monde Portugais, du 23 au 2 juin 1940.

C’est à Lisbonne qu’est déclenchée, en 1974, la Révolution des œillets qui met fin au régime dictatorial de Salazar, instauré en 1928. En 1985 est signé le Traité d’Adhésion à la Communauté économique européenne, dans le monastère des Hiéronymites. Le 25 août 1988, un violent incendie ravage le centre historique de Lisbonne, plus exactement le quartier du Chiado, fait 72 blessés et bouleverse la vie quotidienne et économique dans ce secteur pendant dix années29. Lisbonne est Capitale européenne de la culture en 1994.

L’Expo ’98 coïncide avec la commémoration du 500e anniversaire du voyage sur la Route des Indes de Vasco de Gama. Cet événement est l’occasion d’une restructuration profonde de la ville, avec la suppression d’une friche industrielle pour laisser la place à l’exposition internationale.

La stratégie de Lisbonne est un accord de l’Union européenne concernant des mesures pour l’amélioration de l’économie européenne, signé en 1999.

Lisbonne contemporain


Du 28 décembre 2004 au 1er janvier 2005, Lisbonne accueille la 27e rencontre annuelle de la communauté de Taizé, un événement qui a rassemblé 40 000 jeunes.

La stratégie de Lisbonne est un accord de l’Union européenne sur des mesures de revitalisation de l’économie de l’Union, signée à Lisbonne en mars 2000. En octobre 2007, la capitale accueille, dans le monastère des Hiéronymites, le sommet 2007 de l’Union européenne, où est conclu un accord concernant un nouveau modèle de gouvernement de l’union. Le traité de Lisbonne est signé le 13 décembre 2007 et entre en vigueur le 1er décembre 2009.

Le 3 novembre 2005, Lisbonne accueille, dans le Pavilhão Atlântico, les récompenses européennes de musique de MTV. La ville est deux fois, en 2006 et 2007, le point de départ du rallye Dakar et l’épreuve de 2008 doit avoir pour départ Lisbonne une fois de plus, mais à la suite de l’annulation du rallye, aucune compétition n’a lieu. Le festival Rock in Rio choisit la capitale portugaise pour accueillir les éditions 2004, 2006, 2008 et 2010, d’autres éditions étant prévues à Lisbonne bien que l’édition de 2011 ait lieu à Rio de Janeiro.

Le 7 juillet 2007, la capitale est le lieu du dévoilement des Sept nouvelles merveilles du monde, dans le Estadio da Luz ; l’événement est diffusé dans le monde entier avec des millions de personnes à l’audience. Au même moment, sont dévoilées les Sept merveilles du Portugal.

Déclin démographique du Vieux-Centre

Depuis les années 1980, malgré l’augmentation du nombre de logements dans la périphérie de la ville, la population de Lisbonne connaît un déclin important. Ce déclin démographique dans le cœur de Lisbonne se traduit par l’abandon des immeubles dans des quartiers célèbres et historiques tels que le Chiado, la Baixa ou encore l’Alfama.

Les deux plus grandes villes du Portugal, Lisbonne et Porto, sont parmi les villes de l’Union européenne qui se sont le plus vidées de leur population depuis la fin du XXe siècle et qui affichent la plus forte proportion d’habitants de plus de 65 ans.

En trente ans, la capitale a perdu près de 300 000 habitants. Le centre de Lisbonne compte plus de 4 000 immeubles désaffectés. Dans la plupart des cas est en cause l’impossibilité pour les propriétaires de rénover les bâtiments en raison de la réforme de Salazar datant des années 1950, qui maintient les loyers très bas. Entre le moment de l’annonce de sa revitalisation au début de 2009 et le 11 octobre de la même année, le quartier de la Baixa, qui avait été reconstruit après le tremblement de terre de 1755, n’avait connu que soixante-dix permis de rénovations.

Selon une estimation de la municipalité, 700 millions d’euros sont nécessaires d’ici 2020 pour rénover et redonner vie au quartier de la Baixa qui est particulièrement dégradé. En 1988, la ville est touchée par un grand incendie qui détruit une partie du quartier historique du Chiado, dont la reconstruction est actuellement terminée, permettant la réhabilitation du quartier. Grâce au titre de capitale européenne de la culture en 1994, les quartiers de l’Alfama et de Mouraria ont connu l’assainissement de plusieurs logements insalubres et ainsi que la rénovation de nombreux palais et musées.

Économie

Lisbonne est la ville la plus riche du Portugal avec un PIB par habitant supérieur à la moyenne européenne. Le Port de Lisbonne est le port le plus actif de la côte atlantique européenne. Il est équipé de trois quais pour les bateaux de croisière : Alcântara, Rocha Comte Obidos et Sainte Apolónia. D’autre part, la ville a plusieurs ports secondaires, comme à Belem, Saint Amaro, Bom Sucesso, Alcântara et Olivais.

De plus, la capitale portugaise comporte la 35e rue commerçante la plus chère au niveau mondial, il s’agit de l’Avenida da Liberdade, la principale artère de Lisbonne. Lisbonne, par son statut de capitale du Portugal, a une économie fondée sur les services. La majorité des sièges des multinationales représentées dans le pays sont situés à Lisbonne.

Le secteur métropolitain de Lisbonne est hautement industrialisé, spécialement dans les secteurs du raffinage de pétrole, l’industrie textile, les chantiers navals, la sidérurgie et la pêche.

Pour la décennie de 2010, Lisbonne prépare de nombreux investissements, y compris la construction d’un nouvel aéroport, un nouveau pont sur le Tage, la construction d’un hôpital central, une ligne de LGV entre Madrid et Lisbonne, la restauration de la partie principale de la ville (entre Marquês de Pombal et le Terreiro de Paço), la création de nouvelles pistes cyclables et d’autres.

Transports
Métro, tram, train et autobus

La ville dispose d’un réseau ferroviaire urbain et suburbain avec huit lignes (quatre pour le métropolitain et quatre pour le train suburbain77) et 118 gares (48 pour le métropolitain et 70 pour le train suburbain). Les principales gares de chemin de fer sont la Estação do Oriente, réalisé pour l’Expo ’98 par l’architecte Santiago Calatrava, la Cais do Sodré, la Santa Apolónia et celle du Rossio, construite en style néo-manuelin et inaugurée en 1890, sont les principales gares de Lisbonne.

Le métro de Lisbonne est un des plus intéressants et beaux d’Europe, avec celui de Paris et celui de Moscou, par la décoration et l’exposition d’art contemporain de ses gares.

Son exploitation a démarré en 1959 avec une ligne et aujourd’hui il comporte quatre lignes, 46 stations et 39,6 kilomètres de voies. Le métro de Lisbonne se caractérise par la décoration soignée de ses stations les plus récentes. Il a transporté 165,8 millions de passagers en 2008.

L’exploitation des autobus et des trams est gérée par l’entreprise Carris. La capitale portugaise maintient cinq lignes d’elétrico, témoignage d’un réseau qui fut beaucoup plus étendu, L’elétrico reste le moyen de transport le plus traditionnel du centre de la ville. Trois d’entre elles fonctionnent encore avec d’anciens véhicules modernisés, dites remodelatos. Les trams jaunes assurent le service public, les trams rouges le service touristique. La ligne 15, qui relie la Praça da Figueira à Algés, utilise des trams modernes composés de plusieurs voitures avec des planchers bas.

Sports

Les clubs sportifs du Sporting Clube de Portugal et du Benfica Lisbonne tiennent un rôle important dans les championnats portugais et européens. Les Belenenses est un autre club sportif important de la capitale, avec une grande tradition dans le sport portugais. Le football est le sport le plus populaire à Lisbonne.

Les clubs de football les plus importants de Lisbonne sont le Benfica Lisbonne, le Sporting Portugal et les Belenenses.

Le Benfica Lisbonne siège dans l’Estádio da Luz, avec cinq étoiles de l’UEFA, qui possède plus de 65 000 places. Le Benfica a gagné deux fois la Ligue des champions de l’UEFA, le titre de football le plus prestigieux en Europe, et est allé en finale à plusieurs reprises. Les couleurs de l’équipe sont le rouge et le blanc. Ses joueurs les plus célèbres sont Eusebio, Rui Costa, Nuno Gomes et autres.

Le Sporting Portugal siège dans l’Estádio José Alvalade XXI, aussi un stade cinq étoiles, qui possède plus de 50 000 places. Le Sporting a gagné la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe de football une fois et a été finaliste de la Ligue Europa, finale perdue en 2005 alors qu’elle se déroulait dans son propre stade. Les couleurs de l’équipe sont le vert et le blanc. Les joueurs les plus célèbres sont Luís Figo, Cristiano Ronaldo, Nani, Quaresma et autres.

Les Belenenses siège dans l’Estádio do Restelo, qui possède 25 000 places. Le stade est situé dans la freguesia de Santa Maria de Belém. La ville possède aussi d’autres équipes de football mais au niveau moins élevées qui sont le Carcavelinhos FC, l’Athlétique Club du Portugal et le CD Olivais e Moscavide.

Le football en salle est le second sport le plus populaire à Lisbonne, qui a quatre équipes en première ligue. Les trois grandes équipes sportives, le CF Belenenses, Benfica Lisbonne et le Sporting Portugal sont des équipes professionnelles, tandis que le SL Olivais est une équipe amateur.

Le handball gagne en popularité au Portugal ainsi que dans la capitale, la ville a été le siège du Championnat du monde de handball masculin 2003, lequel fut disputé dans le Pavilhão Atlântico. Les Belenenses, Benfica et Sporting ont des équipes professionnelles, qui jouent en première division. Le basket-ball professionnel a des partisans à Lisbonne, avec le Benfica et le Belenenses comme équipes représentant la ville.

Le Rink-Hockey, très populaire grâce aux 15 titres mondiaux de la sélection nationale, voit s’illustrer particulièrement l’équipe du Benfica. On pratique également à Lisbonne le nautisme, le golf, le cyclisme, et bien d’autres sports.

Lisbonne est candidate à l’organisation des jeux olympiques d’été de 2020.

Culture

Épicentre des découvertes, et capitale d’un vaste empire depuis le XVe siècle, la ville a depuis longtemps été le point de rencontre de diverses cultures. En maintenant des relations étroites avec les anciennes colonies portugaises désormais indépendantes, Lisbonne est une ville cosmopolite.

Depuis qu’elle a été capitale européenne de la culture en 1994, Lisbonne a accueilli une série d’événements internationaux, comme l’Expo 1998 ou encore l’Euro 2004, qui ont eu un grand impact dans le développement des activités culturelles et de leurs infrastructures. Plusieurs grandes manifestations comme la Gymnaestrada, le MTV Europe Music Awards et le Rally Dakar, ou le 50e anniversaire de la Tall Ships’ Races sont passées par Lisbonne.

Ainsi, le passage au XXIe siècle a vu les salles de théâtre et de cinéma se multiplier tout comme les constructions de pavillons d’exposition, de musées, d’équipements sportifs, et autres. Le développement de l’économie lisboète a entraîné conséquemment une explosion de marketing et de mécénat. Les grandes salles de spectacle, les musées et d’autres institutions exhibent aujourd’hui les logos des plus grandes entreprises du pays et de multinationales.

Événements

À Lisbonne, les saisons sont marquées par différents événements culturels. Le carnaval a lieu dans les écoles et pour les enfants en bas âge, dans les centres de loisirs et dans le Bairro Alto. En mars, des athlètes de tous les pays et des dizaines de milliers de participants traversent le pont du 25-Avril lors du semi-marathon de Lisbonne.

Durant le mois de juin, se déroulent les festivités populaires des vieux quartiers de Lisbonne tels que l’Alfama, Madragoa, Mouraria, Castelo et autres, qui sont décorés avec des arches de fleurs. Sur chaque place, dans chaque rue, des groupes de voisins et des associations récréatives improvisent des stands dans lesquels ils vendent des sardines grillées, des sucreries traditionnelles, du vin et d’autres spécialités. Toutes les nuits, pendant les fêtes, on entend de la musique populaire mais aussi de la musique Pimba qui incarne le personnage traditionnel qui symbolise le Portugais par excellence, avec ses défauts et aspirations.

La nuit de Santo António, le soir du 13 juin, est l’apogée des festivités. Des centaines de milliers de personnes se pressent dans les rues et font de ce jour la plus grande fête du Portugal, surpassant les fêtes de réveillon de fin d’année. En début de soirée, des groupes traditionnels défilent dans l’Avenida da Liberdade où chaque quartier rivalise pour gagner le prix de la meilleure chorégraphie. Après cela, la foule se dirige vers les vieux quartiers pour manger, boire et danser au son de musiques populaires et modernes jusqu’au lever du jour.

L’été venu, il y a des festivals pour tous les goûts et de toutes dimensions. Il existe tous les deux ans, le Rock in Rio Lisboa. En septembre ont lieu le semi–marathon de Lisbonne, au cours duquel des dizaines de milliers de personnes traversent le pont Vasco de Gama. En automne a lieu le festival DocLisboa et le Festival de Cinéma gay et lesbien de Lisbonne. En 2006, 2007 et 2008, l’année a commencé avec le départ du rallye Dakar depuis Belém.

Quartiers historiques et monuments

Baixa

La Baixa pombalina est le cœur de la ville. Elle occupe la partie de l’ancienne ville qui a été détruite par le tremblement de terre de Lisbonne de 1755. Sa planification urbaine, un quadrillage de rues et des bâtiments semblables dans un style pombalin, est due au marquis de Pombal. Le quartier est en pleine réhabilitation urbaine, c’est aussi le plus grand quartier commercial de Lisbonne. L’un des monuments les plus visités de la Baixa est l’Ascenseur de Santa Justa.

On y trouve les plus belles places de la ville comme la Praça dos Restauradores, la Praça Dom Pedro IV avec le théâtre National Dona Maria II, la Praça da Figueira et, la plus célèbre, la Praça do Comércio.

Chiado

Le Chiado est le quartier chic du vieux Lisbonne, il est situé entre la Baixa pombalina et le Bairro Alto. Un grand incendie l’a partiellement ravagé le 25 août 1988, Alvaro Siza fut architecte pour la reconstruction.

Dans ce deuxième quartier, se situent le célèbre café A Brasileira, fréquenté jadis par Fernando Pessoa dont la statue en bronze décore la terrasse, la salle d’opéra Teatro Nacional de São Carlos ainsi que le couvent des Carmes, l’église la plus grande de Lisbonne avant le tremblement de terre de 1755.

Alfama

L’Alfama est un quartier aux rues étroites, qui a survécu au séisme de Lisbonne. C’est le berceau d’un style musical portugais : le fado. Dans l’Alfama se trouvent la majorité des cafés-concerts de fado, où l’on peut écouter les chansons autour d’un verre ou d’un dîner. Comparé au Bairro Alto, l’Alfama est un quartier beaucoup plus tranquille. On y trouve aussi la cathédrale ainsi que le château Saint-Georges. Ce quartier est considéré comme l’âme de la ville.

Bairro Alto

Le Bairro Alto est un des quartiers du centre de Lisbonne, à proximité des quartiers du Carmo et du Chiado. Il était autrefois appelé Vila Nova dos Andrades. C’est un secteur commercial, de divertissement et résidentiel.

Construit à la fin du XVIe siècle suivant un plan plus ou moins octogonal, le Bairro Alto est un des quartiers les plus pittoresques de la ville. Actuellement, le Bairro Alto est le lieu de réunion des jeunes de la ville et l’une des principales zones de loisirs nocturnes.

Dans ce quartier se concentrent généralement les groupes de tribus urbaines, qui possèdent des établissements et des lieux de réunion propres. Le fado y survit encore. Les gens qui fréquentent le Bairro Alto de nuit sont un mélange de locaux et de touristes.

On y trouve également une partie de la population gay, qui se partage entre bars gays et bars traditionnels.

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