Bombay ou Mumbai est la capitale de l’État indien du Maharashtra. La ville compte 12 478 447 habitants en 2011. Ville d’Inde la plus peuplée, elle forme avec les villes satellites de Navi Mumbai, Bhiwandi, Kalyan, Ulhasnagar et Thane, une agglomération de plus de 20 500 000 habitants, soit l’une des dix plus importantes au monde.

Mumbai est la capitale commerciale de l’Inde. Elle génère 5 % du PIB et son activité représente 25 % de la production industrielle, 40 % du commerce maritime et 70 % des transactions de capitaux de l’économie indienne. Mumbai compte parmi les dix plus importantes plate-formes financières mondiales par l’importance des flux de capitaux ; elle abrite la Banque de réserve indienne, la Bourse de Mumbai, la Bourse nationale d’Inde et les sièges sociaux de nombreuses sociétés indiennes et multinationales. Enfin, capitale du divertissement, la ville abrite la plupart des studios de film et de télévision indiens, à Bollywood.

L’importance économique de Mumbai ainsi que son haut niveau de vie en comparaison avec le reste de l’Inde attirent des migrants de toutes les régions du pays, qui assurent à la ville une intense diversité sociale et culturelle.


Étymologie

(marâthî : मुंबई, Mumbaī, /ˈmumbəi/, en marâthî : Mumba « déesse » et Aai « mère »)
La ville a été connue sous différents noms suivant les langues et les époques. Le nom Mumbai provient de la contraction de Mumba ou Maha-Amba, nom de la déesse hindoue Mumbadevi qu’auraient jadis vénérés les habitants des lieux et de Aai, « mère » en Marâthî, la langue régionale dominante. Lorsque les Portugais s’approprièrent les îles de Bahâdûr Shâh en 1534, le premier gouverneur aurait utilisé le terme de Bom Bahia (« la bonne baie ») pour décrire la péninsule et la sécurité qu’apporte le port. Ce nom a évolué en Bombaim qui est utilisé aujourd’hui en portugais moderne.

Lors de la colonisation par les Britanniques, ce nom a été anglicisé en Bombay bien que Mumbai ou Mambai soient resté en usage en marâthî et en gujarâtî, et Bambai en hindî et en ourdou.

En 1995, sous l’impulsion du Shiv Sena, parti régionaliste Marâthî, parvenu à la tête de la municipalité, les autorités locales (Municipal Corporation of Greater Mumbai, à l’époque Bombay Municipal Corporation) décident de renommer Bombay en Mumbai afin de démarquer la ville de son passé colonial. Ce changement de nom a, conformément à la loi indienne, été avalisé par le Gouvernement, alors dominé par le parti du Congrès, mais menacé de défaite aux élections toutes proches. Le nouveau nom semble toutefois ne pas être utilisé partout (notamment par la bourse et la cour de justice), ce qui provoque des tensions avec les partisans du Shiv Sena.

Histoire

Des objets découverts dans le faubourg nord de Kandivali indiquent que le site de Bombay était occupé dès l’Âge de pierre. Les preuves formelles d’une occupation humaine permanente remontent à -250. Ptolémée mentionne Heptanesia, « les sept îles », et le petit port de Thana commerçait avec l’Arabie et l’Égypte. Les îles appartenaient alors à l’Empire Maurya, dirigé par le bouddhiste Ashoka.

Durant les siècles suivants, les Kshatrapas occidentaux indo-scythes et l’Empire Satavahana se disputèrent le contrôle de Bombay. Entre le IXe siècle et 1343, la région fut dominée par la dynastie des Silhara, qui succombèrent finalement aux conquêtes des sultans musulmans du Gujarat. Les plus anciens monuments de l’archipel, telle l’île d’Éléphanta ou les temples de Walkeshwar remontent à l’époque des Silhara.

En 1534, Bahadur Shah du Gujarat fut forcé de céder les îles aux Portugais, qui nommèrent la zone Bom Bahia, la bonne baie(black bay pour les anglais). Ils en restèrent maîtres jusqu’en 1661, lorsqu’elle passa sous contrôle anglais comme partie de la dot de l’Infante Catherine de Bragance, donnée en mariage à Charles II d’Angleterre. Enfin, en 1668, ce dernier accorda la location des îles, pour £10 par an, à la Compagnie anglaise des Indes orientales, qui obtenait ainsi un excellent port sur la côte ouest de l’Inde. La population augmenta rapidement, de 10 000 habitants en 1661 à 60 000 en 1675, et en 1687, la Compagnie y transféra son quartier général, depuis Surat, pour profiter du meilleur mouillage. La ville allait enfin accueillir le siège de la Présidence de Bombay, l’une des trois subdivisions du Raj britannique. La Compagnie en conserva le contrôle jusqu’en 1857 : après la révolte des Cipayes (ou première guerre d’indépendance), la couronne britannique prit en charge l’administration de toutes ses dépendances indiennes.

À partir de 1817, la ville est remodelée par de grands projets de génie civil. L’objectif de fusionner les sept îles (projet Hornby Vellard) en un ensemble d’environ 435 km² est atteint vers 1845. En 1853, la première liaison ferroviaire de l’Inde est mise en service entre Bombay et Thane. La Guerre de Sécession américaine (1861-1865) fait de Bombay le premier marché cotonnier du monde : un boom économique s’ensuit, qui renchérit l’importance nationale de la ville. Enfin, l’ouverture du canal de Suez, en 1869, permet à Bombay de devenir l’un des plus importants ports de l’Asie.

En trois décennies, la ville se transforma considérablement : la jeune métropole se dota de nouvelles infrastructures, les principales institutions reçurent de nouveaux bâtiments. En 1906, la population atteint le million, faisant de Bombay la deuxième ville d’Inde, derrière Calcutta. Siège de Présidence coloniale, Bombay fut aussi l’un des grands centres du mouvement pour l’indépendance. C’est de là qu’en 1942, Gandhi lança le mouvement Quit India.

Lors de l’indépendance, en 1947, Bombay devint la capitale de l’État de Bombay. Les limites de la ville furent élargies pour la dernière fois en 1950 par incorporation d’une part importante de l’île de Salsette. À partir de 1955, suite au choix politique de la partition de l’État de Bombay entre Gujarat et Maharashtra, une polémique éclata quant au statut de Bombay. L’élite économique, issue majoritairement du Gujarat, plaidait pour un statut de cité-État autonome, distinct de l’État marathe. Les partisans de ce dernier, rassemblés dans le Mouvement Samyukta Maharashtra, exigeaient que Bombay soit leur capitale. Après des émeutes où 105 personnes trouvèrent la mort sous les balles de la police, Bombay devint finalement, le 1er mai 1960, la capitale du Maharashtra.

En 1986, la ville dépassait Calcutta (renommée depuis Kolkata) en nombre d’habitants. Bombay a toujours été une ville d’immigration, sa culture unique résulte de la cohabitation de nombreuses communautés originaires de toutes les régions de l’Inde, sans oublier de nombreux étrangers. Ce caractère fut mis à mal par les émeutes de 1992-1993 entre groupes religieux. Le 12 mars 1993, c’est la mafia locale qui s’attaqua à la population, par l’explosion simultanée de 13 bombes, qui firent plus de 250 morts. En 2006 encore, une série d’attentats faisait plus de 200 victimes. Les relations entre hindous et musulmans restent depuis lors tendues, s’ajoutant aux anciennes tensions entre Marathes et locuteurs de l’hindî, originaires d’Inde du Nord.

Géographie

Bombay se situe à l’embouchure du fleuve Ulhas, sur la côte occidentale de l’Inde, appelée à cette latitude côte de Konkan. La ville s’est développée sur l’île de Salsette, dont la partie nord appartient au district de Thane. L’altitude de la ville est proche du niveau de la mer, 10 m à 15 m en moyenne. Le Nord de la ville, plus accidenté, abrite son point culminant, à 450 m. La superficie de la ville est de 603 km².

Le Parc national de Sanjay Gandhi, à l’intérieur des limites de la ville, occupe près d’1/6e de sa superficie. Il abrite, à proximité de zones urbaines très denses, de nombreux animaux sauvages, dont des léopards, responsables d’attaques parfois mortelles.

L’approvisionnement en eau est assuré par six lacs : Vihar, Vaitarna, Upper Vaitarna, Tulsi, Tansa et Powai, auxquels s’ajoute le barrage de Bhatsa. Les lacs de Tulsi et Vihar se trouvent dans les limites du Parc Sanjay Gandhi. Les eaux du lac Powai s’écoulent par la rivière Mithi, tristement célèbre pour son degré de pollution. Le rivage maritime se caractérise par une abondance de criques et de baies. Le rivage ouest est surtout sableux et rocheux tandis que la côte est de Salsette abonde en marais à mangroves riches en biodiversité.

Les sols de la ville même sont majoritairement sablonneux, du fait de la proximité de la mer ; dans les banlieues, les sols, alluviaux, sont plus fertiles. Le sous-sol de la région est caractéristique des trapps du Deccan, d’immenses coulées de basalte volcanique remontant au Crétacé tardif et à l’Éocène inférieur. Bombay est situé dans une zone sismique active du fait de la présence de nombreuses failles à proximité. La région est classée en Zone III quant au danger : un séisme d’une magnitude de 6,5 peut y survenir

Climat

Située dans la zone tropicale, sur les rives de la mer d’Arabie, Bombay connaît un climat à deux saisons, sèche et humide. La saison sèche, entre novembre et février, se caractérise par des températures moyennes à chaudes, hormis parfois quelques jours de vent de nord plus froids en décembre ou janvier.

La saison humide, entre juin et septembre, est elle particulièrement chaude. Bombay se trouve sur la trajectoire de la mousson qui peut provoquer des inondations meurtrières. La ville fut ainsi paralysée par les précipitations record du 24 juillet 2005 (944,2 mm). Ces pluies diluviennes causèrent la mort de plus de 5 000 personnes dans toute la région du Maharashtra. Le seul quartier d’Andheri subit environ 1 000 victimes dans un unique glissement de terrain.

Démographie

Selon le recensement de 2011, la population de Bombay s’élèverait à 12 478 447 habitants. L’aire urbaine en aurait quant à elle 20 870 764. La densité de population est estimée à 22 000 hab/km². Le taux d’alphabétisation de la ville est supérieur à 86 %, supérieur à la moyenne nationale25. Plus de 50 % de l’accroissement démographique résulte de migrations depuis d’autres régions : plus d’1 million de personnes entre 1991 et 2001 Certaines projections prévoient que Bombay remplacera Tōkyō comme ville la plus peuplée du monde d’ici 2020.

Aucune métropole indienne n’a une population aussi polyglotte que Bombay. Le marâthî, langue officielle du Maharashtra, est largement parlé, tout comme l’hindî, le gujarâtî et l’anglais. Un dialecte original, le Bambaiya – mélange de marâthî, d’hindî et d’anglais d’Inde – est courant dans la rue. L’anglais reste la langue principale de la vie économique et des employés de bureau.

Bombay souffre des problèmes des grandes métropoles de pays en voie de développement : pauvreté et chômage de masse, santé publique et système d’éducation inadéquats pour une part importante de la population. Les espaces constructibles étant rares, les logements sont chers, et les habitants demeurent généralement loin de leur lieu de travail, ce qui entraîne de longs trajets par des transports en commun ou un système routier saturés. L’explosion démographique pèse énormément sur les équipements, les infrastructures et les transports de la ville. La moitié de la population de Bombay vit dans un bidonville. Celui de Dharavi, le deuxième plus peuplé d’Asie, compterait entre 700 000 et plus d’1 million d’habitants. 27 577 crimes ont été relevés en 2004, contre 30 991 en 2001, une baisse de 17 %.

Administration municipale
Institutions municipales et services publics

La majeure partie des services publics et des infrastructures municipales est gérée par la Corporation municipale du Grand Bombay (Brihanmumbai Municipal Corporation) ou BMC, qui constitue la plus riche administration municipale d’Inde.

Économie

Bombay est la capitale économique et la ville la plus peuplée de l’Inde. Son importance dans la vie économique nationale est cruciale : elle fournit 10 % des emplois industriels, 40 % de l’impôt sur le revenu, 20 % des droits d’accise nationaux, 60 % des droits de douane, 40 % du commerce extérieur y transite, enfin elle rapporte au budget indien près de 40 milliards de roupies (environ 600M d’euros) d’impôt sur les sociétés. Le revenu par habitant, à 980$, y est le triple de la moyenne nationale.

La très forte population de la ville présente certains problèmes, ainsi la ville manque d’eau et d’électricité et leurs accès sont parfois coupés dans les quartiers commerciaux. À Mumbai, les pauvres qui vivent dans les bidonvilles, vivent parfois tout près des riches qui vivent dans des grands immeubles d’habitation.

Le centre de la ville abrite aussi Dharavi, le plus grand bidonville d’Asie, qui abrite des populations démunies. La plupart de ses habitants s’entassent tous les matins dans le service ferroviaire de Bombay, à 500 dans des wagons prévus pour 200 personnes pour gagner environ 2000 roupies par mois (40 euros).

Les industries principales, autres que le cinéma, y sont celles de la chimie, du textile et de la pêche. Elle héberge également les bureaux de la direction de Tata Motors, et depuis mars 2008, ceux de Jaguar et de Land Rover.

Transport

La plupart des habitants de Bombay utilisent les transports publics pour se déplacer vers leur lieu de travail. Cela est dû, outre le faible taux d’équipement automobile des ménages, au déficit de stationnement public, et à l’état du réseau routier, notamment durant la mousson, cause d’embouteillages massifs. Le système de transport en commun de Bombay comprend le chemin de fer suburbain de Bombay, les bus et ferries BEST (Brihanmumbai Electric Supply and Transport), auxquels il faut ajouter taxis et autorickshaws.

La ville est le siège social de deux divisions des Chemins de fer indiens – le Chemin de fer central (CR) dont le siège social se trouve à Chhatrapati Shivaji Terminus (l’ancien Victoria Terminus) et le Chemin de fer occidental (WR) dont le siège social se trouve près de Churchgate. Le Chemin de fer suburbain, colonne vertébrale du réseau, est composé de trois réseaux orientés, comme l’agglomération, nord-sud. Avec 6,6 millions de passagers quotidiens, il détient le record mondial de densité de passagers (145 millions de passagers/km/an entre Churchgate et Virar).

Le métro de Bombay est actuellement en construction. Une première phase, composée de segments souterrains et à l’air libre, entre Versova et Ghatkopar, doit ouvrir en 2009.

Les bus publics gérés par le BEST couvrent presque toute la métropole, y compris les villes satellites de Navi Mumbai et Thana. Les bus sont utilisés pour couvrir des distances courtes à moyennes, tandis que les tarifs de train sont plus économiques pour la longue distance. La flotte du BEST se compose de bus à un ou deux étages, certains dotés d’air climatisé. On compte 3 408 autobus BEST, qui transportent quotidiennement 4,5 millions de passagers sur 340 itinéraires. On peut aussi mentionner le service de bus touristique Mumbai Darshan, qui dessert surtout les zones touristiques.

Les taxis noirs rayés de jaune peuvent transporter jusqu’à quatre passagers avec leurs bagages et couvrent la majeure partie de la métropole. Les vieux modèles Fiat sont peu à peu remplacés par des taxis plus récents et climatisés. Les autorickshaws, ou pousse-pousses à moteur, n’ont le permis d’opérer que dans les banlieues, et y sont la forme principale de transport loué. Ces véhicules à trois roues peuvent loger jusqu’à trois passagers. Ces pousse-pousse, qui fonctionnent au gaz naturel comprimé, disponibles n’importe où dans les banlieues, sont une façon propre et facile de s’y déplacer.

Bombay est relié aux autres villes indiennes par les Chemins de fer indiens. Les trains interurbains partent des gares de Chhatrapati Shivaji Terminus, Dadar, Kurla-Lokmanya Tilak Terminus, Mumbai Central, Bandra Terminus et Andheri. S’y ajoute le service public d’autocars interurbains MSRTC.

Le port naturel de Bombay est l’un des meilleurs au monde. De nombreux ferries vers les îles voisines circulent, et il reste de loin le principal port de marchandises de l’Inde. La Marine indienne y possède en outre une importante base, qui accueille le commandement régional Ouest.

Enfin, Bombay est desservi par l’aéroport international Chhatrapati Shivaji (ancien aéroport international Sahar), le plus important d’Asie du Sud. Il accueille 25 % du trafic domestique indien, et 38 % du trafic international. Le projet d’aéroport international Navi Mumbai, qui désengorgerait les infrastructures existantes, a été approuvé par le gouvernement.

Religions

Hindouisme :80,5%
Islam :14%
Christianisme :3%
Sikhismes, Judaïsme, Jaïnisme, Parsismes, Bouddhisme :2,5%

Les religions présentes à Mumbai sont l’hindouisme (80,5 % de la population), l’islam (14 %), le christianisme 3% et les religions jaïnes, sikhs ( S’y ajoutent environ 100 000 Parsis, 500 000 bouddhistes, et Juifs représente 2,5% de la population de la ville.

Culture

Vie culturelle

Le cinéma indien local – dit Bollywood – est la première distraction des masses indiennes. En effet, la ville à elle seule concentre plus d’une centaine de cinémas. Bollywood fait plus de films et a une plus grande assistance que n’importe quelle autre industrie cinématographique dans le monde.

Bombay est aussi un centre important pour la musique classique indienne et les autres arts de la scène.

Patrimoine

Les grottes d’Elephanta : situées sur une île, autrefois nommée Gharapuri, à 10 kilomètres au large de Bombay, ces cavernes creusées dans le basalte des collines comportent des sculptures datant du VIe siècle. L’île d’Elephanta doit son nom moderne aux Portugais qui trouvèrent la statue d’un éléphant près de l’endroit où ils débarquèrent. Ces temples découpés dans la roche et consacrés à Shiva Mahadeva sont très richement sculptés. Des canots à moteur embarquent les passagers en contrebas de la Gateway of India, la Porte de l’Inde pour les y conduire.

Hanging Gardens, dans Bombay, également connue sous le nom de jardins de Ferozeshah Mehta, sont les jardins en terrasse perchés au-dessus de la colline de Malabar, de son côté occidental, juste vis-à-vis du parc de Kamala Nehru.

La gare Chhatrapati Shivaji Terminus ou CST (anciennement gare Victoria): Un bâtiment magnifique, achevé en 1888, la gare a été baptisée d’après la reine Victoria, impératrice des Indes le jour de son jubilé, en 1887. La construction commencée en 1878 d’après les plans de F. W. Stevens, est terminée en 1888, mais la gare a été ouverte au public dès le jour de l’an 1882. C’est maintenant le point de départ de la compagnie de la Central Railways. Elle fut renommée en Chhatrapati Shivaji Terminus du nom de Chhatrapati Shivaji Maharaj, à la demande du ministre des Transports Suresh Kalmadi en 1996. L’architecture de style gothique italien mérite le détour. Située sur Bori Bunder, c’est maintenant un bâtiment protégé. Ce bâtiment a été ajouté à la liste Unesco’s World Heritage de l’UNESCO en 2004.

Le musée du Prince de Galles (renommé Chhatrapati Shivaji Museum) : au début du XXe siècle, quelques notables de la ville décident de créer un musée avec l’aide du gouvernement pour commémorer la visite du prince de Galles. Une des résolutions du comité lors de sa réunion du 22 juin 1904 était que « le bâtiment devra avoir une structure belle et noble convenant à l’emplacement choisi, et en accord avec le meilleur de l’architecture locale. » Le comité n’épargna aucun effort afin de réaliser ce rêve. À la suite d’un concours, George Wittet est commissionné pour concevoir le bâtiment du musée en 1909. Wittet avait déjà collaboré avec John Begg dans la construction du bâtiment du General Post Office. Le musée a bénéficié d’important dons de peinture occidentale de la famille Tata

Porte de l’Inde : Construit dans le style indo-mauresque, la Porte de l’Inde commémore la visite du roi George V et de la reine Mary à Bombay, avant le darbâr de Delhi en décembre 1911. La porte est construite en basalte jaune de Kharodi et renforcé par du béton. Le dôme central fait 16 mètres de diamètre et s’élève à quelque 28 mètres à son point le plus élevé. La Porte était pensée faire partie d’un ensemble plus vaste qui ne fut jamais construit par manque de fonds et elle-même ne fut terminée qu’en 1924 et inaugurée le 4 décembre de cette même année par le vice-roi Rufus Isaacs, le comte de Reading. Les dernières troupes britanniques à quitter l’Inde passèrent sous la porte le 28 février 1948.

Le parc national de Sanjay Gandhi : Situé à Borivili, une banlieue de Bombay, ce parc national accueille panthères, chital ou cerf Axis d’Inde (axis axis axis), sangliers sauvages, etc. Plusieurs espèces de papillons et environ 200 espèces d’oiseaux sont aussi observées dans ce parc national.

Le World One : Bombay va bientôt accueillir cet immeuble, qui accueillera au fil de ses 117 étages 300 appartements, une plate-forme d’observation, des cafés, des espaces verts etc. Cette tour a été conçue par le cabinet Pei Cobb Freed and Partners.

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