Kiev est la capitale et la plus grande ville d’Ukraine. (en ukrainien : Київ [ˈkɪjiu̯], Kyïv, Kyiv ; en russe : Киев [ˈkʲijɪf], Kiev)
C’est aussi la capitale de l’oblast de Kiev et une des plus anciennes villes de Ruthénie (au sens large). Elle comptait 2 814 258 habitants en 2012.

Géographie

Site


La vieille ville est construite sur des collines surplombant le fleuve Dniepr (Dnipro en ukrainien). La ville actuelle s’étend sur les deux rives du fleuve, près de son confluent avec la Desna.

Climat

Kiev bénéficie d’un climat continental. Si on se réfère à la classification de Köppen il est de type Dfb (climat tempéré froid sans saison sèche avec été tempéré). La neige recouvre le sol en moyenne 97 jours par an entre mi-novembre et fin mars. La hauteur de neige atteint en moyenne 20 cm en février (maximum de 440 cm). Le record de précipitations reçues sur une année est de 925 mm en 1933. L’année la plus sèche a été 1975 avec seulement 395 mm de précipitations reçues.

Température record la plus froide: -32,2 °C (février 1929)
Température record la plus chaude: 39,9 °C (août 1898)
Nombre moyen de jours avec neige dans l’année: 80
Nombre moyen de jours de pluie dans l’année: 146
Nombre moyen de jours avec de l’orage dans l’année: 28
Nombre moyen de jours avec tempête de neige dans l’année: 10

Transports urbains

La ville possède un système de trois lignes de métro d’une longueur totale de 54,8 kilomètres, dont la construction date de la seconde moitié du XXe siècle. Une quatrième ligne est en cours de construction. L’étendue de la ville et l’éloignement entre les stations (plus proche du métro londonien que du métro parisien) exige pour le compléter un dense réseau de bus, trolleybus et tramway. Alors que les projets de construction et d’agrandissement du réseau sont loin d’être achevés, à partir de la seconde moitié des années 2000, ce système de transport en commun arrive à saturation. Les probables explications sont multiples : forte croissance de l’activité économique, augmentation de la population active et étudiante et émigration d’origine rurale.

Alors qu’à la même époque, la majorité des villes européennes construisait de nouvelles lignes de tramway, la ville de Kiev a détruit une partie de ses lignes durant les années 1990. Une politique inverse est de nouveau à l’étude. Il y a 21 lignes. A Kiev il y a aussi les autobus (70 lignes) et trolleybus (39 lignes).

Activité culturelle

En mai, les visiteurs de Kiev peuvent découvrir le festival du printemps. Les weekends, les rues du centre-ville (Khreshchatyk) sont fermées au trafic des véhicules au profit des piétons. Au mois d’août se tient le Festival international du film de Kiev ou Stozhary.

Histoire

La grande ville de Kiev rendait hommage aux Khazars ; le nom de Kiev provient du prénom d’un des princes slaves fondateurs de la ville : Kyi. Durant son histoire, Kiev, l’une des plus vieilles villes d’Europe de l’Est, passa par plusieurs étapes, de la grandeur jusqu’à une relative obscurité.

Préhistoire

L’archéologie a montré que le site de Kiev a connu une très longue occupation humaine depuis le paléolithique jusqu’à nos jours. De très nombreuses trouvailles ont été faites.

Les prémices

La ville fut probablement fondée au Ve siècle et fonctionna comme pôle commercial entre Constantinople et la Scandinavie. Entre les VIe et VIIe siècles s’est formé le centre pré-urbain sur la colline Zamkova. Le site couvrait alors 4 hectares et devait être protégé par une palissade de terre et de bois, semblable à celle que les archéologues ont retrouvée sur la colline voisine Starokievska, protégeant un autre site pré-urbain de même époque, d’environ deux hectares. Là se trouvait le centre du pouvoir politique et religieux, comme le prouve la découverte du sanctuaire dédié à Svjatovit-Rod.

C’est entre les VIIIe et IXe siècles que Kiev, centre pré-urbain des Poljanes, se transforme en une ville importante d’environ 11 hectares. Les princes commencent alors le rassemblement des tribus slaves auxquelles ils imposent la tournée fiscale appelée poljudie. Le nom de Kiev paraît pour la première fois dans la Chronique des Temps Passés (Povjest vremennykh let s. a. 862. Trois frères, Kij, Scek et Khoriv sont présentés comme les fondateurs de Kiev qui, en réalité, est déjà un centre politique affirmé.

En 882, Kiev fut prise par Oleg (en ukrainien Oleh), un Varègue, le successeur de Riourik, prince (kniaz) de Novgorod et elle devint la capitale du premier État ruthène (la Rus’ de Kiev, connu en Europe sous le nom de Principauté de Kiev.).

Le christianisme grec y fut introduit peu de temps après par Olga (ou Olha), la régente de Kiev (945 – 964) ; puis il fut imposé par Vladimir Ier (980 – 1015), considéré comme le véritable fondateur de l’empire de Kiev.

Expansion économique et développement artistique

C’est au cours des IXe-XIIIe siècles que Kiev connaît un développement urbain et architectural exceptionnel, rendu possible par l’exploitation de la célèbre route des Varègues aux Grecs, le long de laquelle s’organise un commerce important vers Constantinople, bien régulé par les traités de commerce de 912, 945 et 971.

Profitant de cette croissance économique, le prince Vladimir veut construire un État centralisé dont Kiev doit être la capitale. Après avoir échoué dans sa tentative de s’appuyer sur le dieu païen Pérun, Vladimir est baptisé à Chersonèse en 989 par le clergé byzantin et épouse la princesse porphyrogénète Anne. Il entend alors doter Kiev, sa capitale à l’architecture en bois, du signe visible de sa nouvelle foi en confiant à des maîtres grecs la construction d’une merveilleuse cathédrale en brique et en pierre, décorée de somptueuses fresques et mosaïques, l’église de la Sainte-Mère-de-Dieu, dite de la Dime (989 – 993). Elle est érigée au cœur de la ville nouvelle dit « ville de Vladimir », à proximité du marché des Grands-mères (Babyn torzok). Cette œuvre d’urbanisme sera encore amplifiée sous le règne de son fils et successeur, Jaroslav le Sage (1018 – 1054). La ville de Jaroslav est dessinée autour de trois bâtiments majeurs, les monastères Saint-Georges et Sainte-Irène qui bordent la voie qui conduit à la merveille du septentrion, la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev (1037 – 1041), comme la désigne le métropolite Hilarion dans son célèbre Dit sur la Grâce et la Foi.

Sur la rive gauche du Dniepr, dominant le fleuve de quelque 70 mètres, se dresse par ailleurs Kiev, dont les 400 églises, les 8 marchés et la foule innombrable de ses habitants provoquèrent, en 1018, l’admiration de l’évêque Thietmar de Mersebourg.

L’apogée

Kiev est alors une ville importante qui rassemble plus de 30 000 habitants répartis sur les 80 hectares de la ville haute et les 150 hectares de la ville basse ou podol. Cette croissance urbaine, qui voit se multiplier les monuments religieux, est couronnée par la fondation, hors de Kiev, mais à proximité de la ville, du célèbre monastère des Grottes (Petcherska Lavra) en 1051, sous la direction d’Antoine, puis de Théodose.

Siège de la chaire métropolitaine de Kiev, lieu de rayonnement d’églises et de monastères d’inspiration byzantine, résidence princière mais aussi centre de production de manuscrits, Kiev brille alors de toute sa splendeur. L’alliance avec la dynastie des Rurikides est recherchée par les principales cours européennes. Le roi de France Henri Ier en fera venir Anne, fille du prince Jaroslav, qu’il épousera en 1049.

Le déclin

Il s’amorce peu après la mort de Jaroslav en 1054. Le système successoral de frère à frère engendre de longs et violents conflits entre oncles et neveux dont l’enjeu est la possession du trône de Kiev. En conséquence, ces conflits affaiblissent la ville et en font une proie tentante pour les peuples de la steppe, les Polovtsi. C’est en 1169 que Kiev succombera sous les coups du prince de Vladimir, Andréj Bogoljubskij à la tête d’une coalition princière. La ville est pillée et mise à sac. Ce n’est hélas que le début d’un long déclin, marqué par un nouveau sac perpétré en 1203 par Rjurik Rostislavic, avant la prise de la ville, ou plutôt ce qu’il en restait après le passage des Tatars de Batu Khan le 6 décembre 1240. Cette fois-ci, c’en est bien fini pour Kiev de sa splendeur d’antan. En 1362, Kiev est prise une nouvelle fois par le prince Olgerd de Lituanie qui en fait un bien patrimonial pour son fils, Vladimir.

L’Union de Pologne-Lituanie et l’Hetmanat cosaque

De 1363 à 1667, Kiev fait partie de l’Union de Pologne-Lituanie, qui devient, par l’Union de Lublin en 1569, la République des Deux Nations. À la fin du XVe siècle, Kiev adopte le droit de Magdebourg. Après l’union de Brest (1596), Kiev devient l’un des lieux majeurs de l’affrontement entre uniates et orthodoxes.

Suite à la révolte des Cosaques de 1648, le hetman Bogdan Khmelnitski fait une entrée triomphante dans Kiev. Il cherche à établir un État ukrainien indépendant, l’Hetmanat cosaque. Cependant, la guerre avec la puissante armée polonaise devient très difficile, et Khmelnitski se tourne vers une alliance avec le tsar de Moscovie. Par le traité d’Androusovo de 1667, Kiev fait partie des territoires ukrainiens placés sous le protectorat de Moscou. Ces territoires seront incorporés par la suite dans l’Empire russe. L’Hetmanat cosaque disparaît officiellement sous le règne de la tsarine Catherine II.

Époque contemporaine

Au XIXe siècle, Kiev prit un certain essor grâce au développement du chemin de fer.

En 1834 fut fondée une université (aujourd’hui l’Université d’État de Kiev ou l’Université Tarass-Chevtchenko.

En 1917, suite à la révolution russe de la même année, Kiev devint la capitale de la nouvelle République populaire ukrainienne qui proclame son indépendance vis-à-vis de la Russie. La Rada centrale s’installe à Kiev et exerce le pouvoir législatif.

En 1920, la ville tomba aux mains des bolcheviks. Début de la période soviétique dans l’histoire de Kiev.

En 1934, Kiev devint la capitale de la République socialiste soviétique d’Ukraine (RSSU).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Kiev fut occupée par les Nazis du 19 septembre 1941 au 6 novembre 1943, date de la reprise de la ville par l’Armée rouge. La ville fut gravement endommagée par cette occupation.

Les 29 et 30 septembre 1941, dans un ravin situé à Babyn Yar (Babi Yar en russe) près de Kiev, les SS massacrèrent les juifs restés en Ukraine ; les autres avaient été déplacés au-delà de l’Oural par les troupes soviétiques durant l’année 1941. Le nombre de victimes de ce massacre est mal connu, mais les chiffres varient de 3 000 à 300 000 (voir Massacre de Babi Yar).

À la fin de la guerre, Kiev reçut le titre de Ville héros, au même titre qu’Odessa, Sébastopol et Kertch, autres villes ukrainiennes à avoir reçu ce titre pour commémorer la résistance féroce opposée aux troupes allemandes.

En 1991, après la chute de l’URSS, Kiev devient la capitale de l’Ukraine indépendante. La ville s’ouvre alors à l’économie de marché, son aspect se modernise rapidement et prend l’allure d’une grande capitale européenne. De nos jours Kiev concentre l’attractivité et les ressources du centre économique, financier et culturel de l’Ukraine.

En novembre 2004, Kiev devient le centre d’une vaste campagne de protestation pacifique (Révolution orange) qui confirme les choix démocratiques de la société ukrainienne.

Économie et Administration

Du point de vue administratif, Kiev est une municipalité indépendante de l’oblast du même nom et gérée au niveau national. Cependant, le gouvernement de l’oblast est situé dans la ville. Kiev est un centre industriel, scientifique, culturel et d’éducation important de l’Europe orientale. C’est le siège de nombreuses entreprises de haute technologie, d’institutions universitaires, de musées connus mondialement et d’institutions artistiques.

Patrimoine religieux

Le centre spirituel et patrimonial de la ville est la laure des Grottes de Kiev et la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev. La cathédrale, commencée en 1017 et achevée en 1037, a été conçue pour émuler la splendeur des églises byzantines. Bien qu’elle soit consacrée à la « sainte sagesse », comme la grande cathédrale de Constantinople, elle a une forme très différente. Plutôt qu’un unique dôme hémisphérique s’élevant au-dessus du corps du bâtiment, Sainte-Sophie possède 13 dômes en forme de bulbe. Le dôme central est doré et un peu plus grand que les autres qui sont verts, et tous ont des lanternes dorées.

Bâtiments

Stade olympique
Tour de télévision de Kiev

Universités

Institut Polytechnique de Kiev
Université nationale de Kiev de construction et d’architecture (KNUCA)
Université nationale de Kiev-Mohyla-Académie
Université Nationale Linguistique de Kiev
Université d’État Tarass-Chevtchenko

Événements

- En juillet 2011, Kiev a accueilli le 68e congrès international de la jeunesse qui rassemble des participants venant du monde entier et dont la langue de travail est l’espéranto.

- Le Championnat d’Europe UEFA de football 2012

wikipedia et toute les sources d'information

Tags:

 

Faire un commentaire pour : Kiev