Johannesburg ou Johannesbourg est une ville et une métropole d’Afrique du Sud, fondée en 1886 au Transvaal et actuelle capitale de la province de Gauteng, la plus riche d’Afrique du Sud.

L’agglomération de Johannesburg-Prétoria est une des trente régions métropolitaines les plus grandes du monde avec près de dix millions d’habitants et est l’une des six villes mondiales d’Afrique. Johannesburg est parfois désignée à tort comme la capitale de l’Afrique du Sud.

Située sur le gisement aurifère du Witwatersrand, Johannesburg est considérée néanmoins comme la capitale économique du pays où se situe la bourse d’Afrique du Sud. Elle est aussi le site de la cour constitutionnelle sud-africaine.


La population de la ville de Johannesburg est d’environ 710 000 habitants (3 888 180 habitants dans la municipalité), de loin la ville la plus peuplée du pays. Avec son agglomération, elle est la troisième ville la plus peuplée d’Afrique. La ville a abrité le Sommet de la Terre 2002 ; second Sommet de la Terre dit « Sommet de Joburg » pour les associations et ONG qui y avaient un sommet parallèle à celui des États, 10 ans après le « Sommet de Rio » de 1992.

Toponymie

Le nom de « Johannesburg » signifie en afrikaans « la ville (burg) de Johann ». Ce prénom faisant référence à deux personnages de la République sud-africaine du Transvaal qui jouèrent une rôle important dans la fondation de la ville en 1886 : le vice-président Christiaan Johannes Joubert et, le premier inspecteur général Johann Rissik.

Johannesburg est surnommé Joburg, J’burg, The Wild City ou encore Jozi.

Son nom en langue zoulou est eGoli (qui vient de l’anglais gold, donc signifie la ville de l’or).

En français, le nom de la ville s’écrit Johannesbourg.

Histoire

Le développement de Johannesburg est lié à la découverte d’or sur le site en 1886 (d’où son nom zoulou : eGoli signifiant « la cité de l’or »). La ville connaît alors une croissance extrêmement rapide, avec en particulier l’ouverture d’une bourse de valeurs (le Johannesburg Stock Exchange) dès 1887.

D’importants investissements immobiliers dans les années 1930 (immeubles Art déco), puis dans les années 1970 (gratte-ciel) ont ensuite contribué au développement de la ville.

Géographie
Situation

Plus grande ville du Transvaal, Johannesburg est située depuis 1994 dans la nouvelle province du Gauteng dont elle est la capitale.

La ville est située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Pretoria, la capitale du pays. (En fait l’Afrique du Sud compte trois capitales : Pretoria, Le Cap et Bloemfontein – capitale juridique)

Climat

Johannesburg possède un climat de type tropical tempéré par ses 1 650 m d’altitude. Elle bénéficie de températures assez douces le jour (environ 28 ° à 30 ° en été et 10 ° à 20 ° en hiver) mais par contre assez froides le soir (une quinzaine de degrés en été et pouvant descendre en dessous de zéro en hiver).

Démographie

Selon le recensement de 2001, la population de la municipalité de Johannesburg est supérieure à 3 millions d’habitants pour un territoire de 1 644 km² représentant une densité de 1 962 habitants /km²). À elle seule, Johannesburg compte environ 710 000 habitants. Son agglomération recouvrant une grande partie de la province de Gauteng s’étend désormais jusqu’à Prétoria englobant près de 10 000 000 habitants ce qui en fait la troisième agglomération africaine après le Caire et Lagos.

La population noire est représentée à environ 73 %, la population blanche à 16 %, la population métisse à 6 % et la population asiatique à 4 %.
À la fin de l’apartheid, dans les années 1990, les blancs s’étaient repliés sur les banlieues nord. Soweto, le township symbole, est devenu le refuge des classes moyennes noires. Les plus pauvres ont convergé vers l’inner city : Hillbrow, Berea ou Yeoville. Des milliers de familles pauvres ou de migrants africains à la recherche d’un travail s’entassent dans des taudis mais vivent tous les jours à la merci de l’expulsion.

La ville compte 42 % d’habitants de moins de 24 ans et 37 % de chômeurs. Parmi ces derniers, 91 % sont noirs.

Seulement 0,7 % de la population active travaille dans les mines (contre 19 % dans le secteur des services et 18 % dans le secteur financier).

La langue la plus parlée est le nguni (34 %) suivie du sotho (26 %), de l’anglais (19 %) et de l’afrikaans (8 %).

On dénombre 7 % d’illettrés contre 29 % de diplômés du seul enseignement secondaire (high school) alors que 14 % de la population a fait des études universitaires.

La population de la ville se déclare majoritairement chrétienne (53 %) contre 24 % d’athées ou d’agnostiques, 14 % d’églises africaines diverses, 3 % de musulmans, 1 % de juifs et d’hindous.

En mai 2008, Johannesburg connaît de violentes émeutes anti immigrés dans les bidonvilles qui font plus de 50 morts, des milliers de sans-abris3 et provoquent l’exode de plusieurs milliers de clandestins.

La population de toute la zone métropolitaine de Johannesburg est de 8 millions d’habitants ce qui en fait une des 35 zones métropolitaines les plus peuplées au monde.

Population urbaine 2001 des constituants de Johannesburg

Lors du recensement du 09/10/2001 les populations des différentes zones urbaines de la municipalité de Johannesburg étaient les suivantes :

zone urbaine population urbaine 2001
Johannesburg 894 715
Soweto 772 148
Orange Farm 163 778
Roodeport 147 308
Alexandra 139 484
Meadowlands 128 460
Randburg 123 109
Sandton 118 259
Ivory Park 103 371
Diepklof 93 638
Diepsloot 47 494
Midrand 28 500
Rabie Ridge 22 193
Tshepisong 20 271
Ebony Park 16 206
Poortjie 9 469
Mayabuye 8 864
Wheeler’s Farm 7 948
Klipfontein View 3 144
Vlakfontein 821
Kempton Park 685
Total JOHANNESBURG 2 855 379 (Source : outil Superweb :interactive stats SA.)

Organisation administrative

Avant 1994, la ville de Johannesburg se divisait administrativement entre 11 autorités locales (sept blanches et quatre noires ou de couleur). Les sept administrations blanches s’autogéraient financièrement à 90 % (et dépensaient pour USD $93 par personne) alors que les quatre administrations noires s’autofinançaient à seulement 10 % (et ne dépensaient que USD $15 par personne).

La démarcation municipale de la ville de Johannesburg a été redéfinie en 1995 pour englober des quartiers noirs. Le premier conseil municipal post-apartheid fut créé cette année-là. Il adopta la devise « une ville, un contribuable » pour marquer son objectif de traiter la distribution inégale des revenus et des impôts. Les revenus de quartiers traditionnellement blancs et prospères devaient subvenir aux services des quartiers les plus pauvres. La ville fut divisée en quatre arrondissements, chacun avec une autonomie territoriale et une autorité locale sous le contrôle d’un conseil central métropolitain. En plus, les circonscriptions furent modifiées pour inclure les quartiers riches comme Sandton et Randburg, et les townships voisins pauvres comme Soweto et Alexandra.

En 1999, Johannesburg nomma un manager pour la ville afin de réformer sa mauvaise situation financière. Ce dernier, conjointement avec le conseil municipal, élabora un plan de réforme stratégique appelé « Igoli 2002″. La ville passa ainsi de la quasi-insolvabilité à un surplus de 153 million de rand (USD 23,6 million).

La ville de Johannesburg se confond aujourd’hui avec la municipalité créée en 2000.

La municipalité de Johannesburg se divise aujourd’hui en 11 régions administratives :

Région 1 : Diepsloot, Kya Sand
Région 2 : Midrand, Ivory Park
Région 3 : Bryanston, Douglasdale, Fourways, Randburg, Sandton, Strijdompark, Sunninghill, Woodmead
Région 4 : Northcliff, Rosebank, Parktown
Région 5 : Roodepoort, Constantia Kloof, Northgate
Région 6 : Doornkop, Soweto, Dobsonville, Protea Glen
Région 7 : Alexandra, Wynberg, Bruma
Région 8 : Inner City
Région 9 : Johannesburg South, City Deep, Aeroton, Southgate
Région 10 : Meadowlands, Diepkloof
Région 11 : Orange Farm, Ennerdale, Lenasia

Autrefois, la fonction de maire était surtout honorifique. Son mandat était d’une année et il était élu parmi les conseillers municipaux.

Depuis 2000, elle est devenue réellement une fonction exécutive et son titulaire, proposé par la direction provinciale du parti majoritaire, est élu par le conseil municipal. En 2001, le premier maire de la nouvelle municipalité fut Amos Masondo (ANC).

Lors des élections municipales du 1er mars 2006, l’ANC l’emporte de nouveau avec 62 % des suffrages (136 sièges) contre plus d’un tiers des suffrages à l’Alliance démocratique (59 sièges). En 2011, elle est de nouveau vainqueur et choisit le conseiller municipal Mpho Parks Tau (ANC) pour succéder à Masondo.

Urbanisme

Johannesburg est en pleine rénovation depuis le début des années 2000, motivée dans sa démarche par l’organisation par l’Afrique du Sud de la Coupe du monde de football de 2010. La facette la plus visible de cette transformation est une reconquête du centre ville par les investisseurs et les plus riches. Des immeubles de bureaux, vides et délabrés, sont transformés en appartements luxueux et en lofts. L’un des symboles de ce renouveau se trouve dans le nouveau regard apporté à la tour Ponte City (très bonne adresse dans les années 1970, progressivement abandonnée aux activités illicites et au crime; dans les années 1990, il avait même été question de la transformer en prison, avant de revenir à un projet plus classique de rénovation): cette dernière tente d’attirer, après des travaux importants, une riche clientèle de blancs et de noirs (cette classe qui est en passe de reconquérir le centre-ville de Johannesburg).

La municipalité encourage un tel mouvement de ré-embourgeoisement, en misant aussi sur la sécurité. Si cette dernière n’est pas parfaite, bien au contraire, le taux de criminalité (ou le sentiment de criminalité) semble diminuer. Plus de 300 caméras de sécurité aident efficacement la police, en scrutant tout le centre ville et la plupart des points chauds. Mais cette politique a un prix: afin d’assainir le centre-ville, la ville fait évacuer par la force les immeubles délabrés de leurs habitants. Ces derniers ne peuvent pas revenir une fois expulsés, les immeubles ayant été entre-temps transformés en logements luxueux au loyer inabordable. Les populations pauvres, majoritairement noires, sont contraintes de s’exiler dans des banlieues tout autant délabrées.

Banlieues

Les banlieues reflètent la diversité de Johannesburg. Au nord s’étendent les quartiers très huppés et riches représentés par le centre des affaires à Sandton. Entre autres, on peut citer Melrose, Four ways, Rivonia.

Au sud-ouest, le célèbre township de Soweto (SOuth WEst TOwnship) est un héritage de l’apartheid.

Criminalité

Johannesburg est l’une des villes les moins sûres du monde en temps de paix, notamment au centre ville. La ville est souvent citée dans des études pour avoir l’un des taux d’homicide le plus élevé au monde. Il y a en moyenne 17 meurtres par jour.[réf. nécessaire] La majeure partie de la population y circulant vient des townships miséreux connus eux-aussi pour leurs forts taux de criminalité.

Les gens de classe moyenne et supérieure habitent dans des maisons protégées par de hautes clôtures, munies de barbelés, de fils électriques, et surveillées par les compagnies de sécurité privées. La peur de se faire cambrioler est très grande. Il est impensable de laisser sa voiture à l’extérieur pour la nuit. Même dans les quartiers huppés de Sandton, Rosebank ou Melville, il est très rare de voir des gens pratiquer le jogging ou se promener en vélo, jugés trop vulnérables contre les attaques corporelles. Dans les quartiers pauvres comme Hillbrow et les townships environnants (principalement Alexandra), la violence est importante. Les maisons de briques ne sont pas toujours protégées par des clôtures avec barbelés. Les maisons de tôle d’acier sont généralement sans protection.

Économie

Aujourd’hui, l’activité minière n’est plus le secteur principal de l’économie locale. L’essor des services, ainsi que la construction d’un aéroport international, a fait de Johannesburg une cité de première importance pour le commerce africain et mondial. L’agglomération de Johannesburg (Gauteng) assure 40 % du PIB de l’Afrique du Sud.

L’héritage de la période d’apartheid a maintenu une crise du logement pour les noirs, gravement touchés par le chômage. Le chômage qui, selon le gouvernement, avoisine les 40 %, exalte les rancœurs contre les immigrés accusés de raffler les emplois, de faire baisser le coût du travail, voire de faire augmenter la délinquance. Surtout, le gouvernement de Thabo Mbeki, qui a succédé à Nelson Mandela, a sous-estimé la crise au Zimbabwe limitrophe. Ce qui a précipité trois millions de clandestins de l’autre côté de la frontière. Les écarts de revenu et les tensions raciales créent d’importants problèmes d’insécurité dans le centre-ville déserté par les blancs, et abandonné par les investisseurs. Ce centre-ville tente actuellement de se restructurer autour d’un nouveau quartier administratif et culturel à vocation touristique.

Tourisme

Johannesburg est connue pour être une ville dangereuse où règne l’insécurité depuis le début des années 1980. Il est déconseillé de se promener seul au centre-ville, et il est réellement contre-indiqué de se promener où que ce soit à pieds lorsqu’il fait nuit. S’il faut rester vigilant, la situation aujourd’hui est néanmoins meilleure qu’il y a 15 ans, en partie grâce à l’organisation de la Coupe du Monde de Football en 2010; et la ville tente de centrer ses efforts sur la sécurité.

Johannesburg est sinon une ville riche de culture et de patrimoine.

Le centre-ville (ancien Central Business District, CBD) comprend une centaine d’édifices art déco des années 1930 et 1940. Les plus importants de ces immeubles Art déco sont situés sur Main Street, sur Commissioner Street (Federal Hotel et Broadcast House) ou encore sur Loveday et Commissioner (Union Castle Building). Une dizaine d’autres immeubles art déco pourraient prochainement être démolis pour faire place à de nouveaux complexes administratifs. Il s’agit des immeubles situés sur Beyers Naudé Square (ancien DF Malan) et qui avaient abrité le Rand Water Board, la Colonial Bank et la Volkskas Bank.

De nombreux musées sont à visiter (liste non exhaustive):

 

  • Le musée d’art de Joburg, (Joburg Art Gallery), l’une des plus grosses galeries d’art du sous-continent.
  • Le Museum Africa, principalement construit autour de l’histoire et de la culture sud-africaine.
  • L’Apartheid Museum, ouvert en 2001.
  • Le James Hall Museum of Transport, le musée le plus complet relatif aux transports en Afrique du Sud.
  • Le Hector Peterson Memorial and Museum, collecte, conserve et interprète les documents concernant la mémoire, l’héritage et l’histoire des soulèvements nationaux à partir de 1976. Depuis sa création en 2002, il a développé une collection variée de témoignages oraux, de documents historiques et de culture matérielle relatifs aux soulèvements.
  • Le Bensusan Museum of Photography, pour découvrir l’histoire, les techniques ainsi que le matériel photographiques, mais aussi le travail des photographes, en particulier relatif à l’Afrique du Sud.
  • Le Geology Museum et le Bleloch Geological Museum, pour découvrir, en plus de l’histoire de la planète, le patrimoine géologique de l’Afrique du Sud.
  • L’Origins Centre, musée présentant notamment l’histoire des origines de l’humanité mais aussi de l’art rupestre en Afrique du Sud, situé au sein de l’Université du Witwatersrand.
  • Le Workers’ Museum, dont l’exposition, centrée sur la période 1900-1970, révèle les difficultés rencontrées par les travailleurs immigrés.
  • Le Constitution Hill Museum, site de la célèbre prison Old Fort. Les anciennes cellules ont été transformées en musée; il est également possible de visiter le vieux fort, la Cour constitutionnelle ainsi qu’une collection d’art.
  • Le musée de l’histoire militaire qui propose entre autres la visite d’une grande collection d’armes et de véhicules de guerre.
  • La Mandela House, à Soweto.
  • Le SAB World of Beer, musée de South African Breweries (brasserie).
  • Le ABSA Group Museum, consacré à l’histoire du géant bancaire ABSA et au développement de la monnaie en Afrique du Sud.
  • Le Bernard Price Institute for Palaeontological Research, aussi connu sous le nom de James Kitching Gallery, petit musée de paléontologie, situé au sein de l’Université du Witwatersrand
  • Le CE Moss Herbarium, musée botanique riche de plus de 100000 spécimens, situé au sein de l’Université du Witwatersrand.
  • L’Anthropology Museum and Resource Centre, musée anthropologique, situé au sein de l’Université du Witwatersrand.
  • Le Wits University Zoology Museum, seul musée d’histoire naturelle à Johannesburg, situé au sein de l’Université du Witwatersrand.
  • L’Adler Museum of Medicine, musée de la médecine qui renferme une collection remarquable de souvenirs médicaux et pharmacologiques, situé au sein de l’Université du Witwatersrand.

Johannesburg possède également un zoo, qui est passé du statut de petit parc public en 1904 à celui de grand parc incontournable aujourd’hui (54 hectares); son entrée se situe sur l’une des plus grosses avenues qui traverse Johannesburg du nord au sud, Jan Smuts Avenue. En face du zoo, se trouve un grand parc entourant un lac artificiel, Zoo.

A 8 kilomètres au sud de Johannesburg, à la place d’un ancien puits de mine exploité de 1887 à 1971, se situe Gold Reef City, un parc d’attractions basé sur l’atmosphère de la cité au début du XXe siècle du siècle alors que l’exploitation des mines était en pleine expansion.

De nombreux théâtres proposent des représentations, locales, internationales, classiques ou innovantes…

Culture

L’artiste sud-africain Guy Tillim a réalisé en 2004 une série de photographies illustrant l’abandon de la ville intitulée « Jo’burg » (2004)

Transports

Aéroports

Johannesburg est reliée à toutes les villes principales du pays par voie aérienne ou par routes.

L’aéroport international OR Tambo (qui avait porté le nom de Jan Smuts de 1952 à 1995) est la porte d’entrée principale des voyageurs étrangers en Afrique du Sud. Doté d’un aérogare ultramoderne, il a vu passer par ses terminaux 9 millions de passagers par an faisant de lui le premier aéroport d’Afrique. Depuis le 27 octobre 2006, l’aéroport international de Johannesburg porte le nom d’Oliver Tambo. Cette décision, qui fait suite à une longue polémique, a été perçue par les opposants comme une remise en cause de l’argument utilisé en 1995 par le gouvernement de ne donner dorénavant que des noms de lieux géographiques aux aéroports sud-africains.

La compagnie nationale South African Airways, disposant d’une importante flotte de gros porteurs, a un réseau mondial très étendu surtout vers l’Europe, l’Extrême-Orient et l’Australie. Elle dessert aussi plusieurs villes américaines Washington et New York. Sa filiale South African Airlink dessert avec d’autres compagnies low-cost l’ensemble des villes sud-africaines.

Chemin de fer

Le système de chemin de fer urbain de Johannesburg connecte Johannesburg central à Soweto, Pretoria et à la plupart des villes satellites du long du Witwatersrand. Les chemins de fer transportent un nombre important d’ouvriers chaque jour.

Cependant, l’infrastructure de chemin de fer a été construite à la fin du 19e siècle et couvre seulement les secteurs plus vieux au sud de la ville. Dans le demi-siècle passé Johannesburg a grandi en grande partie au nord et aucun des secteurs du nord, y compris le quartier des affaires, ceux de Sandton, Midrand, Randburg, and Rosebank, ne sont desservis par le chemin de fer.

Gautrain

Le projet du Gouvernement Provincial, le Gautrain, est conçu pour soulager le trafic sur l’autoroute N1 entre Johannesburg et Pretoria, qui enregistre un trafic journalier de 160 000 véhicules.

La construction de cette liaison ferroviaire rapide a commencé en octobre 2006 et sera achevée d’ici 2010, mais après la coupe du monde de football. Elle reliera Johannesburg à Pretoria et Sandton et l’Aéroport International de Johannesburg. Elle comportera un certain nombre de stations souterraines, ainsi que des stations aériennes. Elle passera notamment par le parc Joubert, par Rosebank, Sandton, Midrand et dans Pretoria. Ce sera le premier nouveau système ferroviaire construit en Afrique du Sud depuis 1977.

Bus et taxis

Johannesburg est desservie par une flotte d’autobus exploitée par Metrobus, une association d’entreprises de la Ville de Johannesburg. Elle possède un parc d’environ 550 bus simple ainsi que des bus à impériale, sillonnant 84 itinéraires différents dans la ville. Ce total inclut 200 bus modernes (150 autobus à l’impériale et 50 simples), fabriqués par Volvo et Marcopolo/Brasa en 2002. La flotte de Metrobus transporte environ 20 millions de passagers par an. Metrobus exploite aussi un certain nombre de bus ouverts-supérieurs dans la City Slicker, les utilisant pour faire des visites guidées autour de la ville.

De plus il y a un certain nombre d’opérateurs d’autobus privés, quoique le plus concentrés sur les itinéraires interurbains, ou sur des charters d’autobus pour les voyages en groupe.

Il y a à Johannesbourg des taxis-minibus, la manière la plus courante de transport pour la majorité de la population. Ces taxis sont souvent de qualité médiocre et les chauffeurs de piètres automobilistes. Cependant devant la forte demande, ils constituent le moyen de transport principal pour les moins favorisés.

Autoroutes

Johannesburg est au cœur d’un réseau autoroutier très complexe qui relie la capitale -Pretoria- à 25 minutes, la seconde ville Le Cap ainsi que la capitale parlementaire Bloemfontein par la N1. Les villes côtières de l’océan Indien telles que Durban, Port Elizabeth ou East London sont desservies par la N2. Parallèlement, d’autres safaris, parcs nationaux et réserves naturelles sont situées au bout de routes secondaires à voie rapide.

Johannesburg, tout comme Los Angeles, est une ville jeune et adaptée au transport automobile privé. Elle manque ainsi d’un système commode de transports en commun. Un nombre significatif des résidents de la ville dépend des taxis ou des minibus informels de la ville.

Le fait que Johannesburg n’ait pas été construite autour d’une rivière navigable a signifié que dès le début de l’histoire de la ville, c’est par la route que la majorité des transports des personnes et des marchandises s’effectue, à l’intérieur et à l’extérieur de la ville.

Le périphérique de Johannesburg est composé de trois autoroutes qui convergent sur la ville, formant une boucle 80-kilometres autour d’elle : la déviation N3 orientale, qui lie Johannesburg avec Durban ; la déviation N1 occidentale, qui lie Johannesburg avec Pretoria et Le Cap ; et la déviation N12 méridionale, qui lie Johannesburg avec Witbank et Kimberley.

Le périphérique de Johannesburg est fréquemment congestionné. L’échangeur du Gillooly, est prétendu être l’échange le plus fréquenté de l’hémisphère sud.

Éducation

De renommée internationale, l’université du Witwatersrand (ou Wits) implantée à Johannesburg depuis 1904 est un pôle d’enseignement supérieur non négligeable, offrant des formations médicales, scientifiques et artistiques attirant des étudiants à l’échelle régionale et nationale. Les enseignements sont dispensés en anglais.

L’Université de Johannesburg a été quant à elle créée en 2005, résultat de la réunion des campus de Soweto et East Rand de la Vista University à la Rand Afrikaans University, et de la fusion de cette dernière avec le Tecknikon Witwatersrand. Les enseignements sont dispensés en anglais et en afrikaans à titre égal, résultat d’un long combat sous l’apartheid qui visait à livrer un enseignement en anglais au profit de l’afrikaans, langue exclusivement blanche et métisse de tradition.

Johannesbourg est une des rares ville a posséder un centre d’étude épigraphique, les travaux du centre reposent sur l’étude de gravures sud-africaines. Elle prend part aux compétitions dites épigraphiques qui rassemblent les différentes écoles du même genre.

L’éducation primaire et secondaires est organisée en douze années et se finalise par l’obtention d’un certificat de validation d’acquis similaire au baccalauréat français. L’année scolaire va de février à novembre, et les grandes vacances sont organisées pour décembre-janvier, période estivale. La priorité de l’enseignement sud-africain est centrée sur l’apprentissage simultané des langues, des sciences ainsi que le sport. Le port de l’uniforme est obligatoire. La scolarité est payante et non mixte, offrant une qualité d’enseignement proportionnelle aux tarifs pratiqués par les écoles elles-mêmes, et un panel de choix d’écoles élitistes huppées n’ayant rien à envier aux écoles californiennes.

Johannesburg comprend aussi un large réseau de lycées et d’écoles internationales de France, Allemagne, Portugal, États-Unis, Australie, Israël et Libye.

Équipements sportifs

Le stade de rugby à XV Ellis Park se trouve à Johannesburg. La finale de la Coupe du monde s’y est tenue en 1995 avec la victoire des Springboks sur les All Blacks.

Le président Nelson Mandela, le premier Noir à ce poste en Afrique du Sud, a ainsi remis le trophée au capitaine sud-africain Francois Pienaar. Nelson Mandela était d’ailleurs revêtu d’un maillot de l’équipe nationale pour l’occasion avec le numéro 6 du capitaine.

Le stade Soccer City de Johannesburg qui a accueillis notamment la finale de la Coupe du monde de football 2010 le dimanche 11 juillet.
Le nouveau stade de Johannesburg, prévu pour la Coupe du monde de football 2010, peut accueillir 94 000 spectateurs.

Un tournoi de tennis professionnel de type 250 Series a lieu tous les ans à Johannesburg.

wikipedia et toute les sources d'information

Tags:

 

Faire un commentaire pour : Johannesburg