Lima (prononcé [lima]) est la capitale et la principale ville du Pérou. Elle est aussi le chef-lieu de la région de Lima. Située sur la côte centrale du pays, au bord de l’océan Pacifique, Lima s’étend sur les vallées de trois fleuves : Rimac, Chillón et Lurín.

Avec une agglomération d’environ dix millions d’habitants, Lima est la cinquième plus grande ville en Amérique latine, derrière les villes de Mexico, São Paulo, Buenos Aires et Rio de Janeiro. Ses habitants s’appellent les Liméniens (Limeños) ou Liméniennes (Limeñas).

Lima fut fondée le 18 janvier 1535 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro, sous le nom de « la Ciudad de los Reyes » (« la Cité des Rois »). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822.


Lima est actuellement le centre commercial, financier, culturel et politique du Pérou et concentre en même temps deux tiers de l’activité industrielle du pays. Lima dispose également du plus grand aéroport du pays, l’aéroport international Jorge Chávez, qui dessert les principales villes de l’Europe, des États-Unis et de l’Amérique latine.

La ville de Lima conserve un patrimoine architectural important allant de l’époque coloniale au XXe siècle et, à ce titre, le centre-ville de Lima a été classé patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. À nos jours, la province de Lima est divisée en 43 districts, dont les plus célèbres sont Miraflores, La Molina, San Isidro, Barranco et Los Olivos.

Toponymie

Le toponyme de Lima tire ses origines dans le nom de la vallée qu’elle occupe depuis sa fondation. Selon plusieurs hypothèses, la région actuelle de Lima était autrefois surnommée Ychma par ses habitants originaux. Au XVe siècle, avant même l’occupation de la vallée par les Incas, il y avait également un oracle très célèbre que les visiteurs appelaient souvent Rimaq (prononcé ['limaq] selon la tendance au labdacisme du quechua côtier, ou [rimaq] en quechua de Cuzco). Ce nom est issu de la racine quechua *-rima, tiré du verbe rimay (parler), et du radical –q du participe présent, et dont le sens final se traduit en français comme « celui qui parle » ou « parleur ». Il est certain que cette expression métaphorique était attribuée à la divinité et à la vallée où se trouvait l’oracle et qu’elle expliquait concrètement les pouvoirs divinatoires de celle-ci du point de vue des autochtones.

Avec la colonisation espagnole, plusieurs sanctuaires incas et indigènes furent détruits, dont celui de l’oracle dit alors « huaca de Santa Ana» qui fut remplacé par l’actuelle église de Santa Ana. Ironiquement, le nom quechua « Limaq » persista dans l’usage local, mais cette fois pour désigner tout l’ensemble de la région. En même temps, d’autres graphies espagnoles telles que Limac ou Lyma coexistèrent pour nommer la nouvelle « Cité des rois » (Ciudad de los Reyes), appellation pour rendre hommage aux rois d’Espagne.

Certains auteurs soutiennent enfin que le nom Lima finit par s’implanter définitivement suite à un phénomène normal d’adaptation phonologique chez les colons hispanophones de la vice-royauté du Pérou. Cette hypothèse suggère en outre que les locuteurs avaient tendance à supprimer toutes les consonnes occlusives finales à l’intérieur des toponymes comme Pachacama (Pachacamac) ou Requep (Reque).

Géographie

Site

La ville comprend les vallées des rivières Chillón, Rímac et Lurín. Avec une superficie de 2 664,67 km², Lima est considérée comme étant la ville la plus étendue sur un désert, avant Le Caire. La ville de Lima est également entourée de montagnes, au pied de la cordillère des Andes, qui font que la vapeur d’eau de mer est concentrée dans l’atmosphère de la ville.

Urbanisme

Le centre historique de la ville correspond à un centre géographique de l’agglomération. Au XIXe siècle, les murailles de la ville ont été démolies, et les classes supérieures ont progressivement quitté le centre historique pour aller de plus en plus au sud, jusqu’à intégrer les stations balnéaires de Miraflores et de Barranco.

À partir des années 50, l’exode rural et la croissance de la population locale ont fait exploser les limites de la ville. En 2003, avec l’arrivée du maire Castañeda Lossio, une nouvelle division officieuse de Lima a été établie. D’un côté, le Lima Moderne comprend les quartiers d’un centre de la ville hypertrophié, qui comprend le centre historique, et tous les quartiers situés au sud du Rimac construits jusqu’aux années 80, comme les quartiers de San Isidro ou Miraflores, ainsi que les expansions de quartiers résidentiels pavillonnaires comme Santiago de Surco ou San Borja. Ensuite, les trois « cônes » de peuplement issus de l’exode rural, Lima Norte, Lima Sur et Lima Este. Ces dernières années, la croissance économique du gouvernement Toledo a permis une amélioration du niveau de vie dans ces quartiers périphériques, et l’on assiste aujourd’hui à un boom commercial à travers l’implantation de grands centres commerciaux dans des quartiers qui, il y a 10 ans, étaient encore seulement des bidonvilles. Cependant, au nord, à l’est et au sud de la ville, de nouveaux quartiers de fortune voient le jour chaque année.

La capitale du Pérou est l’une des métropoles les plus polluées d’Amérique latine. Ce fait est essentiellement dû au type de carburant mis en vente dans les stations-service de Lima. On compte différents types d’essences dans les stations services : l’essence 84, 90, 95 et 97 et gaz (GLP, GNV). Ces chiffres correspondent à l’indice d’octane.

Climat

La ville de Lima bénéficie d’un climat subtropical désertique avec une pluviométrie annuelle de seulement 5 à 6 millimètres. Par contre l’air présente une humidité relative très élevée. Celle-ci atteint même les 100% de juin à décembre. La chaleur quant à elle est très modérée pour une ville située au niveau de la mer et à une latitude aussi proche de l’équateur. Les maximales avoisinent les 26 °C en été et les 19 °C en hiver. Les minimales avoisinent les 19 °C en été et les 12 °C en hiver.

La ville doit son climat atypique à la double influence des eaux froides du courant de Humboldt qui longent la côte péruvienne et à la proximité de la chaîne de la cordillère des Andes.

Le courant de Humboldt qui longe la côte péruvienne en hiver refroidit l’air chaud tropical. Des nuages très bas (moins de 500 m au-dessus du niveau du sol) et épais se forment alors et font écran aux radiations solaires. Lima a seulement 1284 heures d’ensoleillement par an, 28,6 heures en juillet et 179,1 heures en janvier, des valeurs exceptionnellement basses, compte tenu de la latitude.

La barrière montagneuse de la cordillère des Andes ne permet pas à l’air refroidi par le courant marin et aux nuages bas de circuler. Par ailleurs les cumulonimbus, des nuages à développement vertical souvent porteurs de grosse pluie, ne peuvent pas se développer en raison de l’absence de convection thermique de l’air.

Histoire

La ville a été fondée par Francisco Pizarro le 18 janvier 1535, avec le nom de « Cité des rois » (Ciudad de los Reyes), toutefois, avec le temps a persisté son nom original qui provient de la langue quechua (rimaq ['li.maq'], bavard) par sa rivière, le Rímac. Sur les premières cartes du Pérou, on peut conjointement voir le nom de Lima et celui de la Ville des Rois. Elle devient la principale place forte du pouvoir hispanique au Pérou. L’urbanisme de Lima servit de modèle dans l’Amérique du Sud espagnole durant la période coloniale.

Économie

31 de marzo de 2010 – Vista desde Santa Beatriz, Lima Des industries de production de véhicules motorisés, de textile, de papier, de peinture et agroalimentaires sont implantées à Lima. Le quartier populaire de La Victoria abrite le centre commercial textile le plus grand d’Amérique latine, Gamarra, qui est le cœur de l’économie textile à l’échelle nationale. La ville est le siège de nombreuses entreprises minières et de l’industrie de la pêche, le Pérou étant le premier producteur mondial de farine de poissons et le deuxième pour le volume des prises. La cité est souvent le lieu d’implantation des multinationales à l’échelle des pays andins. Le centre financier se trouve à San Isidro, surtout autour de la voie express qui traverse le quartier. Le centre d’accueil touristique et de la vie nocturne se trouve à Miraflores, plus au sud. Ces dernières années, avec la stabilité économique, le tourisme d’affaires s’est beaucoup développé à Lima, et la ville fut le siège du congrès de l’APEC en 2008.

Éducation

Universités

Lima est le principal centre culturel du Pérou et l’un des plus importants en Amérique du Sud. Plusieurs établissements de l’enseignement supérieur, qui sont concentrés à Lima, sont reconnus sur le plan international. La ville compte actuellement 46 universités. La plus prestigieuse est l’Université nationale de San Marcos, la première université du Pérou et la plus ancienne du continent américain.

Certaines universités publiques, qui jouent aussi un rôle important dans l’enseignement et la recherche scientifique, sont : l’Université nationale d’ingénierie (fondée en 1876), l’Université nationale del Callao, l’Université nationale Federico Villareal, l’Université nationale agraire La Molina et l’Université nationale d’éducation Enrique Guzmán y Valle (appelée aussi La Cantuta).

L’Université catholique pontificale du Pérou, fondée en 1917, devient la première université privée du pays. Par ailleurs, il existe un grand nombre d’autres universités situées à Lima, telles que l’Université Inca Garcilazo de la Vega (fondée en 1964), l’Université ESAN, l’Université de Piura, l’Université du Pacifique, l’Université de Lima, Université péruvienne Cayetano Heredia, l’Université péruvienne des sciences appliquées, l’Université scientifique du Sud, l’Université San Ignacio de Loyola et l’Université Ricardo Palma, entre autres.

Administration

La maire actuel de Lima est Susana Villarán, élu en 2011. L’organisation administrative de la ville est très particulière. Le maire de Lima est à la fois maire du district de Lima, le centre-ville, dont le code postal est Lima 1, et le maire des 41 autres districts de la ville. Sur le district du centre, il a tous les pouvoirs d’un maire, tandis que sur le territoire de la municipalité métropolitaine, il s’occupe principalement des grandes œuvres de voirie, de circulation et de transport. Les 41 autres maires sont responsables de la police municipale de leur district, du ramassage des ordures et de l’entretien de la voirie.

Transport

Transport aérien

À Lima se trouve l’Aéroport international Jorge Chávez, localisé à El Callao. C’est le terminal le plus important du pays dans lequel il y a beaucoup de trafic aérien national et international. En mouvement annuel de passagers c’est actuellement un des plus importants de l’Amérique latine et est le centre d’opérations (hub) de plusieurs lignes aériennes. Les élargissements et les retouches, qui s’effectuent dans son infrastructure (année 2008), prévoient l’extension de leurs services pour accueillir les 10 millions de passagers selon la société concessionnaire Lima Airport Partners. La cité de Lima possède aussi cinq autres aérodromes comme la Base Aérienne Las Palmas localisée dans le district de Santiago de Surco, d’utilisation exclusivement militaire ; l’Aéro-club de Collique, localisé dans le district de Comas, utilisé par l’aviation générale et pour l’instruction de pilotes d’aviation commerciale ; et autres voies d’atterrissage pour avions moindres dans les stations balnéaires de Saint María del Mer, San Bartolo et Chilca. Ils sont utilisés principalement pour les sports.

Transport maritime

Concernant le fret maritime, le port d’El Callao concentre la plupart du transport maritime national. Actuellement, il mobilise plus d’un million de conteneurs à l’année, ce qui en fait le port accueillant le plus grand mouvement de chargement de la côte ouest de l’Amérique du Sud.

Pour ce qui est du transport maritime de passagers, les éventuels bateaux croisières peuvent s’ancrer dans le port d’El Callao à proximité de Lima.

Transport ferroviaire

Ce chemin de fer-ci fut la première ligne ferroviaire d’Amérique du Sud, appelée « Ferrocarril central andino » ; il a été créé le 17 mai 1851 ; et est actuellement un train de passagers et de chargement. Il relie le port du Callao avec la ville de Lima puis traverse presque 200 km dans la montagne péruvienne, pour arriver d’abord à la ville de Huancayo et ensuite continuer l’itinéraire jusqu’à la ville de Huancavelica.

Le voyage dans ce chemin de fer est toute une aventure, puisqu’après après avoir traversé le port du Callao au même le niveau de la mer, le train arrive à la gare « Desamparados » au centre de la ville de Lima. Il continue ensuite tout en montant jusqu’à une altitude de presque 5000 m. Après, l’itinéraire redescend vers les villes de la montagne péruvienne. De ce fait, il est considéré comme la deuxième ligne de chemin de fer la plus haute de la planète.

Transport routier

Les routes les plus utilisées actuellement à Lima sont celles qui vont vers les villes du nord et du sud du pays. Il y a une route pour arriver à l’Atlantique brésilien en utilisant d’abord la route « panamericana » et ensuite la récemment inaugurée « route interoceanica ». Par sa localisation dans le centre du littoral péruvien, Lima est le point de confluent des principales routes du pays.

Transport urbain

Autobus

Dans toute la ville existent plus de 400 itinéraires de transport urbain, qui sont offerts par autobus, minibus, coasters, « combis » et « mototaxis ». Ce système se caractérise par le manque de renouvellement des véhicules. Dans plusieurs cas, les services effectués sont informels et les itinéraires flexibles. Les camionnettes rurales telles que les « combis » et les « mototaxis » constituent le moyen de transport public typique pour les trajets courts. En particulier dans la périphérie de la ville, si bien que les itinéraires de quelques « combis » couvrent presque tout le secteur métropolitain. Cependant, le service est déficient par rapport aux standards de sécurité et de confort. De ce fait, la préfecture de la ville envisage le remplacement de ces véhicules par des autobus modernes et le renouvellement des itinéraires pour 2014.

« El Metropolitano »

Le Système Métropolitain de Transport, connu comme « El Metropolitano », est un système de transport urbain qui a des voies ségréguées et des gares d’autobus articulés, sur les principaux axes de la ville. Cette voie ségréguée est longue de 26 kilomètres, sans compter les itinéraires effectués par les autobus de rabattement. Ce système est semblable au TransMilenio de Bogota.

Métro

Le métro de Lima devrait devenir, à terme, le principal système de transport lourd et rapide de Lima. Le système a 5 lignes de prévues, mais actuellement il n’existe qu’une seule ligne presque totalement élevée, appelée Ligne 1. Elle couvre un total de 22 km depuis le sud de la ville jusqu’à l’Hôpital 2 de Mayo dans l’Avenue Grau, dans le Centre de Lima, en traversant les districts métropolitains de Villa El Salvador, Villa María del Triomphe, San Juan de Miraflores, Santiago de Surco, Surquillo, San Borja, San Luis, Là Victoria et Cercado de Lima.

En juillet 2011 ont débuté les travaux d’extension de la ligne 1, pour une longueur de 10 km vers le district plus peuplé de Lima (San Juan de Lurigancho). Il est prévu que la totalité de la ligne 1 soit en fonctionnement au début de l’année 2014.

Lieux et monuments

Presque tous les monuments remarquables se trouvent dans le centre historique, y compris l’université nationale Majeure San Marcos (1551) qui est la plus ancienne d’Amérique. Dans le centre-ville, appelé aussi le Cercado en référence aux murailles qui entouraient la ville au XVIIIe siècle, on trouve par exemple le palais Torre-Tagle, actuel siège du ministère des Affaires étrangères péruvien, et le meilleur exemple de l’architecture créole de Lima, largement inspirée par l’Andalousie, et d’autres grandes demeures seigneuriales, comme la Maison Riva-Agüero, la maison Prado ou la maison de Negreiros.

La cathédrale de Lima, construite au XVIIe siècle, est l’un des plus beaux exemples du baroque colonial à l’échelle continentale. Elle contient le mausolée du conquistador Francisco Pizarro. Outre ces exemples d’architecture coloniale, le centre historique de Lima, classé patrimoine mondial par l’UNESCO en 1991, est une concentration des styles architecturaux qui ont marqué l’Amérique latine, avec des bâtiments néo-classiques d’inspiration française, comme le théâtre municipal de Lima, la place San Martin ou l’immeuble Rimac, des bâtiments Art nouveau, comme l’immeuble Courret, quelques ensembles Art déco, surtout autour du Jiron de la Union, la voie piétonne qui lie les deux places principales du centre-ville, la place d’Armes et la place San Martin.

Au-delà de ce que furent les anciennes murailles de la ville, les quartiers de l’expansion urbaine de la fin du XIXe siècle décèlent des avenues de grandes maisons bourgeoises néo-classiques, comme le Paseo Colon, et de grands parcs comme le parc de l’Exposition, ou le parc de la Reserva qui étaient les lieux de promenade préférés au début du XXe siècle.

En dehors du centre-ville, El Olivar, un jardin d’oliviers plantés au XVIe siècle, à San Isidro, le front de mer de Miraflores ou le centre de Barranco, et ses maisons du début du siècle, sont tout aussi dignes d’intérêt.

Fondé en 1926, le musée Larco présente, sur un critère chronologique et géographique, d’impressionnantes galeries d’exposition qui enseignent le panorama exceptionnel des 3 000 ans du développement de l’histoire de l’ancien Pérou précolombien. Il a été rénové en 2009, offrant ainsi une visite plus thématique. Entouré d’élégants jardins (qui remportent en 2009 le prix du plus beau jardin de Lima) et doté d´un café-restaurant proposant de délicieuses spécialités péruviennes, le musée est installé dans un ancien manoir de style « virreinal » datant du XVIIIe siècle, qui fut lui-même construit sur une pyramide précolombienne du VIIe siècle de notre ère. Bien que généralement plus connu pour sa collection Mochica, le musée nous renseigne sur de nombreuses autres civilisations précolombiennes. On y admire la plus fine collection de pièces en or et argent de l’ancien Pérou, des bijoux, des textiles, coupes et céramiques d´une richesse incomparable. La célèbre et délicate collection d’art érotique est devenue une des attractions touristiques les plus visitées et appréciées au Pérou. Le musée Larco est l´un des rares musées internationaux où le public peut accéder et flâner dans son dépôt pour apprécier les 45 000 objets archéologiques, soigneusement ordonnés et classés, laissant ainsi un souvenir et une expérience inoubliable aux visiteurs. Les œuvres d’art du musée Larco ont été exhibées dans les plus prestigieux musées du monde et sont considérées, au niveau mondial, comme les icônes de l’art précolombien.

Un autre musée importants est la Musée Or du Pérou, lequel expose une collection d’or précolombien des cultures Chimú et Lambayeque. Les huit salles montrent le développement des travaux en métallurgie. Pour les visiteurs de la France il offre gratuitement le système d’audiotour.

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