Fréjus (prononcé [fʁeʒys]) est une commune française située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Capitale du Fréjurès, elle est située sur la rive de la Mer Méditerranée, à l’embouchure de l’Argens et du Reyran, c’est le chef-lieu du canton de Fréjus, le siège associé du diocèse, une station balnéaire et touristique de la Côte d’Azur, une ville d’Art et d’Histoire et la cofondatrice de l’association des « Villes et Métiers d’Art ».

À l’origine nommée Forum Julii, le Marché de Jules (sous-entendu César), ville romaine fondée en 49 avant J.-C. pour s’opposer à la toute puissance de Massilia, puis colonie voulue par Auguste en 27 avant J.-C. sous le nom de Colonia Octaviorum pour accueillir les vétérans de la Legio VIII Augusta. Équipée sous Tibère, elle déclina jusqu’au IVe siècle, date de la constitution de l’évêché, deuxième de France après Lyon. Cité d’accueil du triomphe de Charles Quint en 1536, pôle agricole varois depuis le Moyen Âge, ville de garnison depuis le XVIe siècle, base aéronavale de départ de Roland Garros en 1913, frappée en 1959 par le cataclysme du barrage de Malpasset, Fréjus est aujourd’hui le pôle économique, culturel et touristique de l’est Var et le site de la plus grande concentration française de vestiges antiques après Arles.


Ses habitants sont appelés les Fréjusiens ou Forojuliens en français, les Frejulencs en provençal selon la norme classique et les Frejulen selon la norme mistralienne.

Géographie

Situation

Fréjus est située à l’extrémité est du département du Var, dans la plaine alluviale commune à l’Argens et au Reyran, entre le massif des Maures à l’ouest et celui de l’Esterel. Elle cerne d’ouest en est le golfe de Fréjus sur la mer Méditerranée. La commune s’inscrit dans un croissant orienté du sud-ouest au nord-est autour du golfe et de Saint-Raphaël, qui entrerait dans un rectangle de dix-sept kilomètres et douze kilomètres de côté. Avec une surface de plus de cent kilomètres carrés, c’est la plus grande ville de l’est-varois. Le territoire est inégalement occupé, le site historique de Fréjus est au centre, fortement urbanisé, la plaine de l’Argens, marécageuse et occupée par des cultures la sépare de la station balnéaire de Saint-Aygulf au sud-ouest, la forêt de l’Esterel la sépare des villages de Saint-Jean-de-l’Esterel et Saint-Jean-de-Cannes au nord-est. De plus, sur les dix mille cinq cent vingt hectares que comporte le territoire, cinq mille sept cent soixante-et-onze sont des espaces naturels non agricoles, soit plus de 54 %, en grande partie la forêt de l’Esterel. Comparativement, les espaces construits ne représentent que 36 % du territoire avec trois mille sept cent quatre-vingt-trois hectares. L’institut géographique national donne les coordonnées géographiques 43°26’02″ N et 06°44’10″ E au point central de son territoire. Elle est en totalité incluse dans l’espace urbain Nice-Côte-d’Azur et le territoire Var Esterel du conseil général du Var et se trouve au centre de son aire urbaine qui regroupe Fréjus, Saint-Raphaël et Puget-sur-Argens.

Le territoire de Fréjus est traversé au nord par l’autoroute A8 (La Provençale) (le péage du Capitou est situé sur son territoire), au sud par l’ancienne nationale 98 qui parcourt tout le littoral entre La Valette-du-Var et Roquebrune-Cap-Martin, au centre par l’ancienne nationale 7 qui entre en centre-ville, venant du Puget-sur-Argens en direction des Adrets-de-l’Esterel en empruntant le chemin de l’ancienne voie romaine Via Julia Augusta. La voie ferrée de la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille (frontière) emprunte le même chemin mais s’en écarte pour rejoindre Saint-Raphaël sur le littoral. L’axe routier composé des nationale 98, nationale 7 et départementales 100 et 37 forme maintenant une rocade pour l’agglomération de Fréjus – Saint-Raphaël, la départementale 98 est ainsi la pénétrante qui relie les deux centre-villes.

Fréjus est située à six cent quatre-vingt-onze kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, cent onze kilomètres à l’est de Marseille, soixante-quatorze kilomètres au nord-est de Toulon, vingt-cinq kilomètres au sud-est de Draguignan, cinquante-cinq kilomètres à l’est de Brignoles, vingt kilomètres au nord-est de Saint-Tropez, vingt-six kilomètres au sud-ouest de Cannes et soixante-quinze kilomètres au sud-ouest de la frontière italienne.

Hydrographie

Deux fleuves parcourent le territoire de la commune, l’Argens à l’ouest et le Reyran à l’est. Elle est séparée à l’est de Saint-Raphaël par la rivière le Pédégal, le Gonfaron court dans le quartier Lecoq, le Valescure dans le quartier du même nom, le Gargalon en centre-ville. Un ruisseau parcourt approximativement le tracé de l’ancien canal du port antique et se jette dans la mer à Fréjus-Plage. Un autre encadre la base nature et se jette dans le Reyran. Le débit moyen du Reyran est mesuré dans la station communale, il s’étage entre soixante-deux mètres cubes par seconde en juillet et mille cent quarante mètres cubes par seconde en janvier, le débit maximum étant relevé le 3 février 1974 avec un débit instantané de cent vingt sept mille mètres cubes par seconde et une hauteur de crue à deux cent soixante et un centimètres. Des rigoles ont été aménagées entre l’Argens et le Reyran pour irriguer les cultures. De nombreux torrents éphémères dévalent les pentes de l’Esterel pour alimenter le Reyran. Plusieurs points d’eau sont répartis sur le territoire : les étangs de Villepey à l’ouest de l’Argens occupent deux cent cinquante hectares protégés, au nord, le lac de l’Avelan de sept hectares et demi, réservoir pour la lutte contre les feux de forêt, le lac du barrage du Saint-Esprit dans le quartier de la Tour de Mare, le lac Aurélien dans le parc de la villa, deux petits lacs sur le rivage de la base nature.

Relief et géologie

À l’inverse des communes voisines de Saint-Raphaël et Roquebrune-sur-Argens, le littoral de Fréjus est plat et constitué d’une plage de sable blond presque continue sur une longueur de six kilomètres entre Saint-Aygulf et Saint-Raphaël. S’ajoutent les plages des Petit et Grand Boucharel et la plage du Pébrier sur la côte découpée des Maures à Saint-Aygulf. Le mont Vinaigre à 618 mètres est le point culminant de la commune, suivi par le sommet du Marsaou à 548 mètres. Le site historique de la ville est construit sur un petit promontoire nommé la butte Saint-Antoine dans la plaine du Reyran.

Climat

Fréjus est située sur la Côte d’Azur et bénéficie d’un climat méditerranéen aux étés chauds et secs et aux hivers doux et humides. Le mistral souffle parfois, bien que la commune soit abritée par les massifs des Maures et de l’Esterel. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco qui surviennent heureusement rarement. En moyenne annuelle, la température s’établit à 14,4 °C avec une moyenne maximale de 19,6 °C et une minimale de 9,1 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 28 °C en juillet-août et 3 °C en décembre et janvier, valeurs douces grâce à la présence de la Méditerranée. L’ensoleillement record s’établit à 2 748 heures par an avec une pointe à 355 heures en août. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent 823 millimètres sur l’année, très inéquitablement réparties avec moins de quinze millimètres en juillet et plus de cent quinze millimètres en octobre.

Transports

Fréjus est accessible en voiture, par l’autoroute A8 (E80) avec trois sorties : « Puget-sur-Argens-Fréjus quartiers ouest », « Fréjus-Saint-Raphaël » et « Les Adrets-de-l’Estérel » pour les hameaux de Saint-Jean-de-l’Esterel et Saint-Jean-de-Cannes. L’ancienne route nationale 7 (aujourd’hui RD N7 dans le Var) traverse la commune d’ouest en est, l’ancienne route nationale 98 (aujourd’hui RD 98) parcourt le littoral de la commune de Saint-Aygulf à Saint-Raphaël. Un axe continu, composé des routes nationales 7 au nord, 98 au sud, départementale 100 à l’est et départementale 37 à l’ouest, forme une rocade, les départementales 98b et c, qui doublent la nationale 98 font office de pénétrantes.

En train, la gare de Fréjus (SNCF) est située sur la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille (frontière), desservie par les lignes 03 et 06 du TER Provence-Alpes-Côte d’Azur. La gare de Fréjus-Saint-Raphaël-auto-couchettes en provenance de Paris-Austerlitz et Paris-Bercy permet encore le transport conjoint des automobiles et des passagers. La gare de Saint-Raphaël-Valescure permet l’accès aux réseaux TGV, iDTGV et Intercités.

En autobus, la gare routière de la place Paul-Vernet est desservie par la ligne 21 du réseau LER PACA, la ligne 104 du réseau départemental Sodetrav, les bus S.V.A. à destination de l’aéroport Nice Côte d’Azur et les lignes 1, 1bis, 2, 3, 5, 6, 7, 9, 10 et 13 du réseau intercommunal AggloBus Fréjus/Saint-Raphaël exploité par Veolia Transport.

En avion, l’aéroport de Cannes – Mandelieu est situé à vingt-deux kilomètres, l’aéroport Nice Côte d’Azur à quarante-six kilomètres, l’aéroport de Toulon – Hyères à soixante et un kilomètres et l’Aéroport de La Môle – Saint-Tropez à trente-trois kilomètres.

En bateau, le service de navettes Bateaux de Saint-Raphaël relie Port-Fréjus, Saint-Aygulf et Saint-Raphaël. Au départ de Port-Fréjus, des vedettes permettent de rallier Saint-Tropez et Cannes.

Lieux-dits, écarts et quartiers

Fréjus est divisée en différents quartiers : le centre ancien, la Tour de Mare, Valescure, le Capitou, Gallieni, Sainte-Brigitte, les grands ensembles de Villeneuve, l’Agachon, la Gabelle et la Provence, et la récente station balnéaire avec Port-Fréjus et Fréjus-Plage.

S’ajoutent le quartier militaire Lecoq avec les lotissements de Caïs, Vernèdes, Colombier et Montourey, et trois villages éloignés, la station balnéaire de Saint-Aygulf au sud-ouest, les villages du massif de l’Esterel, Saint-Jean-de-Cannes et Saint-Jean-de-l’Esterel au nord-est.

Le quartier de La Gabelle est classé zone urbaine sensible, l’Agachon, Sainte-Croix, Villeneuve et le centre-ville sont des quartiers prioritaires au titre du renouvellement urbain.

Toponymie

Le nom de la commune tire ses origines du nom de la colonie romaine Forum Julii, pouvant se traduire par marché de Jules, devenue Forum Julium au IIe siècle, transformé en Foro Julii depuis la Table de Peutinger et apparaissant sous le nom Frejurio en 1024, la commune trouve son nom actuel à partir de 1416. Avant 1801, le nom s’écrivait Frejus sans accent aigu. La commune est parfois donnée pour être la capitale du Fréjurès. Le nom de la commune s’écrit Frejús en provençal selon la norme classique et Freju(s) selon la norme mistralienne (prononcé [fʀɛd͡ʒy]).

Le lieu-dit Malpasset tirerait son nom de l’époque où il était risqué de traverser ce passage à travers l’Esterel en diligence à cause des nombreux brigands présents dans les collines.

Histoire

L’origine de l’occupation de Fréjus remonte sans doute au peuple celto-ligure qui possédait le port naturel d’Ægytna. Des vestiges d’un mur de défense sont encore visibles sur le mont Auriasque et au Bonnet de Capelan. À cette époque, le paysage était différent, la Mer Méditerranée s’avançait deux cents mètres plus dans les terres, la butte de Fréjus en était séparée par des marais, qui se prolongeaient jusqu’au confluent du Reyran et de l’Argens.

L’Antiquité

Le site de Fréjus présentait de nombreux avantages. La vaste butte protégeait naturellement des inondations du Reyran et des attaques, l’eau était facilement accessible, la mer Méditerranée à proximité et le nœud de voies de communication formé par la Via Julia Augusta de l’Italie au Rhône, la Via Domitia qui descendait de Segustero et la route des Maures en faisaient un carrefour important. De plus, si les Phocéens étaient présents à Agathon et Athénopolis, ils n’occupaient pas la vallée de l’Argens. S’il ne reste que peu de traces d’une cité à cette époque, on sait toutefois que le poète Cornelius Gallus y naquit en 67 avant J.-C.

Voulue par Jules César pour supplanter Massalia, la date exacte de la fondation de Forum Julii, le marché de Jules, est incertaine. La ville existait au moins en 43 avant J.-C. puisqu’elle apparaît dans la correspondance entre Plancus et Cicéron et la date de 49 avant J.-C. reste la plus probable. Simple ville romaine, c’est tout de même à Forum Julii qu’Octave rapatria les galères prises à Marc Antoine lors de la bataille d’Actium en 31 avant J.-C.. Entre 29 et 27 avant J.-C., Forum Julii devint colonie sous le nom de Colonia Octaviorum et reçut dès lors les vétérans de la VIIIe légion. Elle se transforma alors en un marché important d’écoulement d’une production artisanale et agricole. Elle fut dotée d’une enceinte de prestige, longue de trois kilomètres sept cents mètres qui protégeait une petite superficie de trente-cinq hectares.

Le Moyen Âge

Malgré la constitution de l’évêché, l’ensablement du port entraîna le déclin de Frejus. En 572, les lombards ravagèrent la cité, suivis en 574 par les saxons. En 896, les sarrasins firent des incursions jusqu’à Apt. Le roi Raoul confirma en 924 les possessions de l’Abbaye de Saint-Martin d’Autun à Fréjus, Vaison-la-Romaine et en pays du Viennois. À la fin du IXe siècle, la ville était totalement détruite, les habitants avaient fui dans l’arrière-pays et les sarrasins s’installèrent à Fraxinetum. Cette situation dura jusqu’en 973 où ils furent vaincus par Guillaume Ier de Provence sur terre et les byzantins sur mer. En 990, pour récupérer ses biens, l’évêque Riculphe obtint du comte de Provence la possession de la cité et du port de Frejus. Il fit bâtir la cathédrale Saint-Léonce et fortifier la ville.

De la Renaissance à l’Empire

Au début du XVIe siècle, Frejus était un site important de production et commerce du blé. La vigne, la pêche, l’élevage de moutons et la poterie représentaient les autres richesses de l’économie communale. Cette relative richesse permit à Fréjus de croître démographiquement, malgré les invasions de 1524 et 1536, la guerre de religion de 1561 à 1563, la commune comptait ainsi plus de six mille habitants vers 1580. Elle fut aussi l’objet de convoitises et querelles entre les évêques et les rois de France. En 1526 et 1565, les évêques perdirent peu à peu leurs privilèges au profit de la communauté.

Histoire récente

En 1860, la municipalité décida l’assèchement du marais du Grand Escat, situé entre la vieille ville et la mer. Ceci fait, en 1882 la commune loua les terrains aux pêcheurs qui y construisirent des cabanes de planches. Durant la même période, la station balnéaire de Saint-Aygulf se développa, notamment sous l’influence de Carolus-Duran qui y fit construire une villa et décora des édifices, notamment l’église et par la volonté de la Société du Littoral. Plus tard, les touristes britanniques firent construire des villas et hôtels à Valescure au début du XXe siècle.

Démographie

La démographie de Fréjus depuis le premier recensement des personnes en 1793 laisse apparaître une constante croissance de la population seulement touchée par des « accidents » en 1806 (près de 300 personnes perdues), 1851 (près de 500 personnes perdues). Entre 1911 et 1921, la population de Fréjus a plus que doublé, en grande partie grâce à l’implantation des quartiers militaires de Caïs et de la base aéronavale, passant de 4 022 à 9 451 habitants. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la population fit un nouveau bond à 12 907 personnes, puis lors des recensements de 1962 et 1968, les rapatriés d’Algérie française firent grimper la population à 16 953 puis 23 629 forojuliens. À partir des années 1970, la construction de nombreux quartiers (Villeneuve, Agachon, Gabelle…) firent augmenter la population jusqu’à dépasser en 2006 les cinquante mille habitants, faisant de Fréjus la commune la plus peuplée de l’est Var. En 1999, 8,9 % des Forojuliens étaient étrangers, 13,9 % des foyers étaient composés de familles monoparentales. Parmi cette population étrangère permanente, 2,7 % étaient originaires du Maroc, 1,7 % de Tunisie, 1,4 % d’Algérie, 0,7 % d’Italie, 0,3 % du Portugal et de Turquie et 0,2 % d’Espagne.

Politique locale

Fréjus est le chef-lieu du canton représenté par le conseiller général Maurice Accary (UMP), son maire Élie Brun (UMP) est également sénateur. La commune est attachée à la cinquième circonscription du Var représentée par le député Georges Ginesta (UMP). Quarante-trois élus siègent au conseil municipal, dont le maire, son premier adjoint et dix-sept adjoints. Les élus se répartissent en trente-six conseillers UMP, cinq élus socialistes et deux élus frontistes. S’ajoutent à cette représentation centrale huit conseils de quartier. La commune de Fréjus dispose du code postal 83600, le quartier de Saint-Aygulf du 83370. L’Insee lui attribue le code 83 1 13 061.

Enseignement

La commune est rattachée à l’académie de Nice et dispose sur son territoire de treize écoles maternelles (Aulézy, Caïs, Les Moussaillons à Fréjus-Plage, Françoise Dolto, Aurélien, Jean Monnet à Saint-Jean-de-Cannes, Les Lutins, Les Poiriers, Paul Roux, René Char, Théodore Aubanel, Valescure et Villeneuve), treize écoles élémentaires (Aurélien, de l’Aqueduc, Turcan, des Eucalyptus, Les Chênes, Caïs, de Fréjus-Plage, Théodore Aubanel, Jean Giono, Honoré de Balzac, Jean Monnet à Saint-Jean-de-Cannes, René Char et Paul Roux), trois collèges (des Chênes, André Léotard et Villeneuve), du lycée général et technologique Albert Camus et du lycée professionnel Gallieni.

S’ajoutent le cours privé secondaire Furet, un institut médico-éducatif et un CFA. Six centres de loisirs accueillent les enfants, neuf crèches et un réseau d’assistantes maternelles accueillent les jeunes enfants. La FCPE et deux groupes indépendants de parents d’élèves agissent sur la commune.

Vingt associations participent à l’éducation des jeunes de la commune dont les Guides et Scouts d’Europe et les Scouts et Guides de France.

Culture

La commune dispose de diverses infrastructures à caractère culturel. Les trois musées (archéologique, d’Histoire locale et des Troupes de marine) rayonnent sur le département, les salles d’exposition que sont l’Espace Albert Caquot, la Villa Aurélienne, l’espace culturel Paul Vernet, la Maison des Métiers d’Art, la salle Charles Denis ou la salle polyvalente de Saint-Jean-de-Cannes permettent une diffusion auprès de la population.

Sport

La commune dispose d’installations sportives dédiées à diverses disciplines et réparties sur son territoire. Deux pôles se détachent, la base nature au sud avec une piscine, un skatepark, un stade, une piste cyclable, un parcours de santé et le centre Gallieni à l’est composé d’une piscine, d’un stade d’athlétisme, de football et de rugby, de dix courts de tennis, et d’un plateau d’évolution. S’ajoutent à ces installations sept halles ou salles de sport, quatre stades, trois salles polyvalentes, six terrains de football, douze plateaux d’évolutions, un club nautique et une école de voile.

Le sport est fortement ancré dans la tradition municipale, plusieurs clubs évoluent à un niveau national dont l’AS Fréjus pour le volley-ball ou l’ES Fréjus en football. De nombreux sportifs évoluant en divisions nationales ou internationales dans de nombreuses disciplines y sont nés et y ont été formés. Cent dix-neuf associations animent et encadrent la pratique sportive dans la commune.

Le 16 juillet 1993, Fréjus a accueilli dans les arènes l’épreuve de quart de finale de la Coupe Davis entre l’équipe française (Henri Leconte et Arnaud Boetsch) et l’équipe indienne, épreuve qui fut remportée par le couple indien.

Chaque année, le Roc d’Azur, compétition et salon international de VTT se déroule sur le site de la base nature. La tauromachie est pratiquée dans les arènes antiques.

Lieux de culte

Fréjus est le siège du diocèse qui encadre les paroisses catholiques du département. La commune accueille donc le groupe épiscopal dont subsistent la cité épiscopale et la cathédrale Saint-Léonce.

S’ajoutent à cette cité plusieurs édifices religieux catholiques : la chapelle Saint-François de Paule, la chapelle Sainte-Brigitte du Reyran, la chapelle Notre-Dame-de-l’Assomption, la chapelle Notre-Dame-de-Jérusalem, l’église du Sacré-Cœur et l’église Saint Roch.

Le culte protestant est présent sur la commune et dispose d’un centre évangélique et d’une église biblique baptiste. Une synagogue accueille le culte israélite, la pagode Hông Hiên Tu pour le culte bouddhique vietnamien. La mosquée Missiri est toujours consacrée mais ne reçoit plus de fidèles.

Trois cimetières (Saint Léonce et Saint Étienne) accueillent les dépouilles, le mémorial de la Guerre d’Indochine regroupe des restes de soldats et le cimetière du Malpasset à proximité de l’ancien barrage centralise les dépouilles des victimes de la catastrophe.

 

Tourisme

Située dans le premier département touristique de France, Fréjus bénéficie de sa double qualité de station balnéaire depuis son classement le 18 février 1922 et ville d’art et d’histoire pour compter économiquement sur une forte part des activités touristiques. La municipalité a mis en place un office de tourisme, chargé d’assurer la promotion des structures de divertissement que sont les musées d’archéologie et d’histoire locale, des troupes de marine, les mémoriaux de l’Armée Noire et de la guerre d’Indochine, les Monuments historiques, les espaces naturels, le parc zoologique, les parcs d’attraction Luna Park, Aqualand et Laser Quest, le centre de thalassothérapie et la station nautique. Les plages de sable blond, longues de plus de six kilomètres, sont un atout sur un littoral azuréen très découpé.

La construction de l’Espace Albert Caquot, palais des congrès d’une capacité de six mille personnes et la réhabilitation des salles des fêtes ont permis à la commune de se tourner davantage vers le tourisme d’affaires. En outre, la municipalité a mis en place une démarche de certification de qualité de l’accueil touristique, récompensée par un classement quatre étoiles au titre de la norme AFNOR « Accueil et information des offices de tourisme et syndicats d’initiative ». Elle adhère aussi au Plan Qualité France du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Emploi.

La commune dispose de nombreuses infrastructures d’accueil des touristes pour recevoir plus de 86 000 personnes en pleine saison touristique (triplant ainsi sa population), parmi lesquels vingt-et-un campings dont neuf quatre étoiles, vingt-quatre hôtels dont un quatre étoiles, sept villages de vacances, vingt-sept chambres d’hôtes, une auberge de jeunesse et plus de deux cents appartements de location, pour un total de près de 135 000 lits. Sept hôtels disposent de hot-spots Wi-Fi et deux cybercafés permettent la connexion à Internet. Le nombre de résidences secondaires atteint 44 % et le prix de l’immobilier s’élève en moyenne à 4 032 € le mètre carré.

Patrimoine environnemental

La commune de Fréjus est située au cœur de vastes espaces protégés. Quatorze mille hectares du massif de l’Esterel, dont une partie sur le territoire de la commune sont protégés par l’Office national des forêts (ONF), les étangs de Villepey sont eux protégés par le Conservatoire du littoral au titre de la flore, de la faune sauvage et de l’intérêt historique qu’ils représentent, les abords de Fréjus et la vallée du Reyran, l’embouchure de l’Argens sont inclus dans des sites du Réseau Natura 2000. Le pavillon bleu a été décerné au Port-Fréjus pour la qualité de ses eaux grâce notamment à l’opération « Port propre ». Les plaisanciers sont en outre sensibilisés au respect du sanctuaire marin Pelagos pour la préservation des mammifères marins.

La Base Nature François Léotard, construite sur l’ancienne base militaire d’une superficie de cent vingt hectares, les jardins du Clos de la Tour (six hectares) et de la Villa Marie (deux hectares) en centre-ville, les parcs Aurélien et Aréca participent à la qualité de l’environnement de la commune récompensée par trois fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Le Safari de l’Esterel, un parc zoologique de vingt hectares créé en 1971 accueille plus de cent trente espèces sauvages des cinq continents. Des promenades guidées sont organisées dans les étangs de Villepey et la forêt de l’Esterel, le sentier littoral et le sentier de grande randonnée GR 49 traversent la commune.

La commune dispose d’un service municipal dédié à la préservation de l’environnement et au développement durable. Elle accueille sur son territoire deux stations d’épuration sur le Reyran et à Saint-Jean-de-Cannes, une déchèterie. Elle a mis en place une politique de tri sélectif et de développement des énergies renouvelables avec l’aide aux particuliers souhaitant s’équiper de panneaux solaires et la construction de nouveaux bâtiments communaux respectant les normes de haute qualité environnementale (groupe scolaire Aurélien, maison de retraite L’Aubier de Cybèle…).

Patrimoine architectural

Le patrimoine de Fréjus est riche des époques variées d’occupation du territoire par l’Homme. Ce patrimoine est en partie mis en valeur dans le cadre du classement ville d’art et d’histoire.

La première trace d’occupation encore visible date de l’occupation des ligures avec le dolmen de L’Agriotier à Saint-Aygulf.

L’époque architecturale la plus riche de Fréjus est sans conteste la création de Forum Julii, colonie romaine avec de nombreux bâtiments, qui en fait la plus riche concentration de France après Arles. Les plus remarquables sont :

l’amphithéâtre,
l’aqueduc,
le théâtre,

L’ancienne ville, inscrite en partie aux monuments historiques accueille de nombreux éléments architecturaux : les restes de remparts, les portes de Rome, du Reyran, d’Orée, la place Agricola avec la porte des Gaules, les citadelles sur la Butte Saint-Antoine et la plate-forme avec une citerne et des thermes, un exèdre sur la Butte Saint-Antoine, un pavement de la Via Aurelia qui passait par la cité, des colonnes, les restes du port antique avec les restes du quai nord, du môle et la lanterne d’Auguste, une mosaïque intitulée « Au combat des coqs » dans une propriété privée, des égouts sous l’actuelle rue Jean Jaurès.

Ailleurs sur le territoire, on trouve un mausolée du IVe siècle rue de La Tourrache dans le quartier de Villeneuve, des vestiges d’une villa suburbaine à La Rose des Sables, un pont aux Cantonniers et un autre à trois arches aux Esclapes, un atelier de foulons à l’Arsenal, des vestiges à Villepey, une nécropole dans le quartier Sainte-Brigitte, en mer, des viviers sur la côte de Saint-Aygulf permettaient de capturer les bancs de poissons.

À partir du IVe siècle, Fréjus devint un des premiers évêchés de France. De cette époque ne restent que peu de vestiges sinon les fondations de la cathédrale et le baptistère du Ve siècle. Le Moyen Âge fut riche à Fréjus et il en reste de plus nombreux édifices, dont les vestiges de la chapelle Saint-Lambert du XIe siècle, le cloître roman de l’évêché datant du XIIe siècle, tout comme la nef et le bas-côté gauche de la cathédrale. Le narthex, le clocher et la façade fortifiée datent du XIIIe siècle. Les décorations comme les peintures du cloître ou le plafond en menuiserie, les arcades de la galerie de la cathédrale datent eux du XIVe siècle dans un style gothique rayonnant. L’hôtel de ville date lui aussi du XIVe siècle avec sa bibliothèque, les archives dans l’ancienne chapelle et la tour carrée de défense. Enfin, les stalles, la porte voûtée et la grille de la sacristie remontent au XVe siècle. L’ensemble constituait la cité épiscopale de Fréjus.

De la période de la Renaissance subsistent la porte d’entrée de la cathédrale, le crucifix et la représentation de la Nativité et la chapelle Saint-François de Paule, tous du XVIe siècle, les statues de saints dans la cathédrale, une porte monumentale d’hôtel dans la rue Sieyès, la chapelle de l’ancien couvent rue Montgolfier et la chapelle Saint-Aygou du XVIIe siècle. Le XVIIIe siècle a laissé l’hôtel des Quatre Saisons avenue du général De Gaulle, l’Auberge des Adrets, repaire du bandit Gaspard de Besse, le château de Villepey et la chapelle Sainte-Brigitte du Reyran.

Le XIXe siècle a été marqué par la construction des Villa Marie et Villa Maria, du château Aurélien et de la batterie de Saint-Aygulf, de l’ancien hôpital aujourd’hui devenu le palais de justice, de la fontaine des Cinq Continents sur la place Paul Vernet, de l’école Turcan, de la gare, de la Villa Clythia, le Grand Hôtel Coirier à Valescure.

Enfin, le XXe siècle a vu la commune s’enrichir du château Gallieni, de la mosquée Missiri en 1930, de l’immeuble Le Lido dans un style vénitien en 1934, du mémorial de l’Armée Noire, du barrage de Malpasset en 1954, du mémorial des combats d’Indochine à côté de la pagode Hông Hiên Tu, de la chapelle Cocteau en 1963, de Port-Fréjus et du lycée Albert Camus par l’architecte Norman Foster en 1993. La mosquée Missiri construite en 1930, la chapelle Notre-Dame-de-Jérusalem dite « Cocteau » construite en 1963 par l’architecte Jean Triquenot et les bâtiments de la coopérative La Fréjusienne construits en 1921 par l’architecte Henri Draperi bénéficient du label « Patrimoine du XXe siècle ».

Festivités

Plusieurs manifestations sont organisées dans la commune au cours de l’année. On compte des fêtes traditionnelles religieuses comme la Bravade en avril ou mai, précisément le troisième week-end après Pâques, en l’honneur du saint-patron François de Paule qui dure trois jours les samedi, dimanche et lundi matin, la fête de la saint-Pons la dernière semaine de mai, la fête de la Saint Jean en juin, la fête votive de Saint-Aygulf en septembre et celle de la Tour de Mare.

S’y ajoutent des manifestations de traditions locales avec le carnaval en février, la fête du vin en mai, la fête du raisin en août, la fête de l’Omelette Géante organisée conjointement avec Dumbéa, la foire aux santons en décembre.

La commune relaye des manifestations nationales comme la Fête de la Musique, les journées du patrimoine ou le Téléthon.

Des manifestations sportives sont organisées avec la fête du nautisme en mai, la Feria de la Côte d’Azur la deuxième semaine d’août, la manche du championnat de France de Off-shore la dernière semaine d’août dans le golfe, le Roc d’Azur en septembre, le festival international de cerf-volant en octobre.

Des expositions ou des salons régionaux avec le salon du cheval en avril, ainsi que l’exposition canine internationale , le salon de la carte postale en juillet, le Salon de l’Automobile en septembre, le salon Home & Décoration en novembre.

Des manifestations culturelles comme le festival de court métrage en janvier, la Nuit des Musées en mai, le festival de théâtre Les Nuits Auréliennes entre juillet et août, le festival d’art pyrotechnique Les Nuits de Port-Fréjus.

La commune est membre du l’Union des villes taurines françaises.

Gastronomie

Fréjus est réputée pour ses pêches et sa production d’anchois. Le Côtes de Provence Fréjus est une sous-zone de l’appellation d’origine contrôlée.

La spécialité communale reste les Pavés du Cloître, un bonbon feuilleté aux amandes entourées d’une fine coque caramélisée.

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